Cover Fragment d'une existence
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4 livres

créée il y a plus de 2 ans · modifiée il y a environ 1 mois
La Nausée
7.1

La Nausée (1938)

Sortie : 1938 (France). Roman, Philosophie

livre de Jean-Paul Sartre

Jimi_ l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Mettre les mots sur un malaise insondable, une incertitude perceptible et qui anime un tas d’êtres apeurés et en mal d'un trop-plein existentiel qu'ils n'arrivent point à saisir, à décrire. Sartre offre-là un guide. Il y trace de sa plume les lignes vers une sérénité avec soi, une manière d'y aborder ces maux par l'écrit, par une certaine compréhension manifeste qui n'attend que d’être dévoilée et acceptée, au nom de l'espérance d'une Humanité et de son rapport à une enveloppe existentielle. Définir qui sommes-nous réellement et comment s'accepter ainsi. Une leçon de vie.

Les Chants de Maldoror
8.1

Les Chants de Maldoror (1869)

Sortie : 1869 (France). Poésie

livre de Comte de Lautréamont (Isidore Ducasse)

Jimi_ l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

L'esprit vivace, torturé ne peut qu'obséder à la lecture de ces tourbillons surréalistes, d'une éminente folie créatrice qui fascine. Jusqu'au dernier chant, Maldoror intrigue, Maldoror s'exprime, Maldoror c'est une ingéniosité sans pareille, osée, irréprochable et unique en son genre. C'est les cris de souffrance d'une individualité envers une Humanité qu'il aime autant qu'il la rejette, qu'il cherche autant à s'y fondre qu'il ne l'invective. Les mots sont un long poison distillé qui s'empare de notre esprit et nous entraine dans ces balancements fiévreux que Ducasse, par son originalité sans précédent nous fait simple fidèle engagé devant l'art créateur qui n'a pas besoin d'une nécessité autre que celui d’être, d'avoir été et toujours et encore de le rester.

L'Attrape-Cœurs
7.3

L'Attrape-Cœurs (1951)

(traduction Annie Saumont)

The Catcher in the Rye

Sortie : 1986 (France). Roman

livre de J. D. Salinger

Jimi_ l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Holden Caulfied, c'est avant tout la part rebelle, la part d'une enfance intemporelle qui sommeille en Salinger, tout comme Holden Caulfied, ce fut, et c'est à bien des égards, moi également. C'est un adolescent paumé, qui ne trouve aucune raison d'aller, si ce n'est la fugue, l'errance aussi bien physique que d'esprit. C'est un garçon qui se demande en toute sincérité où peuvent bien aller les canards quand l'hiver pointe le bout de son nez. Qui rejette le train-train d'une société, d'un système éducatif qui ne comprend pas ce malaise, cette inquiétude profonde qui l'obsède et s'empare de tout son être. C'est un gars qui refuse ce "devenir" adulte et souhaite protéger cette part en-lui qui souffre silencieusement de cette incompréhension face aux autres. Être cet Attrape-Cœurs pour tous les enfants du monde. Fuir dans les bois et vivre dans une cabane, franchement, c'est poilant non ? Holden Caulfied, c'est un jeune adolescent qui cherche ce que pourrait bien être le bonheur. Et à vingt trois ans passé, je continue d'en faire de même.

Cujo
6.8

Cujo (1981)

Sortie : 12 mai 1982 (France). Roman

livre de Stephen King / Richard Bachman

Jimi_ l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Cujo, c'est au-delà de l'histoire d'un Saint-Bernard assoiffé de sang, souffrant le martyr (et qui mourra parce que la lutte contre ses instincts primaires est inéluctable), celle de tout un tas de vies humaines : d'un couple qui tente de maintenir à flot les fragments d'un quotidien qui ne semble plus répondre aux angoisses refoulées d'une jeune mère, à l'opposée d'une autre, emprisonnée dans un foyer où l'alcool et la violence rythme le tempo du quotidien ; de celle aussi d'un petit garçon qui a peur du grand méchant loup tapis dans son placard (et à juste raison...), de celle d'une bourgade encore hantée par ses fantômes...

Cujo, au-delà de la morsure, c'est le cri bestial, celui qui fait résonner les rires, les pleurs de toute une vie. Le cri étouffé, douloureux, d’êtres qui hurlent leur rage de vivre, d'une lutte constante qui se joue face aux déboires de l'existence...

Cujo, c'est peut-être au final cet animal en nous qui ne prononce pas son nom et qu'on refourgue au placard, par couardise. Peut-être bien... cette mâchoire qui se referme sur certaines prétentions humaines. Qui pourra le dire ? Alors au pas, et abois doucement mon garçon.

Jimi_

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