Les hypnotico musiques 2026
51 albums
créée il y a 6 mois · modifiée il y a environ 17 heuresOnce Upon a Time: The Singles (1981)
Sortie : 1981 (France). Pop rock
Compilation de Siouxsie and the Banshees
Annotation :
Curieux rock à la fois tenté par l’experimental et le tube. Si certaines pistes sont là pour le maxi groove (« Hong Kong Garden »), on est plus sur des recherches parfois portées sur le disharmonique dans « Mirage » ou « Playground Twist ». Le projet de fournir du bon son avec du bon rythme demeure, et le triomphe est célébré avec « Spellbound », le gros hit pour moi de l’alboum.
La 1 (« Hong Kong Garden »), la 2 (« Mirage »), la 4 (« Playground Twist »), la 5 (« Love in a Void »), la 6 (« Happy House »), la 7 (« Christine »), la 8 (« Israel »), la 9 (« Spellbound ») et la 10 « Arabian Knights »)
You Are the Quarry (2004)
Sortie : 17 mai 2004 (France). Rock, Alternative Rock, Indie Rock
Album de Morrissey
Annotation :
Faut s’habituer à sa voix de crooner cloné depuis une souche d’Elvis Presley, ainsi que son air dandy au-dessus des bas problèmes de ce monde. Il peut donc être à baffer mais « America is not the World », qui chapeaute l’ensemble, envoie du très lourd en termes de variété rock. On glissera un peu plus sur le reste en s’accorchant cela dit à quelques petits sommets ici ou là : « First of the Gang to Die » ou « I Like You ».
La 1 (« America is not the World »), la 2 (« Irish Blood, English Heart »), la 3 (« I Have Forgiven Jesus »), la 5 (« I’m not Sorry »), ; la 6 (« The World is Full of Crashing Bores »), la 8 (« First of the Gang to Die ») et la 11 (I Like You »)
Disintegration (1989)
Sortie : 1 mai 1989 (France). Pop, Rock, New Wave
Album de The Cure
Annotation :
Convaincu par ce rock malade généreusement tartiné sur de longues pistes traînantes. Le + fort provient certainement d’une belle chamarrure de l’alboum – de l’onirisme allègre dans « Lullaby » à la nostalgie nuancée de « Pictures of You » en passant par toute une palette de dépression – et ce malgré la voix uniformément mélancolique de Bébert Smith. On s’amuse donc bien tout du long, même si comme tout le monde « Pictures of You » et « Lullaby » sont mes préférées.
La 1 (« Plainsong »), la 2 (« Pictures of You »), la 4 (« Lovesong »), la 6 (« Lullaby »), la 7 (« Fascination Street ») et la 10 (« Disintegration »)
Hounds of Love (1985)
Sortie : 16 septembre 1985 (France). Pop, Rock, Electronic
Album de Kate Bush
Annotation :
Même un fois passé le gros tube inaugural « Running Up that Hill », on a du bon hit en perspective, et ce dans différents genres : très enjoué et entraînant avec « The Big Sky », atmosphérique avec « Cloudbusting ».
Plusieurs variantes et expérimentations sympas aussi, et plutôt inattendues pour un album à visée grand public, d’où une autotune démoniaque retentissant dans « Under Ice » et « Waking the Witch », ou de la celtiquerie folklorique dans « Jig of Life »)
La 1 (« Running Up that Hill »), la 2 (« Hounds of Love »), la 3 (« The Big Sky »), la 5 (« Cloudbusting »), la 7 (« Under Ice ») et la 10 (« Jig of Life »)
Fly or Die (2004)
Sortie : 22 mars 2004 (France). Pop rock, Rap/hip hop/R&B
Album de N.E.R.D
Annotation :
La new pop made in USA des années 2000, qui vient taper dans le rap, le rock et la variétoche. Un petit coup de nostalgie tant ça aurait pu atterrir dans un best of music 2004.
Niveau sujet, on est dans le thème. Beaucoup de sons de lovers, parfois beauf mais festif (« She Wants to Move »), parfois plus romantisme cœur brisé (« Don’t Worry About It », « Maybe »).
On turbo validera quelques tubes, le toxiquement spiralaire « Jump » ou « Maybe » qui largue dans sa seconde partie un son dépression d’été mâ-gnî-fik.
Par contre, les secret soundtracks dans un quart des pistes c’est assez chiant. En plus le son caché est souvent moins bien.
La 1 (« Don(t Worry About It »), la 3 (« Jump »), la 4 (« Backseat Love »), la 5 (« She Wants to Move »), la 7 (« Wonderful Place »), la 8 (« Drill Sergeant ») et la 10 (« Maybe »)
Untrue (2007)
Sortie : 5 novembre 2007 (France). UK Garage, Dubstep
Album de Burial
Annotation :
La musique de coiffeur dépressif, s’incarnant dans une électro ambient languissante au forts goûts de mélancolie. On a tendance à laisser glisser les pistes toutes seules, mais on s’arrêtera toutefois sur le trio « Untrue », « Shell of Light » et surtout « Dog Shelter » qui atteint des sommets du nirvana onirique.
La 2 (« Archangel »), la 4 (« Ghost Hardware »), la 8 (« Untrue »), la 9 (« Shell of Light ») et la 10 (« Dog Shelter »)
The Queen Is Dead (1986)
Sortie : 16 juin 1986 (France). Pop, Rock, Indie Rock
Album de The Smiths
Annotation :
Ça continue la découverte du rock anglais post Beatles avec un groupe validé par les Anciens. C’est de là qu’est sorti Morrissey dont la voix se fait moins poseuse, parce que plus jeune sans doute.
S’il y a un tube à relever ici, c’est certainement « Bigmouth Strikes Again » avec son rock bien boosté. Des morceaux un peu délires, type « Frankly, Mr Shankly » ou « Vicar in a Tutu », dans un ton comique sans être trop absurde, égrainent l’alboum, qui demeure somme toute assez classique pour nos oreilles de Modernes.
La 1 (« The Queen is Dead »), la 2 (« Frankly’, Mr Shankly »), la 3 (« I Know its Over »), la 5 (« Cemetry Gates »), la 6 (« Bigmouth Strikes Again »), la 7 (« The Boy with the Thorn in his Side »), la 8 (« Vicar in a Tutu »), la 9 (« There is a Light that neer Goes Out ») et la 10 (« Some Girls are Bigger than Others »)
Evil Empire (1996)
Sortie : 28 mars 1996 (France). Rock, Hardcore, Alternative Rock
Album de Rage Against the Machine
Annotation :
Dans la lignée du premier album, avec une super intro peut-être cela dit un peu courte pour être iconique (« People of the Sun »).
Le projet Rage against the Machine se poursuit ainsi à travers des pistes moyennement longues laissant une large place aux paroles, puis aux pétages de guitares qui accompagnent inlassablement les refrains. Constatable en particulier avec « Revolver » ou « Down Rodo ».
La 1 (« People of the Sun »), la 2 (« Bulls on Parade »), la 3 (« Vietnow »), la 4 (« Revolver »), la 5 (« Snakecharmer »), la 6 (« Tire Me »), la 7 (« Down Rodeo »), la 8 (« Without a Face ») et la 10 (« Roll Right »)
Coexist (2012)
Sortie : 5 septembre 2012 (France). Dream Pop, Ambient Pop, Indie Pop
Album de The xx
Annotation :
Le rock très éthéré et doucereux – qui a fait florès dans les années 2010 si j’en crois des sources éparpillées ici ou là mais surtout dans le top « œuvres du XXIème siècle » des Inrockuptibles – doit visiblement beaucoup à cet album qui ne cherche jamais à brusquer son auditeur, infusant des effets sans jamais les laissant dériver en boum boum.
Résultat : ça se laisse glisser en fond sans retenir trop de pistes. Ça semble être le projet de toute façon, les 11 morceaux se fumant en une demi heure/trois quart d’heure.
La 1 (« Angels »), la 2 (« Chained »), la 3 (« Fiction »), la 9 (« Unfold »), la 10 (« Swept Away ») et la 11 (« Our Song »)
The Dreaming (1982)
Sortie : 13 septembre 1982 (France). Rock, Art Rock, Pop rock
Album de Kate Bush
Annotation :
Plus expérimental que Hounds of Love, plus risqué peut-être aussi, il n’empêche que The Dreaming envoie une vraie patate, très de son époque pourrait-on dire, aussi bien dans son rythme rock que dans ses pas de côtés hallucinatoires. Kate Bush apprécie bien les choeurs defformés surgissant de nulle part.
Tout est kool dedans en vrai, mais je crois que le final, « Get Out of my House », emporte la médaille.
La 1 (« Sat in your Lap »), la 2 (« There Goes a Tenner »), la 3 (« Pull Out the Pin »), la 4 (« Suspended in Gaffa »), la 5 (« Leave it Open »), la 6 (« The Dreaming »), la 7 (« Night of the Swallow »), la 8 (« All the Love »), la 9 (« Houdini ») et la 10 (« Get out of my House »)
Meat Is Murder (1985)
Sortie : 11 février 1985 (France). Rock, Alternative Rock, Indie Rock
Album de The Smiths
Annotation :
C’est définitivement bien kool The Smiths. On a ici une proposition artistique paradoxale, d’un côté péchue pastèque dans le ton rock de l’époque, de l’autre une tendance sombre, dans les paroles surtout, qui vient engloutir tout le mouvement dans les morceaux crépusculaires : « Barbarism Begins at Home » et « Meat is Murder ».
Mais en vrai tout roule à fond. Y a quasiment pas de ralentissements, sauf à la rigueur avec « Rusholme Ruffians ».
La 1 (« The Headmaster Ritual »), la 2 (« Rhusholme Ruffians »), la 3 (« I Want the One I Can’t Have »), la 4 (« What She Said »), la 5 (« That Joke isn’t Funny Anymore »), la 6 (« How Soon is Now ? »), la 7 (« Nowhere Fast »), la 8 (« Well I Wonnder »), la 9 (« Barbarism Begins at Home ») et la 10 (« Meat is Murder »)
Jaco Pastorius (1976)
Sortie : août 1976 (France). Jazz, Funk / Soul, Fusion
Album de Jaco Pastorius
Annotation :
Askip un des masters de jazz, notamment fusion. Bassiste hors pairs, compositeur de folix, complètement taré évidemment.
La victoire est célébrée aussi bien dans les pistes patates, très jazz festif, type « Come On, Come Over », que dans les morceaux posés, virant bien souvent au contemplatif : « Forgotten Love », « Okonkole Y Trompa » et surtout « Continuum », la masterpiece de l’alboum.
Quelques pistes qui en perdent sinon à force d’ostensation : « Opus Pocus » et les deux « (Udes To Be A) Cha-Cha »
La 1 (« Dohna Lee »), la 2 (« Come On, Come Over »), la 3 (« Continuum »), la 4 (« Kuru/Speak Like a Child »), la 5 (« Portrait of Tracy »), la 7 (« Okonkole Y Trompa »), la 9 (« Forgotten Love ») et la 11 (« 6/4 Jam »)
A Kiss in the Dreamhouse (1982)
Sortie : 5 novembre 1982 (France). Rock, New Wave, Art Rock
Album de Siouxsie and the Banshees
Annotation :
Toujours du bien lourd dans ce rock des temps anciens, souvent porté vers une sorte d’hypnose, balançant entre le frénétique (« Circle ») et le lugubre (« Obsession »). Il y a quelque chose d’à moitié désespéré dans le rythme, comme s’il poursuivait un mouvement qui ne sera jamais saisi par la piste. Ça donne des morceaux aux jolies mécaniques, style « Painted Bird », qui basculent parfois dans une forme d’extase avec « Firework » en particulier.
La 1 (« Cascade »), la 2 (« Green Fingers »), la 4 (« She’s a Carnival »), la 5 (« Circle »), la 6 (« Melt ! »), la 7 (« Painted Bird ») et la 11 (« Firework »)
P.H.Test/Two (2002)
Sortie : 18 juin 2002 (France). Dub, Trip Hop, Drum n Bass
Album de Le Peuple de l’Herbe
Annotation :
Grosse domination de deux pistes ici : « No Escape » avec son rythme de malade, porté par le feat simili-rap déchaîné d’Ukapache et « Transmissions », extrêmement posé, reprenant ce que l’électro fait de mieux en matière de chill (répétition douce, ajout d’un mouvement en douceur)
Moins fait attention au reste, qui a un peu tendance à me passer par la tête sans s’arrêter. « Delice » et « Les Rues de St Paul » se font remarquer pour les mêmes raisons que les sons déjà cités, mais dans une gamme mineure.
La 2 (« Delice »), la 3 (« No Escape »), la 6 (« Inspiration »), la 8 (« Les rues de St Paul »), la 9 (« Lion Youth ») et la 12 (« Transmissions »)
Pieces of a Man (1971)
Sortie : 1971 (France). Soul, Fusion, Soul-Jazz
Album de Gil Scott‐Heron
Annotation :
À écouter pour l’Histoire (oui, avec grand H) quand même. Le premier morceau, « The Revolution Will Not Be Televised », qui s’impose en plus comme un précurseur du rap niveau rythme et phrasé, a attiré les foudres de la bonne société sur son auteur. Trop direct, trop acerbe, trop black lives matter dans des États-Unis à forte teneur en ségrégation. D’où boycott, censure, interdiction, qui plongeront Scott-Heron dans la dépression, puis, l’oubli, puis la prison, avant de revenir avec un album de brisé, I’m New Here. À étudier ultérieurement.
Ceci mis de côté, la bonne vieille soul pépouse tourne comme il faut, et ce à travers presque tout l’alboum. « Save the Children » et « The Needle’s Eyes » servent le meilleur kick musical. Dans un style différent, le long et jazzounant « Prisoner » s’en sort pas mal.
La 1 (« The Revolution Will Not Be Televised »), la 2 (« Save the Children »), la 3 (« Lady Day and John Coltrane »), la 4 (« Home Is Where the Hatred Is »), la 5 (« When You Are Who You Are »), la 6 (« I Think I’ Call Morning »), la 7 (« Pieces of Man »), la 8 (« The Sign of the Ages Morning »), la 9 (« Or Down You Fal »), la 10 (« The Needle’s Eyes ») et la 11 (« The Prisoner »)
Goo (1990)
Sortie : 26 juin 1990 (France). Noise rock, Alternative Rock
Album de Sonic Youth
Annotation :
Le noise rock tourne doucement. D’aucuns prétend en effet que Goo est la porte d’entrée facile et sans palier avec escalier pour approcher le son Sonic Youth et le genre en général. On garde une harmonie globale, parfois attaquée par des guitares sauvages.
Pas de grosses expérimentations malgré du rock en peau d’échappement dans « Scooter + Jinx ». Résultat, c’est du bon punk vénère mais kool qui ravit ma préférence : « Disappearer » avec son refrain qui défonce.
La 1 (« Dirty Boots »), la 2 (« Tunic »), la 3 (« Mary-Christ »), la 4 (« Kool Thing »), la 6 (« My Friend Goo »), la 7 (« Disappearer »), la 8 (« Mildred Pierce ») et la 11 (« Titanium Exposé »)
Freedom of the Soul (2013)
Sortie : 14 octobre 2013 (France).
Album de Mo'Kalamity et The Wizards
Annotation :
Un petit reggae peace pour garder la patate, très « dans l’air du temps » (l’évocation de Yannick Noah est difficile à esquiver). On garde une tonalité classique mais efficace (« Struggle of the Spirit »), parfois portée toutefois sur la mélancolie (« Under the Rain »), les jazzouilleries (« Strange Thing », « Queen of Bees ») ou les travaux plus longs, étirés dans le temps (« Overcome »)
La 1 (« Frontline »), la 2 (« Under the Rain »), la 3 (« Struggle of the Spirit »), la 6 (« Strange Thing »), la 8 (« Cima Vento »), la 9 (« Queen of Bees ») et la 11 (« Overcome »)
Tabula Rasa (1984)
Sortie : 1984 (France). Post-Modern, Neo-Classical, Contemporary
Album de Arvo Pärt, Gidon Kremer, Keith Jarrett, Staatsorchester Stuttgart, Dennis Russell Davies, Die 12 Cellisten der Berliner Philharmoniker, Tatiana Grindenko et Alfred Schnittke
Annotation :
Approche de la mystérieuse musique contemporaine, avec askip une de ses œuvres révolutionnaires. Le fameux minimalisme tant évoqué pour ce type de musique structure en effet l’ensemble. Il tend cela dit à redéfinir une nouvelle forme d’épique à grands renforts de cordes sonores mais pas trop nombreuses. On remarquera là dessus que la deuxième piste, le « Cantus in memoriam Benjamin Britten », est celle qui creuse le plus ce sujet, sans doute parce que pensé comme un toast funèbre à un collègue musicien.
Toutes les pistes, parfois sans nom, sont validées.
After Dusk (2020)
Sortie : 26 juin 2020 (France).
Album de Le Peuple de l’Herbe
Annotation :
Massivement lourd. Ce qui faisait la force du peuple de l’herbe dans les albums précédents est ici réinvoqué sous sa forme la plus aboutie : rythme boum boum de malade, entre rap et rock, électro sous LSD, ambiance mi sombre mi punchée, humour et parodie… Le groupe gère assez bien sinon le contre discours bouffonnant, auquel s’accorde bien la tradition des sample de l’électro.
On a distinctement une bonne part de gratin crémeuse qui se détache de « Wrong » à « No One No Where », que du pur RATATATA spatial certifié, surtout la dernière du lot.
Bref c’est méga patate.
La 3 (« Propaganda »), la 5 (« Wrong »), la 6 (« Mad Messiah »), la 7 (« Hate Crime »), la 8 (« Images »), la 9 (« No One No Where ») et la 9 ("Hear Me Now")
Bloodflowers (2000)
Sortie : 2 février 2000 (France). Rock, New Wave, Alternative Rock
Album de The Cure
Annotation :
La recette Cure deuxième période qui a fait ses preuves et qui sait qu’elle symphonie jouer pour faire adhérer l’auditoire. On a toujours de longs morceaux languissants, cela dit bien moins vénéneux que dans Disintegration. C’est plus une douce et chaude paresse qui se diffuse tout au long des pistes, surtout avec « Out of this World », Where The Birds Always Sing » ou « The Last Day of Summer ». Quelques morceaux plus NRV, « Watching Me Fall » et « Bloodflowers », ainsi que des trucs plus dans l’instrumental, lorgnant vers l’électro (« There is No If... », « The Loudest Sound ») que je prise moins.
La 1 (« Out of this World »), la 2 (« Watching Me Fall »), la 3 (« Where The Birds Always Sing »), la 4 (« Maybe Sunday »), la 5 (« The Last Day of Summer ») et la 9 (« Bloodflowers »)
Mysterious Traveller (1974)
Sortie : 1974 (France). Rock, Jazz, Fusion
Album de Weather Report
Annotation :
Ça continue l’aventure funk jazzounant avec ce titre dans la droite lignée de Black Market. Un jazz à la saxo-trompette plongé dans un gros bain de soul et d’électro encore jeune. « Nubian Sundance » rappelle pas mal d’ailleurs « Black Market » la piste, en moins harmonieux, à la rigueur plus sinueux et varié.
On écoute le tout avec joie et félicité (quoi que « Cucumber Slumber » soit un peu en dessous) tout en s’arrêtant sur le final, « Jungle Book » qui vient chercher une petite vibe new wave exotique. C’est toléré et même apprécié.
La 1 (« Nubian Sundance »), la 2 (« American Tango »), la 4 (« Mysterious Traveller »), la 5 (« Blackthoen Rose »), la 6 (« Scarlet Woman ») et la 7 (« Jungle Book »)
I’m New Here (2010)
Sortie : 8 février 2010 (France). Soul, Funk / Soul
Album de Gil Scott‐Heron
Annotation :
Ça sent très fort la révérence dans cet album produit post dérépression, post prison et post addiction par Scott Heron, qui n’avait rien sorti depuis Spirits en 1994. Ça fait retentir les funérailles aussi, puisque l’artiste cassera sa pipe un an plus tard, en 2011.
Concrètement, on obtient une soul qui s’efface parfois devant du blues classiquement mélancolique. On verse aussi dans la poésie en musique avec l’intro et l’outro (« On Coming from a Broken Home », partie 1 et 2) et on multiplie les interludes mi humour mi sagesse.
Les pistes sont pour la plupart courtes, moins d’une minute trente pour certaines, et se laissent dominer par des sons précis, qui ont demandé sans doute le plus d’efforts, « Me and the Devil », « I’m New Here », « I’ll Take Care of You » ou « New York is Killing Me » pour ne pas les citer.
La 1 (« On Coming from a Broken Home, 1ère partie »), la 2 (« Me and the Devil »), la 3 (« I’m New Here »), la 4 (« Your Soul and Mine »), la 6 (« I’ll Take Care of You »), la 10 (« New York is Killing Me »), la 12 (« Running »), la 13 (« The Crutch ») et la 15 (« On Coming from a Broken Home, 2e partie »)
Die Mensch·Maschine (1978)
Version allemande
Sortie : mai 1978 (France). Disco, Electronic, Electro
Album de Kraftwerk
Annotation :
Les Daft Punk des années 70. Difficile d’ailleurs de ne pas voir une grosse influence des Allemands sur les Français avec « The Robots », la plus mécano swing de l’alboum.
Mais on apprécie aussi le reste : la très cosmico éthéré « Spacelab », la doucement inquiétante « Métropolis », la froide et élégante « The Model ». Indigestion par contre avec « Neon Lights » qui étire sa coda à plus en pouvoir.
Globalement, une très bonne rétro bande son du futur, qui ouvre encore aujourd’hui de bonnes perspectives à l’électro tout en apportant un enrobage musical de choix pour les imaginaires.
La 1 (« The Robots »), la 2 (« Spacelab »), la 3 (« Metropolis ») et la 4 (« The Model »)
Wired (1976)
Sortie : mai 1976 (France). Rock, Jazz, Jazz-Rock
Album de Jeff Beck
Annotation :
Connais pas Jeff Beck, mais il se démerde à la guitare. L’alboum est ainsi tout entier à la gloire de la gratte, lui donnant coudées franches pour toutes les performances et envolées. Ça porte bien, et on banquete d’une bonne ambiance rock tout du long. Revers de la médaille : les pistes perdent en unité, sans que la fragmentation soit la structure voulue pour autant. On retient alors quelques bons coups de guitare ici ou là sans trop savourer les sons dans leur intégralité.
La 1 (« Led Boots »), la 2 (« Come Dancing »), la 3 (« Godbye Pork Pie Hat »), la 5 (« Blue Wind »), la 6 (« Sophie ») et la 7 (« Play with Me »)
Tears of Stone (1999)
Sortie : 22 février 1999 (France). Folk, Folk, World, & Country
Album de The Chieftains
Annotation :
Un peu de folk irlandais, tout en voix féminine. Les classiques sont là (« I Know my Love », « Factory Girls », « Danny Boy » pour ceux que je connais) et une petite redondance menace l’alboum au début, les pistes lentes/tristes et rapides/enjouées s’alternant de façon millimétrique. Les Chieftains s’en sortent en convoquant des puissances alliées d’outremer. « Sake in the Jar », est par exemple interprétée par une chanteuse japonnaise – Akiko Yano – et avec des instruments tradi japan. Sans doute la meilleure du lot.
La 3 (« The Lowlands of Holland »), la 5 (« Jimmy Mo Mhile Str »), la 6 (« I Know my Love »), la 8 (« Deserted Soldier »), la 10 (« Sake in the Jar »), la 11 (« Raglan Road »), la 12 (« Siuil A Run ») et la 14 (« Danny Boy »)
Mingus Mingus Mingus Mingus Mingus (1964)
Sortie : 1964 (France). Jazz, Post Bop
Album de Charles Mingus
Annotation :
Sans conteste, l'intro défonce absolument tout et s'impose comme un master classique du jazz pouet pouet. Ca fonctionne nickel en fait comme entrée en matière fracassante.
Mingus opère sinon dans un jazz aux cuivres qui tend vers la grandiloquence. Toutes les pistes versent abondamment là-dedans, si on excepte toutefois "Mood Indingo", plus doux, plus lent et avec du feat sales : Duke Ellington, Irving Mills et Albany Bigard. On boucle peut-être un peu mais le plaisir demeure.
La 1 ("II B. S."), la 2 ("IX Love"), la 4 ("Mood Indingo"), la 5 ("Better Get Hit in Yo' Soul"), la 6 ("Theme for Lester Young") et la 7 ("Hora Decubitus")
Übermensch (2025)
Sortie : 25 février 2025 (France).
Album de G-Dragon
Annotation :
Un coup de Kpop avec un de ses modèles les plus rap et les plus fashion patate. Notons qu’il est passé comme tout le monde dans le milieu par la case dépression, qui a étrangement coïncidé avec son service militaire.
Ça passe vite. Neuf titres de trois minutes chacun environ, à peu près une demi heure d’écoute. Le client du genre y retrouve le kick tant requis. L’entêtement y est aussi, quoi que moins traumatisant que chez d’autres acteurs de la scène.
Le début est kool nonobostant : « Home Sweet Home » et « Power » dominent l’album, avec la conclusion « Gyro-Drop »
La 1 (« Home Sweet Home »), la 2 (« Power »), la 4 (« Drama »), la 5 (« Ibelongiiu »), la 6 (« Take Me ») et la 8 (« Gyro-Drop »)
Tehillim / The Desert Music (2002)
Sortie : 10 septembre 2002 (France).
Album de Steve Reich, Alarm Will Sound, Ossia et Alan Pierson
Annotation :
Steve Reich verse sans une musique sacrée contemporaine et ça défonce tout. Les choeurs doux, scientifiquement accompagnés par des percussions continues et des mouvements de cordes irréguliers, atteignent une légèreté à moitié hypnotique, surtout dans les deux premières parties de Tehillim. The Desert Music fait le même pari en s’équipant plus solidement en instruments et variété, s’étalant sur de longues partitions. On turbo valide de façon équitable.
On navigue pas loin peut-être du new age mais la musique touche ici une fibre tellement éthérée qu’on pourrait la qualifier de pure, voire de mystique. Y a un délire de ce genre qui peut me gonfler mais qui ici parvient à me déboiter la tête pour emporter mon cerveau au-dessus des astres immaculées. Bref, j’apprécie moultement.
Les 1, 2, 3, 4 (Tehillim) et les 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 (The Desert Music)
The Best of Sade (1994)
Sortie : 31 octobre 1994 (France). Jazz, Soul-Jazz, Funk / Soul
Album de Sade
Annotation :
Sade opère dans la grosse musique de lover, puisant tout ce que la soul peut avoir d’érotique. Ça y va donc fort sur les morceaux lancinants, les petites trompettes chaleureuses, les rythmes marqués qui font remuer les hanches (surtout avec « Hang On to your Love » et « Smooth Operator »… La première piste du premier album, bien nommée « Your Love is King », propose un bon échantillon des 32 sons qui attendent derrière.
La redondance menace un peu – normal vu la longueur du bouzin, mais la persistance d’une tonalité gros love fait rouler un peu tout le temps les même rouages. Le deuxième CD se fait là-dessus plus posé, plus ralenti, mais tout aussi plaisant.
La 1 (« Your Love is King »), la 2 (« Hang On to your Love »), la 3 (« Smooth Operator »), la 4 (« Jezebel »), la 5 (« The Sweetest Taboo »), la 6 (« Is It a Crime ? »), la 7 (« Never as Good as the First Time »), la 8 (« Love is Stronger than Pride »), la 9 (« Paradise ») et la 11 (« No Ordinary Love »)
































