Cover Les sulfuro albums 2024
Liste de

79 albums

créée il y a 9 mois · modifiée il y a 5 mois
A Young Man's Love
-

A Young Man's Love (2004)

Sortie : septembre 2004 (France).

Album de The Martian Way

Annotation :

En vrai j'ai écouté "The Young Man's Harp" de Vieux Kanté, mais y a pas dans la base de données.

Hommage, sous forme de compilation posthume, à un mysterious musicien malien aveugle – Vieux Kanté – décédé en 2005 à 31 ans, joueur de kamale ngoni, la grande harpe d’Afrique de l’ouest qui tire des notes sèches et sonores, agrémenté parfois de chants. Les longues pistes, se gonflant lentement en instruments, en intensité et en force, font plonger la tête suffisamment longtemps dans le truc pour qu’on apprécie. Les coups de harpe judicieusement placés envoient la pouissance (« Sans commentaire »).
La 1 (« Sans commentaire »), la 2 (« Lambanco »), la 3 (« Fatoumata »), la 4 (« Saradia ») et la 6 (« Nafolo »)

Citizen of Glass
7.3

Citizen of Glass (2016)

Sortie : 21 octobre 2016 (France). Pop, Vocal, Ballad

Album de Agnes Obel

Annotation :

Découverte d’Agnes Obel, conseillée par Damso et jouissant d’une petite réputation dans le musique douce game. Et en effet, c’est calme et onirique comme on veut, grâce à un usage du minimalisme bien senti et à la voix tranquillissima de l’interprète (quoique quelquefois un peu irritante, comme dans « Golden Green »). Quelques élans épiques calmitos (« Trojan horses ») ou du lourd drame (« It’s happening again »).
L’héritière de Satie ? C’est quand même plus speed que les Gymnopédies et compagnie, et peut-être plus tendu vers un effet immédiat, souvent réussi.
La 1 (« Stretch your eyes »), la 2 (« Familiar »), la 3 (« Red Virgin Soil »), la 4 (« It’s happening again »), la 6 (« Trojan hores »), la 7 (« Citizen of glass »), la 9 (« Grasshoper ») et la 10 (« Mary »)

Philharmonics
7.5

Philharmonics (2010)

Sortie : 4 octobre 2010. Indie Folk, Chamber Pop

Album de Agnes Obel

Annotation :

Doux et fruité comme on peut s’y attendre quand on lit des critiques sur Agnes Obel. Le rythme lenti et léger, au petit piano, s’étend de la première à la dernière piste, si bien que le tout s’écoute en continu, l’harmonie générale du bousin le rendant appréciable en fond sonore comme adressé à une oreille attentive. Par la suite, Agnes Obel poussera dans l’épure, par un geste complexe de sophistication (plus d’instruments, parfois du synthé) et d’aération (les silences, voire les vides, prendront une place bien plus conséquente dans Citizen of glass)
La 1 (« Falling, catching »), la 2 (« Riverside »), la 3 (« Brother sparrow »), la 4 (« Just so »), la 5 (« Beast »), la 6 (« Louretta »), la 7 (« Avenue »), la 8 (« Philharmonics »), la 9 (« Close watch »), la 10 (« Wallfloxer »), la 11 (« Over the hill ») et la 12 (« On poundered ground »)

Closer
7.9

Closer (1980)

Sortie : 18 juillet 1980 (France). Post-Punk

Album de Joy Division

Annotation :

Le post-punk de maniaco-dépressif, traînant, entêtant, mais (paradoxalement ?) poétique et porteur, sacrément plaisant à l’oreille (« Isolation », par exemple, comble certaines attentes convenues en termes de rythme, « Decades » aussi). Introduction sinon à la Cold wave, car lent, froid et minimaliste, peut-être surtout dans les paroles, réduites et répétées.
Sinistre mais koolissimo. Le deuxième et dernier album du groupe au passage.
La 2 (« Isolation »), la 6 (« Heart and Soul »), la 7 (« Twenty four hours »), la 8 (« The eternal ») et la 9 (« Decades »)

Ipséité
7

Ipséité (2017)

Sortie : 28 avril 2017 (France). Hip Hop, Pop Rap

Album de Damso

Annotation :

Le rap B.E.A.U.F. (mais mélancolique) de Damso. Beauf dans sa généralité, méga beauf dans certains de ses détails. Quelques pistes frappent très fort en cet endroit (« Signaler », « Gova » et la petite histoire « Une âme pour deux »). Pas mal de sons également sur l’identité, la place du rappeur dans l’industrie du disque, le passage de pauvre + à riche ++…
L’album est dense, bien rythmé et finalement assez varié. La voix de Damso, froide et sérieuse, débitant pareillement drames et absurdités, tourne bien.
Grosse validation personnelle de « Lové ».
La 1 (« Nwaar is the new black »), la 2 (« #Quedusaalvie »), la 3 (« Mosaïque solitaire »), la 4 (« Dieu ne ment jamais »), la 8 (« Macarena »), la 9 (« Peur d’être père »), la 10 (« Kin la belle ») et la 11 (« Lové »)

Sunlight
7.2

Sunlight (1978)

Sortie : 1978 (France). Electronic, Disco, Fusion

Album de Herbie Hancock

Annotation :

Jazz-funk détente, ambiance été-papaye-soleil couchant sur la route dans le rétro, qui sent très fort les années 70 dans sa manière de s’enjailler. Sans doute plus posé, plus conventionnel et moins recherché que la plupart des productions de Hancock, donnant un petit côté pré daft punk à l’ensemble.
On prisera sans modération « I Thought It Was You » et « Come Running to Me » pour la fusion de ces divers éléments.
La 1 (« I Thought It Was You »), la 2 (« Come Running to Me »), la 3 (« Sunlight ») et la 4 (« No Means Yes »)

Jangar
7.8

Jangar (2020)

Sortie : 2020 (France).

Album de Khusugtun

Annotation :

La mongole epic music comme sait la faire Khusugtun. On ne sera pas surpris d’écouter donc des pistes versant plein tube dans la chevauchée des steppes cheveux au vent, ciel pâle et immense au-dessus. « Chinggis Khaan », qui résume en un nom tout le programme et quelque part les représentations qu’on peut se faire de cette aire culturelle, symbolise le projet, comme le font plus loin les longues fresques de plus de 5 minutes aux rythmes et aux mélodies divers (« Altain chimeg », « Naadmyn magtaal », « Jangar » …)
Mais peut-être que comme dans le disque de Gereg (Egschiglen) ce sont les pas de côté plus doux, mettant en avant des instruments moins connus, qui s’imposent comme les hits (« Temee »)
La 1 (« Chinggis Khaan »), la 2 (« Jangar »), la 3 (« Tes gol »), la 4 (« Arvan khoyor jil »), la 6 (« Altain chimeg »), la 7 (« Naadmyn magtaal »), la 8 (« Khel kuuryn tsuurnai »), la 9 (« Jaran tsagaan aduu ») et la 10 (Temee »)

Aventine
7.5

Aventine (2013)

Sortie : 27 septembre 2013 (France). Chamber Pop, Indie Folk

Album de Agnes Obel

Annotation :

La petite musique délicate d’Agnes Obel, encore loin je trouve des compositions plus mélancoliques et légèrement torturées de Citizen of glass. On est ici bien plus dans la continuité de Philharmonics, avec par moment un petit côté irlandais (les coups de violon dans « Fivefold »).
Quelques pistes qui guettent du côté d’une gaieté bonne enfant, malicieuse, doucement joyeuse (là encore éloignées de Citizen of glass) --) « Aventine » ou « Words are dead ».
La 1 (« Chord left »), la 2 (« Fuel to fire »), la 3 (« Dorian »), la 5 (« Run cried the crawling »), la 6 (« Tokka »), la 8 (« Pass them by »), la 9 (« Words are dead »), la 10 (« Fivefold ») et la 11 (« Smoke and mirrors »)

Mandrill Is
7.7

Mandrill Is (1972)

Sortie : 1972 (France). Funk / Soul, Funk

Album de Mandrill

Annotation :

Cosmico funk-rock, avec un gros ton sorcier hippie messianique. Certaines pistes ne semblent avoir été crées que pour ça (« Universal Rhythmes »). Généreusement punché, avec des effets qui fonctionnent (montée en puissance lente puis pétaradante dans « Children of the sun », refrain envoutant et cyclique dans « I refuse to smile »). L’alboum s’ouvre à la diversité avec quelques sons plus posés, plus urbains (« Central park ») ou au contraire plus exotiques (« Kofijahm », qui vient chercher des sonorités très made in Africa).
Ça donne patate, donc c’est du bon funk.
La 2 (« Cohelo »), la 4 (« Children of the sun »), la 5(« I refuse to smile »), la 7 (« Lord of the golden baboon »), la 8 (« Central Park »), la 9 (« Kofijahm ») et la 10 (« Here today gone tomorrow »)

Magic Windows
6.5

Magic Windows (1981)

Sortie : juillet 1981 (France). Jazz, Disco, Electronic

Album de Herbie Hancock

Annotation :

Toujours le Herbie Hancock groovy, à la manière de Sunlight, sans trop de surprises quand on a un peu l’habitude du jazz funk. Ça s’écoute même si l’ensemble de l’album est hanté par un esprit rétro, y compris si on le replace dans son contexte du début des années 80.
La 1 (« Magic number »), la 2 (« Tonight’s the Night »), la 3 (« Everybody’s Broke »), la 5 (« Satisfied with Love ») et la 6 (« The Twilight Clone »)

Gymnopédies / Gnossiennes / Parade
-

Gymnopédies / Gnossiennes / Parade (2002)

Sortie : 2002 (France).

Compilation de Erik Satie et Jean-Joël Barbier

Annotation :

Version de Satie, signée Jean-Joël Barber, un peu rapido, là où pour les Gymnopédies et les Gnossiennes, on aime en règle générale s’appesantir sur la délicatesse et la légèreté. Cela dit, on entend bien les silences, les vides ménagés qui remplissent les partitions, et on a au bout du compte notre musique aérienne.
Découverte sinon de pas mal d’œuvres satiennes. Je comprends mieux pourquoi il est si souvent associé à Magritte, tant ses compositions tendent à briser et à désarticuler en douceur des représentations convenues. Suffit de lire les titres en fait (« Chapitres tournés en tous sens », « Croquis et agaceries d’un gros bonhomme en bois » …)
De grosses expérimentations, outre le minimaliste de bon aloi, avec la « Parade », espèce de peinture musicale d’une ville moderne, reproduisant les klaxons, les cavalcades de chevaux et les bruits de circulation, les promenades et errances des habitants…
Les 1-3 (« Gnossiennes 1 à 3 »), la 4 (« Chapitres tournés en tous sens »), la 7 (« Croquis et agaceries d’un gros bonhomme en bois »), les 8-10 (« Gymnopédies »), la 12 (« Les trois valses distinguées du précieux dégoûté ») et la 15 (« Parade, ballet-réaliste en 1 tableau sur un thème de Jean Cocteau »)

Mandrill
7.2

Mandrill (1971)

Sortie : avril 1971 (France). Rock, Jazz, Jazz-Rock

Album de Mandrill

Annotation :

Moins convaincu par ce disque originel du groupe que par son successeur, peut-être à cause de ses horizons parfois très rock, pas toujours bien acclimatés au funk dans lequel il se voit baigner (notamment avec « Warning Blues »). La longue fresque « Rolli’on » m’accroche pas trop non plus.
Mais restent quelques passages bien funky funk, parfois (quasi) sans parole (« Mandrill ») bien koolos.
La 1 (« Mandrill »), la 3 (« Symphonic Revolution »), la 8 (« Movement III ») et la 10 (« Chutney »)

1999
6.8

1999 (1999)

Sortie : 25 janvier 1999 (France). Electronic, Electro, House

Album de Cassius

Annotation :

L’électro de l’époque, qui m’a fait penser aux débuts des Daft Punk et surtout aux musiques de Ratchet et Clank 1 et 2. Le turbinage des samples à l’infini est parfois bien lourd (« Mistery everyday ») mais fonctionne globalement et parvient à transmettre le PEPS, notamment avec « Cassius 1999 » ou « Nulfe » = le niveau sur la planète des glaces.
Un album peut-être très de son époque du coup.
Gros + avec « Cassius 99 remix-radio edit », plus dansante, plus « new pop » que ses consœurs.
La 1 (« Cassius 1999 »), la 2 (« Feeling for you »), la 3 (« Crazy legs »), la 5 (« Chase »), la 6 (« Foxxy »), la 7 (« Planetz »), la 8 (« Hey babe »), la 10 (« Nulfe »), la 11 (« Interlude »), la 12 (« Somebody »), la 13 (« Club soixante-quinze ») et la 16 (« Cassius 99 remix-radio edit »)

Myopia
7.1

Myopia (2020)

Sortie : 21 février 2020 (France). Chamber Pop, Art Pop

Album de Agnes Obel

Annotation :

Confirmation de la deuxième période d’Agnes Obel, dans la lignée de Citizen of glass, portée par une légèreté évanescente et un brin mystique. Les pistes se démarquent peut-être moins les unes des autres, quoique « Broken sleep » se fait remarquer avec son refrain au violon. Les pures instrumentales occupent également une place plus affirmée, plus nette, si bien qu’on retiendra sans souci « Parliament of Owls » pour son ambiance nocturne et chatoyante sous le clair de lune. On écoute le tout en continu sinon.
La 1 (« Camera’s Rolling »), la 2 (« Broken Sleep »), la 3 (« Island of Doom »), la 4 (« Roscian »), la 5 (« Myopia »), la 6 (« Drosera »), la 7 (« Can’t Be »), la 8 (« Parliament of Owls »), la 9 (« Promise Keeper ») et la 10 (« Won’t you Call me »)

Fat Albert Rotunda
7.7

Fat Albert Rotunda (1969)

Sortie : 1969 (France). Jazz, Jazz-Funk

Album de Herbie Hancock

Annotation :

Je connaissais pas la période primitive de Herbie Hancock, plus classique, plus jazz jazzant que ses recherches électroniques ou ses enjailleries (électroniques aussi), même pas tellement annonciatrice des projets qui vont suivre.
Ça s’écoute bien, surtout les pistes tranquilles au petit piano (« Tell me a bedtime story », « Jessica »). Une obsession du rythme cyclique rend peut-être certains morceaux un brin pénible à la longue (« Fat Mama »).
La 1 (« Wiggle-waggle »), la 3 (« Tell me a bedtime story »), la 5 (« Jessica »), la 6 (« Fat Albert Rotunda ») et la 7 (« Lil’ Brother »)

The Kite String Tangle
-

The Kite String Tangle (2017)

Sortie : 14 juillet 2017 (France).

Album de The Kite String Tangle

Annotation :

En vrai écouté "The Kite" de Guo Gan et Loup Barrow

Guo Gan, le maître du violon chinois, a pas mal bossé avec des artistes et musiciens de tous horizons. Ici, on a le mariage de sa musique avec l’ambient de Loup Barrow, résonnante, très suggestive, dans la quête « de l’étrange » selon le document explicatif fourni avec le CD, attachée pas mal au sons naturels (bruit de gouttes dans « La Fontaine d’Asia »). On retrouve d’ailleurs le coup des chevaux au galop, mimés par les cordes et les percussions, qu’on avait déjà dans Scented Maiden.
Onirique forcément, calmitos notamment.
La 1 (« Adagio »), la 2 (« Rain on the Platain Leaves »), la 3 (« The Kite »), la 4 (« The Tea Club Barrovian Society »), la 5 (« Vagantem »), la 6 (« La Fontaine d’Asia »), la 7 (« Course de Chevaux »), la 8 (« Amatorie »), la 9 (« Spring of the Southe ») et la 10 (« The Seraphim Black Tales »)

Protection
7.5

Protection (1994)

Sortie : septembre 1994 (France). Dub, Trip Hop, Downtempo

Album de Massive Attack

Annotation :

Nouveau terme acquis grâce à la page wikipédia de cet alboum : « trip hop » ! mélange de rap et de musique électronique sous acide. Cela dit le côté rap est pas trop poussé ici, plutôt en sourdine dans certaines pistes (« Karmacoma », « Sly ») et on s’écoute plutôt des pistes lancinantes et acides.
Très varié mine de rien, et dans les détails. Parfois sombre mais élancé (« Karmacoma »), parfois sombre 100% cacao (« Eurochild »), parfois doux à en être reposant (« Protection »), parfois tranquille à en être envoutant (« Sly »).
Très fan du truc perso.
La 1 (« Protection »), la 2 (« Karmacoma »), la 3 (« Three »), la 4 (« Weather storm »), la 5 (« Spying glass »), la 6 (« Better things »), la 7 (« Eurochild »), la 8 (« Sly ») et la 9 (« Heat miser »)

America Brasil: O disco
7

America Brasil: O disco (2007)

Sortie : 1 juin 2007 (France). Latin, MPB, Samba

Album de Seu Jorge

Annotation :

Musique traditionnelle et populaire revue au prisme de la variétoche brésilienne, voilà plus ou moins l’angle d’attaque revendiqué par Seu Jorge, quelque part entre un promoteur de la samba ou de la bossa nova et un Johnny des tropiques, prenant toutes les poses attendues du monstre sacré.
Une tendance, je trouve, à tirer artificiellement en longueur ses pistes. « Mariana » par exemple s’achève à grand renfort de « yeah yeah yeah oh oh », d’autres sons répètent le refrain dans une boucle temporelle tirant vers l’infini. Résultat : les morceaux les plus courts me paraissent les meilleurs (« Burguesinha » master hit de l’album, « Eterna Busca », « Voz de massa »). L’ambiance samba fiesta reste validée quoi qu’il en soit.
La 3 (« Burguesinha »), la 4 (« Cuidar do Mim »), la 6 (« Mariana »), la 7 (« So no Chat »), la 8 (« Samba Rock »), la 9 (« Seu Olhar »), la 10 (« Eterna Busca ») et la 11 (« Voz da massa »)

The Very Best of Ennio Morricone
8.8

The Very Best of Ennio Morricone (1992)

Sortie : 1992 (France).

Compilation de Ennio Morricone

Annotation :

Compil classique du maestro. Evidemment tout un paquet de titres écoutés, réécoutés et réréécoutés, et sur lesquels mon avis a eu le temps de se fixer. Les turbos hits sont là : les sons ambiance Far West – surtout l’oniriquo-mélancolique « A Fistful of Dynimite », la bande son de « Mission »… les thèmes à problème aussi (« Chi Mai », qui sera repris dans Le Professionnel avec Bebel, sirupeuse à s’en bétonner les artères, et forcément « Mon nom est Personne »). Découverte cela dit des musiques de Il était une fois en Amérique, du Clan des Siciliens ou encore de Frantic, vraiment coolissimes.
Petite réflexion à l’emporte-pièce : on reste bien dans de la musique de cinéma, et sans doute l’habitude et les stéréotypes motivent cette représentation, mais il m’est impossible d’écouter certains sons sans y appliquer immédiatement des images, comme si les notes se collaient, et ne pouvaient exister indépendamment, de la bande. Ça se sent et s’entend lourd pour « The Good, The Bad and The Ugly ».
La 1 (« A Fistful of Dollars – A Fistfull of Dollars »), la 2 (« For a Few Dollars More – For A Few Dollars More »), la 3 (« The Good, The Bad and The Ugly – The Good, The Bad and The Ugly »), la 5 (« The Mission – The Mission »), la 6 (« Gabriel’s Oboe » - The Mission »), la 7 (« Cinema Paradisio – Cinema Paradisio »), la 8 (« Cockey’s Theme – Once Upon a Time in America »), la 9 (« Daborah’s Theme – Once Upon a time in America »), la 10 (« Once Upon a Time in the West – Once Upon a Time in the West »), la 11 (« The Man With The Harmonica – Once Upon a Time in the West »), la 12 (« The Battle of Algiers – The Battlle of Algiers »), la 13 (« The Sicilian Clan – The Sicilian Clan »), la 14 (« Sacco and Vanzetti – Sacco and Vanzetti »), la 15 (« A Fistful of Dynamite – A Fistful of Dynamite »), la 17 (« Moses Theme – Moses the Lawgiver »), la 18 (« Frantic – Frantic »), la 19 (« Hamlet (Version 1) – Hamlet ») et la 20 («  A Heart Beats in Space – Mission to Mars »)

La Marge : Bernard Lavilliers chante les poètes
-

La Marge : Bernard Lavilliers chante les poètes (2006)

Sortie : 2006 (France).

Compilation de Bernard Lavilliers

Annotation :

Compil de Lavillioche dans un domaine où il s’est régulièrement essayé. Le recueil permet peut-être de discerner l’influence de Léo Ferré, auteur de la « Préface », qui avait aussi fourni une version de « Marizibil », et dont Bénard fait écho avec certains traits d’humour musicaux dignes de son prédécesseur (« Chanson dada »). Le côté chanteur du voyage et de la bagarre est comme toujours affirmé, dans la « Préface », très rock contestation, dans « Promesse d’un visage », très samba-tropicool, dans « Tu es plus belle que le ciel et la mer », parce que Cendrars…Une surprise, « La ballade des pendus », où on a le droit à une ambient médiévale bien coolos. Une déception, « La Complainte du Progrès », trop jouée, peut-être trop ferréique. Je préfère l’originale.
La 1 (« Préface »), la 2 (« Marizibil »), la 3 (« Promesses d’un visage »), la 4 (« Les Feuilles mortes »), la 5 (« La Ballade des pendus »), la 6 (« J’voudrais pas crever »), la 9 (Chanson dada ») et la 11 (« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »)

Lithopédion
6.6

Lithopédion (2018)

Sortie : 15 juin 2018 (France). Hip Hop

Album de Damso

Annotation :

Moins gang gang ratataTA que dans Ipséité, Damso s’affirme toutefois toujours autant comme le gros pessimiste sous tous les bords, quelque soit le sujet abordé. Le désespoir et la médiocrité sont les seuls horizons de la drogue (« Festival de rêves »), des générations 90-2000 (« Baltringue ») ou de la condition africaine (« Même issue »). On notera aussi une piste, « Julien », bien démoralisante, rappelant un peu les Bernhard et les Houellebecq, mettant en scène le quidam de la classe moyenne anonyme, à la fois personne et tout le monde, en proie à l’ennui et aux débauches interdites.
Une petite lassitude vient se couler dans l’album à force d’enchaîner les morceaux tous d4rk et en règle générale assez courts, si bien que ce sont ceux qui boum boum le plus (« Même issue », « Aux paradis ») qu’on gardera en tête le plus facilement.
La 2 (« Festival de rêves »), la 3 (« Baltringue »), la 4 (« Julien »), la 7 (« Même issue »), la 9 (« 60 années »), la 10 (« Aux paradis »), la 11 (« Dix leurres »), la 15 (« Noir meilleur ») et la 17 (« Humains »)

Late Night Tales: Agnes Obel
6.7

Late Night Tales: Agnes Obel (2018)

Sortie : 24 mai 2018 (France).

Compilation de Agnes Obel

Annotation :

La livraison LateNightTales d’Agnes Obel, accompagnée de tout un tas de guests des sons qui l’ont marqués revisités nuitamment. Bien plus que chez Django Django, ça se traduit par une ambiance sombre, inquiétante, maléfique, sujette à une corruption très « Fleurs du Maxi Mal » audible dans le remix fantomatique de « Stretch Your Eyes », frappant la piste 1 (« The Evil Theme ») comme la piste 20 (« Poem About Death »). Quelques morceaux laissent de vilaines traces de ce côté-là, le plus sec de tous demeurant certainement « Party Girl ».
On reste malgré tout sur du Agnes Obel, et c’est donc sans surprise ni déplaisir qu’on ingurgitera une grande quantité de chants doux et éthérés, féminins (« Aleluia », « Pilentze Pee », « Stretch Your Eyes ») mais aussi masculins (« The Nights », « Bloody Shadows from Distance », « The End », « Oscura Primavera », « Images »). Tout l’alboum vient ainsi se nouer autour de la voix, ses contorsions, ses amplifications, ses prouesses et ses mélodies.
La 1 (« The Evil Theme »), la 2 (« Moonbird »), la 3 (« Eden’s Island »), la 4 (The Nights »), la 7 (« Aleluia »), la 8 (« Bloody Shadows from Distance »), la 10 (« Piano Quintet, V »), la 11 (« Stretch Your Eyes »), la 12 (« Pilentz Pee »), la 13 (« Glemmer Du »), la 14 (« Bee Dance »), la 15 (« The End »), la 16 (« Party Girl »), la 17 (« Oscura Primavera »), la 18 (« I Lie »), la 19 (« Images ») et la 20 (« Poem About Death »)

Mother Earth! Father Sky!
7.1

Mother Earth! Father Sky! (2008)

Sortie : 2 septembre 2008 (France).

Album de Huun‐Huur‐Tu

Annotation :

Musiques et chants touvains, Huun-Huur-Tu aux instruments, Sainkho à la voix. Comparé à ses homologues régionaux ou mongols, cet album se montre beaucoup plus tranquille, bien moins dans l’emphase et le mythique des steppes, n’accordant par exemple qu’une place réduite, quasi anecdotique, aux chants diphoniques. Sainkho domine globalement les pistes avec sa voix entrainante, portant plus qu’accompagnant la musique à quelques morceaux près (« Ovyur Hady » par exemple).
La 1 (« Mezhegey »), la 2 (« « Daglarym »), la 3 (« Ergim Syaryym »), la 4 (« Artyy Sayir »), la 5 (« Erge Chokka »), la 6 (« Dembildey »), la 7 (« Chashpy-Hem »), la 8 (« Ovyur Hady ») et la 9 (« Bai-Taiga »)

Further
7.1

Further (2010)

Sortie : 1 janvier 2010 (France). Techno, Big Beat, Electronic

Album de The Chemical Brothers

Annotation :

Bonne grosse électro, pas trop pilonnée, malgré quelques morceaux boum-boum mental (« Horse Power »). Ça fait du très bon boulot, apportant une généreuse dose d’onirisme et de tonus, assez proche dans ses effets des Daft Punk ou de Justice. La crème de la crème de la chantilly me parait sans conteste obtenue avec « Another World » et « Swoon » justement pour la fusion de ces deux alliages : rêve et rythme.
La 1 (« Snow »), la 3 (« Another World »), la 4 (« Dissolve »), la 5 (« Horse Power »), la 6 (« Swoon »), la 7 (« K+D+B ») et la 8 (« Wonders of the Deep »)

No Protection
6.3

No Protection (1995)

Sortie : 17 février 1995 (France). Dub, Trip Hop, Downtempo

Album Remix de Massive Attack et Mad Professor

Annotation :

Remix de Protection, avec une volonté d’aller encore plus lentement, de se répandre encore plus insidieusement que l’album original. Ça donne parfois des ambiances toxiques de contamination (« Radiation ruling the Nation / Protection ») mais on reste, je trouve, trop dans la couleur du modèle, s’en démarquant parfois presque uniquement par minimalisme. Il faut finalement attendre les dernières pistes pour que soit accusée la différence toute remixée soit-elle.
La 6 (« Moving dub / Better things »), la 7 (« I spy / Spying glass »), la 8 (« Backward sucking / Heat miser »)

Before and After Science
7.6

Before and After Science (1977)

Sortie : décembre 1977 (France). Rock, Ambient, Electronic

Album de Brian Eno

Annotation :

Écouté surtout parce que Brian Eno passe pour un des fondateurs de l’ambient. Or, c’est pas vraiment dans cet album qu’il a lancé le genre :’(
Cela dit, ça reste du bon son, très rock 70 dans la lignée des Beatles (du moins j’ai l’impression, du haut de ma culture caillou et rouler). « No One Receiving » et « King’s Lead Hat » semblent de beaux spécimens en la matière. Pourtant, dans ce qui était à l’époque la face 2 du vinyle (de « Here He Comes » jusqu’à la fin), une recherche pour le minimalisme et les effets discrets vient prendre le dessus sur ce premier aspect, préliminaires peut-être à Ambient 1 : Music for Airports qui serait le point de départ de la contribution de Brian Eno à l’ambient.
La 1 (« No One Receiving »), la 2 (« Backwater »), la 4 (« Energy Fools the Magician »), la 5 (« King’s Lead Hat »), la 6 (« Here He Comes »), la 7 (« Julie With… »), la 8 (« By the River »), la 9 (« Through Hollow Lands ») et la 10 (« Spider and I »).

There’s No Place Like America Today
7.6

There’s No Place Like America Today (1975)

Sortie : 1975 (France). Soul, Funk / Soul, Funk

Album de Curtis Mayfield

Annotation :

Malgré la pochette qui tape dans le dur, cet alboum, apparemment le plus célèbre de Curtis Mayfield, véhicule une soul apaisante et peace, porteur d’immortels sujets destinés à tous (« So in Love », « Love to the People »). La voix suraiguë de Curtis vient compléter la compo’ agréable aux oreilles, sans pression aucune.
La 1 (« Billy Jack »), la 3 (« So in Love »), la 4 (« Jesus »), la 5 (« Blue Monday People »), la 6 (« Hard Times ») et la 7 (« Love to the People »).

Sonic Brew
7

Sonic Brew (1998)

Sortie : 28 octobre 1998 (France). Southern Rock, Stoner Rock, Hard Rock

Album de Black Label Society

Annotation :

Le métal que j’apprécie, pas boucleur ou interminable comme Metallica. Les pistes parviennent à imposer leur rythme et leur ambiance dans le temps qui leur est imparti, à savoir rarement plus de 5 minutes, et on a accès finalement à un florilège bien diversifié allant du massive guttural (« World of Trouble », peut-être la coolissima de l’alboum) à des son bien plus calme, presque mélancolique (« Spoke in the Wheel »), important piano doux et guitare légère (« Peddlers of Death », l’autre bon hit local). On oublie pas non plus le petit interlude à la gratte (« T.A.Z. »).
Une présence accrue des thématiques chrétiennes (« Mother Mary », « Born to Loose » = « Jesuuuuuuuuus, what did we do ? ») qui a l’air de fonder le groupe dans le paysage musical du sud des Etats-Unis, si on en croit également les représentations qui leur sont attachées.
La 1 (« Bored to Tears »), la 2 (« The Rose Petalled Garden »), la 3 (« Hey you (Batches of Lies) »), la 4 (« Born to Loose »), la 5 (« Peddlers of Death »), la 6 (« Mother Mary »), la 9 (« T.A.Z. »), la 11 (« Black Pearl »), la 12 (« World of Trouble »), la 13 (« Spoke in the Wheel »), la 14 (« The Beginning… At Last ») et la 15 (« No More Tears »).

Heligoland
7.2

Heligoland (2010)

Sortie : 3 février 2010 (France). Electronic, Trip Hop

Album de Massive Attack

Annotation :

Massive Attack en version lover de la malédiction. L’acidité du premier album a presque tourné en une poisse gluante qui coule lentement sur toutes les pistes, bien que certaines soient un peu épargnées (« Babel », « Psyche »). Tous ces mêmes sons font progresser leur musique sous une forme de contagion qui s’étend maladivement avant d’imploser dans un second temps, à grands coups d’accords sec (« Atlas Air », « Girl I Love You ») ou toujours dans un déversement gluant (« Flat of the Blade », « Paradise Circus »).
La 1 (« Pray for Rain »), la 2 (« Babel »), la 3 (« Splitting the Atom »), la 4 (« Girl I Love You »), la 5 (« Psyche »), la 6 (« Flat of the Blade »), la 7 (« Paradise Circus »), la 8 (« Rush Minute »), la 9 (« Saturday Come Slow ») et la 10 (« Atlas Air »).

Isaac Delusion
7.2

Isaac Delusion (2014)

Sortie : 2 juin 2014 (France). Pop, Indie Pop, Electronic

Album de Isaac Delusion

Annotation :

Encore de l’électro-pop de petits Français mais ça passe une fois de plus relativement bien. L’entièreté de l’album est en fait prise dans une ambiance relax doucement rythmée, et ce malgré quelques accélérations ici ou là (« Pandora’s Box », « Sleepwalking »). On est pas très loin, en plus posé, de Justice, où la conjonction de la routine pop, rock et électro parvient à se loger dans des écarts exotiques et éthérées.
« Devil’s Hand » et « Sleepwalking » lourdement validés.
La 1 (« The Child You Were »), la 2 (« Midnight Sun »), la 3 (« She Pretends »), la 4 (« Pandora’s Box »), la 5 (« Children Of The Night »), la 6 (« Land of Gold »), la 7 (« Devil’s Hand »), la 9 (« A Little Bit Too High »), la 10 (« Early Morning »), la 11 (« Dragons ») et la 12 (« Sleepwalking »)

Liste vue 28 fois