12 livres
créée il y a 4 mois · modifiée il y a environ 1 moisAu-delà de l'infini (1979)
Sortie : 1979 (France). Roman, Science-fiction
livre de Jimmy Guieu
Cannibal-Cunt a mis 6/10.
Annotation :
214 pages.
À l'origine l'un des premiers romans parus dans la collection Anticipation du Fleuve Noir, le numéro 8, et le premier roman du prolifique Jimmy Guieu. Ici lu dans une version revisitée par l'auteur pour sa reparution chez Plon à la fin des années 70. Lecture très plaisante, on s'y sent comme dans un lit douillet. Guieu ne force pas trop avec ses théories en dépit de deux trois clins d'oeil appuyés, et passé la soixantaine de pages on est en plein dans le space opera kitschouille que j'aime. Les péripéties s'enchainent à bon train, c'est imaginatif, et si certains délires font sourire (notamment ce final abracabrantesque) c'est avec enthousiasme que je les accepte. Je serai curieux de lire l'original pour voir les différences, les références postérieures à 1952 sont évidemment des ajouts (ou alors Guieu avait prévu Travolta dans une boule de cristal !), probablement aussi les passages gentiment érotiques. Voilà qui me donne envie de revenir un peu plus que l'an passé à la SF.
Sale menteuse (2022)
Liarmouth
Sortie : 26 avril 2023 (France). Roman
livre de John Waters
Cannibal-Cunt a mis 4/10.
Annotation :
248 pages.
Roman signé par le "pape du trash", réalisateur de films fameux comme Pink Flamingos, Hairspray ou encore Female Trouble. J'ai moyennement adhéré. C'est en effet tout ce qu'il y a de plus trash et délirant... jusqu'à l'overdose. La multitude de personnages et situations loufoques ne font sourire qu'un temps, et à force la répétition de la formule sur la longueur lasse. Surtout quand il s'agit d'un nième passage avec la bande de sauteurs se faisant remarquer à x ou y endroit (sur l'autoroute, dans un bus, dans la rue, dans une laverie, un train... c'est bon on a compris à force !). Vers le final l'apparition d'un festival de l'anulingus m'a arraché un petit rire, mais pareil au bout de quelques pages c'est plus la lourdeur que je retiens que le côté drolatique. Dommage, j'aurai plus apprécié avec 100 pages de moins (et pourtant ce n'est déjà pas très long).
Firmin, autobiographie d'un grignoteur de livres (2006)
Firmin
Sortie : avril 2009 (France). Roman
livre de Sam Savage
Cannibal-Cunt a mis 6/10.
Annotation :
202 pages.
Les aventures d'un rat amateur de littérature dans le Boston des années 60 ! Pour cette lecture là on est sur une découverte hasardeuse en boîte aux livres, la couverture m'a souri (sans mauvais jeux de mots) et le bouquin fût embarqué puis lu dans la foulée. Je pense récidiver ce genre de découvertes à l'aveuglette à l'occasion. C'était pas mal du tout Firmin, petit livre sans prétention au concept amusant et au ton mélancolique plaisant. Je me serai attendu à quelque chose de plus référentiel vu le thème, mais passé les premiers chapitres le cumul de références littéraire en pagaille est évité. J'ai bien aimé en tout cas. Je note que l'auteur Sam Savage avait déjà passé soixante ans à la parution du livre (il est né en 1941 !), et ce alors que c'est la son premier roman. Il n'aura pas publié grand chose d'autre par la suite, malgré le succès de Firmin, et est décédé en 2019.
Carrie (1974)
Sortie : 1976 (France). Roman, Fantastique, Science-fiction
livre de Stephen King / Richard Bachman
Cannibal-Cunt a mis 7/10.
Annotation :
278 pages.
Premier livre de Stephen King, devenu depuis l'auteur moderne le plus emblématique du fantastique/horreur en littérature. Je me souviens ne pas avoir adhéré à Carrie en le lisant plus jeune, alors même que j'avais aimé à différents degrés tous les autres bouquins de King tentés à l'époque. Même plus récemment j'avais gardé une réticence à le relire, alors que j'ai envie d'en relire beaucoup d'autres découverts très tôt. Il m'aura fallu tomber sur une édition grand format attrayante pour me décider, surtout que ça n'est pas très long. Bonne surprise : c'est que c'est très bien ! La seule explication que je trouve à mon désamour d'origine se trouve dans le structure du livre, annonçant beaucoup de choses en avance avec de nombreux passages tirés de journaux fictifs, livres sur l'affaire Carrie, rapports officiels... le tout placés dans le temps après les évènements que l'on suit dans les moments en narration plus classique. Ça avait du me saouler, mais à la revoyure je trouve que ça marche très bien. L'histoire est simple mais implique le lecteur, on s'attache sans problème à Carrie, et le chaos final reste très satisfaisant à lire même si annoncé. C'est bien construit et efficace en somme, et le tout sur moins de 300 pages soit beaucoup plus court que la moyenne qui deviendra habituelle chez cet auteur. Recommandable, j'essaierai de voir le film de De Palma cette année !
Dans les forêts de Sibérie (2011)
Sortie : septembre 2011. Correspondance, Journal & carnet, Essai
livre de Sylvain Tesson
Cannibal-Cunt a mis 6/10.
Annotation :
267 pages.
J'ai découvert Sylvain Tesson l'an passé via son livre le plus connu, Sur les chemins noirs, et j'avais aimé sa plume, son état d'esprit antimoderne, et le livre avait plus simplement rempli ce que j'attends le plus d'un récit de voyage : me donner envie de voyager ! J'avais envie moi aussi de partir à pied à travers les sentiers perdus de la France après l'avoir lu ! Ici avec Dans les forêts de Sibérie, récit d'une isolation pendant 6 mois sur les rives du Lac Baikal en Russie, j'ai certes envie d'aller m'y isoler du monde en en ressortant, mais au même degré qu'avant d'ouvrir le bouquin je dois l'avouer. Il y a toujours tout un lot de réflexions que j'ai trouvé intéressantes à lire, c'est bien écrit, mais je trouve que Tesson n'a pas su réellement dépasser le côté répétitif (certes prévisible) de son expérience pour passionner le lecteur d'un bout à l'autre. Au départ j'ai même trouvé certaines de ses réflexions agaçantes, très bourgeois s'encanaillant, heureusement ça va mieux passé le premier quart du livre. Une lecture intéressante quand même, et je compte continuer à lire du Tesson, mais j'ai vraiment mieux apprécié Sur les chemins noirs.
La Ballade de l'impossible (1987)
Noruwei no mori
Sortie : 1994 (France). Roman
livre de Haruki Murakami
Cannibal-Cunt a mis 8/10.
Annotation :
390 pages.
Découverte d'Haruki Murakami, un des auteurs japonais semble t-il parmi les plus lus par chez nous, avec La Ballade de l'impossible un de ses romans des années 80. Je ne sais pas si j'aurai beaucoup de choses à écrire dessus mais j'ai beaucoup beaucoup aimé, on suit des personnages dans la complexité, les tourments et les incohérences de l'humain, le tout avec une grande justesse constante dans la psychologie. Différents tons et sentiments sont maniés avec brio, certains passages sont franchement drôles par exemple, mais la dominante est à une certaine tristesse. Le livre est baigné de mélancolie et a réussi à vraiment me toucher dans ce qu'il aborde et plus globalement dans son atmosphère générale. Agréablement surpris de l'érotisme assez présent sinon, je ne m'y attendais pas et je l'ai trouvé très bien incorporé, avec quelques moments très réussis en la matière. Je lirai assurément d'autres livres de l'auteur !
Voici l'homme (1969)
Behold the Man
Sortie : 18 avril 2001 (France). Roman
livre de Michael Moorcock
Cannibal-Cunt a mis 3/10.
Annotation :
221 pages.
Ma première approche de Moorcock, ce n'est pas ça qui me donnerait envie d'en lire d'autres... Voici l'homme a un principe amusant, un homme utilisant une machine à explorer le temps pour aller rencontre Jesus avant sa crucifixion, le tout pour donner dans le récit blasphémateur comme on peut s'en douter. Je n'ai vraiment pas de problème avec ça, mais il faut le faire bien ce qui n'est pas du tout le cas ici. Le fond transgressif l'est de manière assez grotesque, très juif en fin de compte (la-dessus j'ai pensé au Les Mutants de Henry Kuttner, ou la judaïté de l'auteur était aussi très palpable, sur un autre sujet). Et en dehors de ça le récit est bancal, avec un protagoniste principal agaçant et dont la psychologie se voulant fouillée ne fonctionne pas. Vraiment un mauvais roman à mon sens.
La Part des ténèbres (1989)
The Dark Half
Sortie : 9 octobre 1990 (France). Roman
livre de Stephen King / Richard Bachman
Cannibal-Cunt a mis 7/10.
Annotation :
543 pages.
Autre relecture d'un Stephen King lu plus jeune, celui-là j'en gardais un bon souvenir même si ce qu'il s'y passe échappait un peu à ma mémoire, une fois sorti du principe de base. J'ai trouvé ça très bien en le relisant, très fun à lire et sans temps morts malgré plus de 500 pages au compteur. Pas grand chose à en dire de plus, si ce n'est que je me dis que c'est typiquement le genre de livres qui feraient un bon film d'horreur à l'ambiance bien années 80. J'ai donc bien envie de voir l'adaptation de Romero, même si les avis semblent mitigés. Si la violence des scènes de meurtre est retranscrite avec fidélité ça sera déjà pas mal !
Le Masque de l'oubli (1981)
The Mask
Sortie : 1989 (France). Roman
livre de Dean Koontz
Cannibal-Cunt a mis 6/10.
Annotation :
239 pages.
Amusant vu le titre de ce livre de l'avoir relu deux ans après sa découverte... en ayant oublié l'avoir lu initialement ! Tout m'est revenu assez net au fil de la lecture, et ma mémoire est seule à blâmer et non la qualité du roman : il est pas mal du tout ce Dean Koontz ! Je ne lui reprocherais qu'une fin assez bâclée, le récit s'arrêtant abruptement, laissant soin au lecteur de se passer la conclusion suggérée par les dernières pages dans sa tête. A part cet accroc c'est un roman d'épouvante bien construit, j'aime bien comment Koontz amène petit à petit cette atmosphère de menace imminente par une accumulation d'éléments de peur plus ou moins subtils. Dans l'ensemble les effets déployés par le livre fonctionnent bien, le tout est très cinématique et donnerait un bon film d'horreur paranormale des années 70 (dans l'esprit, même si Le Masque de l'oubli est sorti au début des années 80). J'ai pris plaisir à la relecture donc, et ma foi je ferai peut-être bien de m'en glisser plus souvent pour ancrer dans ma mémoire certains livres s'étant effacés bien malgré moi.
Le Grand Sommeil (1939)
The Big Sleep
Sortie : 1948 (France). Roman, Policier
livre de Raymond Chandler
Cannibal-Cunt a mis 7/10.
Annotation :
304 pages.
Première fois que je lis un roman de Raymond Chandler ! Un des auteurs de romans noirs les plus célèbres, notamment pour son personnage de détective privé Philip Marlowe. Le Grand Sommeil, paru à la fin des années 30, est justement le premier roman mettant en scène le détective. J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le récit. Chandler a un style assez verbeux, avec de régulières longues descriptions donnant souvent lieu à de petites digressions au sein du récit. Une fois accoutumé j'ai trouvé ça chouette, l'ambiance est prenante et Chandler maitrise à merveille une certaine variété de ton, ainsi qu'un sens du dialogue incisif qui deviendra emblématique du roman noir en général. L'intrigue peut paraître partir un peu dans toutes les directions par moments, demandant au lecteur de l'attention pour ne pas se perdre entre certains personnages, mais pareil une fois accoutumé on s'y retrouve bien. L'histoire racontée est au final simple mais ses ramifications sont plaisantes à suivre, multipliant les pistes jusqu'à un acte final réussi. Bonne découverte !
Apôtres de la Violence (1962)
Sortie : 1962 (France). Roman
livre de M.G. Braun
Cannibal-Cunt a mis 6/10.
Annotation :
219 pages.
La Maison où je suis mort autrefois (1994)
Mukashi bokuga shinda ie
Sortie : 7 avril 2010 (France). Roman
livre de Keigo Higashino
Cannibal-Cunt a mis 7/10.
Annotation :
254 pages.














