Mon carnet de cinéma
Mickey 17 (2025)
2 h 17 min. Sortie : 5 mars 2025 (France). Science-fiction, Action, Comédie
Film de Bong Joon-Ho
Celebrian a mis 7/10.
Annotation :
Robert Pattinson est excellent, la satire sociale fonctionne bien et j’ai beaucoup aimé les décors ainsi que l’univers visuel. En revanche, je reste frustrée par le fait que le film n’exploite pas davantage les questions passionnantes autour de l’identité, de la mort et de la duplication. Les antagonistes sont beaucoup trop caricaturaux à mon goût, Mark Ruffalo m’a franchement agacée, et la fin m’a laissée sur ma faim. Un film intéressant et original, mais qui aurait pu me marquer bien davantage.
J'ai rencontré le diable (2010)
Akmareul Boattda
2 h 21 min. Sortie : 6 juillet 2011 (France). Policier, Drame, Thriller
Film de Kim Jee-Woon
Celebrian a mis 8/10.
Annotation :
J’ai adoré le film. J’ai pourtant eu quelques craintes au début : l’identité du tueur est révélée très rapidement, puis il est retrouvé assez tôt, au point que je me suis demandé comment le film allait réussir à tenir encore près de deux heures. Finalement, c’est justement là qu’il m’a le plus surprise.
La tension et le rythme sont pour moi de très gros points forts : le film reste constamment prenant sans avoir besoin de reposer sur le mystère de l’identité du tueur. Le duel entre Lee Byung-hun et Choi Min-sik fonctionne parfaitement, avec deux excellentes performances, et la réalisation de Kim Jee-woon donne énormément de force aux confrontations.
J’ai également beaucoup aimé le fait que le film dépasse la simple histoire de vengeance. Plus il avance, plus il interroge ce que cette vengeance fait à celui qui la poursuit, jusqu’à brouiller progressivement la frontière morale entre le chasseur et le monstre qu’il traque.
Je n’ai pas vraiment de gros reproche à lui faire. Il n’est évidemment pas parfait, mais je l’ai trouvé remarquablement maîtrisé, intense et prenant du début à la fin.
Memories of Murder (2003)
Salinui Chueok
2 h 10 min. Sortie : 23 juin 2004 (France). Policier, Drame, Thriller
Film de Bong Joon-Ho
Celebrian a mis 8/10.
Annotation :
J’ai beaucoup aimé Memories of Murder, notamment pour sa mise en scène, son atmosphère et ses personnages. Song Kang-ho est excellent, et j’ai particulièrement apprécié la manière dont les policiers évoluent au fil de l’enquête, avec leurs défauts, leurs certitudes et leur impuissance progressive.
Le mélange des tons fonctionne également très bien pour moi. Le film peut être drôle, presque absurde par moments, puis devenir beaucoup plus sombre sans que cela ne m’ait dérangée. Au contraire, j’ai trouvé que ça renforçait encore davantage sa personnalité.
Mon principal regret reste l’absence de résolution classique. Je comprends parfaitement ce que Bong Joon-ho cherche à faire et pourquoi cette frustration fait partie intégrante du film, mais elle reste tout de même présente chez moi. J’ai découvert le film très tardivement et je connaissais déjà l’identité réelle du meurtrier, découverte des années après sa sortie. Si je l’avais vu à l’époque où l’affaire était encore irrésolue, je pense que cette frustration aurait été encore plus forte.
Malgré cela, c’est un excellent polar, porté par une atmosphère remarquable et une réalisation extrêmement maîtrisée.
Coco (2017)
1 h 45 min. Sortie : 29 novembre 2017 (France). Animation, Aventure, Comédie
Long-métrage d'animation de Lee Unkrich et Adrian Molina
Celebrian a mis 8/10.
Annotation :
J’ai beaucoup aimé Coco. Visuellement, c’est absolument somptueux : je l’ai vu en 4K et certains plans du monde des morts sont magnifiques, avec une richesse de couleurs et de détails impressionnante.
Mais ce qui m’a surtout touchée, c’est tout ce que le film raconte autour de la famille, de la mémoire et de l’oubli. J’ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Le traitement de la mort est également très réussi : le film parvient à en parler avec douceur, sans la rendre morbide, tout en rappelant l’importance de garder vivante la mémoire de ceux qu’on aime.
J’ai aussi énormément apprécié la place donnée à la culture mexicaine et à ses traditions. Elle ne sert pas simplement de décor : elle fait vraiment partie de l’identité du film. La musique complète parfaitement l’ensemble et participe beaucoup à son émotion.
Mon principal reproche concerne le scénario, que j’ai trouvé assez prévisible. On reconnaît clairement une structure très classique de Pixar et plusieurs éléments se devinent assez facilement. J’aurais également aimé que certains personnages secondaires soient davantage développés, surtout au sein d’une famille aussi nombreuse et intéressante.
Malgré cela, Coco reste pour moi un très beau film, aussi réussi visuellement qu’émotionnellement, et surtout une très belle histoire sur la famille, le souvenir et ceux qui continuent d’exister à travers nous.
Reservoir Dogs (1992)
1 h 39 min. Sortie : 2 septembre 1992. Gangster
Film de Quentin Tarantino
Celebrian a mis 8/10.
Annotation :
Gros coup de cœur.
J’avais pourtant une petite crainte au départ avec le huis clos. Je me demandais vraiment comment le film allait réussir à maintenir mon intérêt aussi longtemps avec aussi peu de lieux et une intrigue construite essentiellement autour de personnages qui parlent. À ma grande surprise, ça fonctionne extrêmement bien.
Les dialogues sont excellents, le casting est impeccable et chaque personnage possède immédiatement une vraie personnalité. Le huis clos crée énormément de tension, notamment grâce à la paranoïa qui s’installe progressivement entre eux.
J’ai également beaucoup aimé le choix de ne pas montrer directement le braquage. On en découvre les conséquences et différents morceaux à travers les personnages, ce qui rend la narration non linéaire particulièrement efficace. Tarantino réussit à maintenir le suspense sans avoir besoin de montrer l’événement qui est pourtant au cœur de toute l’histoire.
L’humour noir fonctionne très bien avec la violence, parfois très brutale, et la bande-son est excellente. Certaines associations entre musique légère et scènes extrêmement sombres donnent au film une identité vraiment particulière.
Au final, Reservoir Dogs m’a énormément surprise. Je craignais un film trop limité par son huis clos et ses longues conversations, et c’est finalement précisément ce que j’ai le plus apprécié. Un premier film déjà incroyablement maîtrisé et surtout un énorme coup de cœur.
Pulp Fiction (1994)
2 h 34 min. Sortie : 26 octobre 1994 (France). Gangster, Policier, Comédie
Film de Quentin Tarantino
Celebrian a mis 8/10.
Annotation :
Il est difficile de ne pas comprendre pourquoi Pulp Fiction est devenu aussi culte. Les dialogues sont excellents, le casting est formidable, le rythme fonctionne remarquablement bien malgré les 2h30 et la bande-son accompagne à merveille cet univers. J’ai aussi énormément aimé l’humour noir et cette accumulation de scènes et de répliques qui restent immédiatement en tête.
La narration non chronologique est très intéressante et donne énormément de personnalité au film, même si j’ai parfois eu le sentiment qu’elle pouvait devenir un peu artificielle. Les personnages sont eux aussi extrêmement charismatiques et mémorables, mais finalement pas toujours aussi profonds qu’ils en ont l’air.
J’ai particulièrement apprécié tout ce qui tourne autour du hasard, des choix et de la rédemption, notamment parce que cela donne au film davantage de fond que son apparente légèreté pourrait le laisser penser.
Et pourtant, il me manque quelque chose. C’est assez difficile à définir parce que le film semble parfois toucher à la perfection : presque tout fonctionne, certaines scènes sont exceptionnelles et je comprends totalement son statut. Mais il reste chez moi une petite distance, peut-être émotionnelle ou liée au manque de profondeur de certains personnages, qui l’empêche de franchir cette dernière marche.
Un excellent film, extrêmement maîtrisé et évidemment culte.
The Big Lebowski (1998)
1 h 57 min. Sortie : 22 avril 1998 (France). Comédie, Policier
Film de Joel Coen et Ethan Coen
Celebrian a mis 7/10.
Annotation :
J’ai beaucoup aimé The Big Lebowski, surtout pour ses personnages et son humour complètement absurde. Jeff Bridges est parfait en Dude, avec cette nonchalance presque philosophique, et John Goodman est excellent en Walter, toujours prêt à transformer le moindre problème en affaire d’État. Leur duo fonctionne à merveille.
Les dialogues sont également un gros point fort, tout comme les personnages secondaires, souvent complètement improbables mais toujours mémorables. J’ai aussi beaucoup aimé les séquences de rêve, très inventives visuellement et parfaitement cohérentes avec l’étrangeté générale du film.
En revanche, j’ai parfois trouvé le rythme un peu mou et je suis restée légèrement à distance émotionnellement. J’ai surtout ressenti une petite frustration à la fin : après toutes ces péripéties, je me suis vraiment demandé « tout ça pour ça ? ». Je comprends que cet anticlimax soit volontaire et fasse partie de la blague, mais ça ne m’a pas empêchée de rester un peu sur ma faim.
Malgré cela, le film possède une personnalité tellement forte, des personnages tellement attachants et un humour tellement particulier qu’il est difficile de ne pas en garder un très bon souvenir.









