Cover Ravi Shankar, ambassadeur de la musique indienne

Ravi Shankar, ambassadeur de la musique indienne

Pandit Ravi Shankar est né en 1920, à Bénarès, haut lieu de culte hindou, dans l'est du Bengale, dans une famille orthodoxe et aisée.

En 1930, la famille tout entière réside quelques mois dans la capitale française : ce séjour marque sans nul doute de manière durable le musicien, lui permettant de se nourrir d'influences et de traditions musicales occidentales.

Dès l'âge de treize ans, Ravi Shankar participe, dans de petits rôles, aux tournées de la compagnie de danse et de musique de son frère Uday, chorégraphe, se produisant dans toute l'Inde, puis à Londres et Paris.

En 1934, il fait une rencontre décisive avec le musicien Ustad Allauddin Khan, formateur de plusieurs générations de musiciens indiens et qui a une influence décisive sur l'apprentissage et la vocation de Ravi Shankar. Ustad Allauddin Khan rallie dès 1935 la troupe d'Udav Shankar en tant que soliste principal. Sa présence au quotidien auprès de Ravi a comme conséquence immédiate que le jeune garçon abandonne une carrière, tracée en droite ligne, de danseur, pour s'initier aux subtilités de la musique indienne.

Il parfait sa pratique de la vînâ (famille d'instruments à cordes indiens), de l'esraj (vieille qui a plutôt les apparences d'un luth à cordes pincées), des plus rares surbahar (basse à cordes) et sursingar (luth) et du sitar. Ce luth à manche long reste emblématique de la musique indienne, depuis son introduction dans les cours des maharadjahs au XIVème siècle.

En 1935, le père de Ravi décède prématurément. L'adolescent, sur les injonctions de sa mère (qui disparaîtra également très jeune, le laissant orphelin), décide de rejoindre son maître en musique : il se rase la tête, adopte une existence ascétique contrastant avec sa jeunesse dorée et s'impose sept années durant un apprentissage exigeant, laborieux et difficile. Mais l'élève semble doué et les résultats ne se font pas attendre. Ils sont nécessaires, car la concurrence de toute une génération de musiciens indiens s'avère farouche, voire déloyale.

En 1941, il épouse Roshanara Annapurna Khan. En 1945, il compose « Sare Jahan Se Achcha », chanson la plus populaire en Inde... après l'hymne national. Ravi Shankar s'installe alors à Bombay (il y reste jusqu'en 1948), base arrière de ses tournées et refuge où il peut composer (il commence dès cette époque à travailler pour l'industrie cinématographique et le ballet). C'est dans cette ville qu'il débute ses premières séances d'enregistrement. Ce passage en studio, aussi modeste soit-il, lui ouvre les portes de la radio nationale, dont il assume les fonctions de directeur musical, et directeur artistique.

Dès 1947, il participe de fait à la renaissance de la musique indienne. C'est à la fin de cette décennie qu'il crée en effet l'Orchestre National de la Radio indienne, puis l'Orchestre de Chambre national. Il débute là une collaboration qui perdurera tout au long de sa carrière, avec les musiciens Alla Rakha au tabla et Ali Akbar Khan au sarod.

En 1961, il divorce, sanction d'un couple qui ne l'était plus que de façade. Il rencontre également l'immense John Coltrane, l'un des pères fondateurs du jazz moderne et dont le mysticisme ne peut que trouver un écho favorable dans l'âme de l'artiste indien. Le Noir américain baptise par ailleurs l'un de ses enfants Ravi (devenu également saxophoniste de jazz) en hommage au musicien ami et en souvenir de conversations riches d'enseignement avec ce dernier, au mois d'août 1965, à New York.

En 1966, Ravi Shankar rencontre les Beatles, plus particulièrement George Harrison, qu'il éduque à la difficile pratique du sitar. L'Anglais utilise l'instrument en premier lieu dans la chanson « Norvegian Wood ». Il est suivi par le guitariste des Rolling Stones Brian Jones (« Paint It, Black ») et par Colin Walcott et son groupe Oregon. Ce dernier, percussionniste de formation après avoir été roadie de Shankar, est l'un des premiers Occidentaux à intégrer des instruments indiens dans son ensemble de jazz expérimental, ouvert aux influences multiples des musiques du monde.

En 1967, Ravi Shankar crée une école d'apprentissage de l'instrument à Los Angeles. Il se produit à cette occasion au Monterey Pop Festival (aux côtés de Jimi Hendrix, de Janis Joplin et des Who). Les recettes du festival seront reversées à des oeuvres caritatives. L'année suivante, il se produit au Festival d'Avignon, alors que la scène de l'incontournable rendez-vous théâtral français est envahie par des manifestants en rupture d'évènements parisiens. Imperturbable, le musicien, yeux clos, assis en tailleur à même le sol (comme le veut la tradition indienne), poursuit sa prestation au milieu des invectives et des slogans.

En 1969, son autobiographie (My Life, My Music) constitue, non seulement un éclairage inédit sur le parcours de cet artiste émérite, mais de plus la meilleure des initiations possibles aux multiples richesses de la musique indienne. La même année, il occupe la scène du festival de Woodstock, en compagnie de Canned Heat, du Grateful Dead, de Crosby, Stills & Nash ou encore Santana.

De 1970 à 1980, décennie flamboyante, Ravi Shankar croise la route musicale du violoniste Yehudi Menuhin, avec lequel il enregistre pas moins de trois disques (ce fils de rabbin new-yorkais n'en est pas à son coup d'essai de multiculturalisme, ayant déjà croisé l'archet avec le jazzman Stéphane Grappelli). Ravi Shankar compose à cette occasion des duos pour violon et sitar. Il joue également avec le flûtiste Jean-Pierre Rampal (grand collectionneur devant l'éternel d'instruments à vent en provenance de Chine ou des Balkans), signant pour l'aubaine la partition d'un Concerto pour Orchestre.

En 1971, il retrouve en studio le compositeur et chef d'orchestre américain André Previn (pour l'historique Concert for Sitar). En 1974, il donne des concerts avec des musiciens japonais (le maître du koto Musumi Miyashita), ainsi que le fils de son maître Ustad Allauddin Khan, praticien du sarod.

En 1979 naît sa fille Norah Jones, qui grandira loin de tout tumulte médiatique, au côté de sa mère texane. Dès le début des années 80, son fils Shubbo (qui décèdera prématurément) vient le rejoindre sur scène. C'est assez naturellement que Ravi Shankar collabore à des musiques des films de l'Indien Satyajit Ray (qu'on peut considérer comme l'équivalent cinématographique du musicien... à moins que ce ne soit le contraire) : La Complainte du Sentier, L'Invaincu ou Le Monde d'Apu constituent quelques-unes de ses plus brillantes musiques à programmes.

En 1981, sa deuxième fille, Anoushka, vient au monde : elle sera le seul exemple de femme à parvenir à se frayer un chemin dans le très périlleux cercle des instrumentistes indiens : belle et talentueuse, elle reste au sitar la plus brillante des héritières de son père. En 1982, il signe la partition du Gandhi de Richard Attenborough (huit Oscars, dont celui du meilleur acteur pour Ben Kingsley), mais les Américains préfèrent confier l'édition réservée à leur marché intérieur au compositeur britannique George Fenton. Ravi Shankar est néanmoins à cette occasion, à la fois nominé pour un Oscar et pour un Grammy.

En 1987, le joueur de sitar rejoint Private Music, label de Peter Baumann (du groupe de musique électronique et planante allemand Tangerine Dream) et se frotte pour la première fois aux synthétiseurs et à l'inspiration du New Age (album Tana Mana). Il retrouve George Harrisson dans le Ravi Shankar Project et assure en 1988 une nouvelle tournée en URSS, pour laquelle il mobilise 140 musiciens indiens et russes (album Ravi Shankar Inside the Kremlin).

En 1988, il épouse Sukanya Ranjan. En 1989, Shankar compose un spectacle multidisciplinaire (Ghanashay - A Broken Branch) mêlant théâtre, danse et musique, Orient et Occident, avec lequel il assure une nouvelle tournée en Angleterre (Birmingham) : c'est l'occasion pour lui de fêter son cinquantième anniversaire de concerts publics.

En 1990, il édite un nouveau disque, composé pour orchestre indien et occidental, cette fois-ci en compagnie du compositeur de musique répétitive et contemporaine américain Philip Glass (Passages). En 1997, l'album Chants of India (produit par George Harrison, qui y joue également de la guitare et de la basse), constitue un bel hommage, via des cantiques épurés ou des inédits composés dans l'esprit de la tradition, à la spiritualité indienne.

En 2008, il devait donner, en compagnie de sa fille, deux concerts parisiens, à la Cité de la Musique et à la Salle Pleyel et se produire à Londres et Barcelone. A l'âge de 88 ans, Ravi Shankar a annulé ces soirées pour raisons de santé et les a reportées... en 2009...
Les Ors de la République
Ravi Shankar a naturellement généré le dépit, voire la jalousie ou l'envie, lorsqu'il a pris le risque d'expérimentations musicales hasardeuses ou qu'il a gravité avec constance dans la sphère d'influence des Beatles (il reste, après tout, l'homme qui enseigna le sitar à George Harrison). On peut considérer rétrospectivement que ce risque a brillamment nourri son inspiration et sa musique.

Son neveu Ananda Shankar, aujourd'hui décédé, a de même tenté, parfois avec succès, le rapprochement de l'electro et de la tradition musicale indienne. Mais ce sont essentiellement ses deux filles qui poursuivent la tradition familiale : Anoushka Shankar (née en 1981), compositrice, joue du sitar de manière exemplaire et accompagne son père dans toutes ses tournées. Elle lui a consacré une biographie pleine d'allant (Bapi, l'amour de ma vie). Son aînée est naturellement Norah Jones (née en 1979), chanteuse et star de la pop et du jazz.

Ravi Shankar est Commandeur des Arts et Lettres, Commandeur de la Légion d'Honneur et a été, en 1999, décoré de la Bharat Ratna, plus haute récompense honorifique civile indienne. Docteur honoris causa d'un nombre imposant d'universités, titulaire de quatorze doctorats, de deux Grammy Awards, d'une multitude de prix internationaux, de décorations britannique ou japonaise, il est membre honorifique de l'Académie américaine des Arts et des Lettres et s'est vu attribuer le Polar Music Prize (décerné en Suède et souvent considéré comme l'équivalent musical du Prix Nobel). Il est membre du Parlement indien. Il est naturellement fondateur et président de la Ravi Shankar Foundation, qui a pour objet la promotion de l'oeuvre du maître en particulier, et de la musique indienne à travers le monde en général.

Mais on peut considérer que, par-delà ses talents de compositeur, sa virtuosité instrumentale, sa passion pour la musique indienne et son goût pour les cultures du monde, Ravi Shankar reste l'un des plus parfaits symboles contemporains de l'ouverture à l'autre, de la compréhension entre les peuples et de l'humanisme. Le 11 décembre 2012, le maître contemporain du sitar indien s'éteint à l'âge de 92 ans après avoir donné un dernier concert le 4 novembre à Long Beach (Californie). Souffrant de problèmes pulmonaires et cardiaques depuis plusieurs années, il avait été opéré et placé sous assistance respiratoire dans un hôpital de San Diego.

De sa longue carrière commencée dans les années 1950, le grand public se souviendra de son influence sur le cours de la musique rock et notamment de ses prestations avec George Harrison, en compagnie des Beatles puis lors du Concert pour le Bangladesh (1972) et de ses apparitions aux festivals de Monterey en 1967 et de Woodstock à l'été 1969. Outre trois Grammy Awards, Ravi Shankar a reçu le prestigieux Polar Prize suédois en 1980 et a continué d'enregistrer jusqu'à sa mort. Son dernier album The Living Room Session (Part 1) avait été nommé pour un nouveau Grammy Award.

Christian Larrède

Liste de

26 albums

créée il y a environ 7 ans · modifiée il y a 9 mois
Music of India (Three Classical Ragas)
8.2

Music of India (Three Classical Ragas) (1956)

Sortie : 1956 (France). Folk, World, & Country, Indian Classical

Album de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Son premier album où l'on découvre trois ragas dans la plus pure tradition ... chaque raga ayant sa propre saveur subtile et sa couleur particulière ... une parfaite introduction à la musique indienne.

The Sounds of India
6.8

The Sounds of India (1958)

Sortie : 1958 (France). Hindustani, Classical, Folk, World, & Country

Album de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

Enregistré en 1957, cet album se veut une introduction au raga indien pour un public occidental.

Dans la première plage, Ravi Shankar explique les rythmes et mélodies de la musique indienne. Suivent quatre ragas : Dadra, Máru-bihág, Bhimpalási et Sindhi-Bhairavi.

Music of India
8.3

Music of India (1962)

Sortie : 1962 (France).

Album de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

Le premier raga (Hamsadhwani) est court et est souvent joué en introduction d'une performance.

Le morceau instrumental qui suit (Dhun Kafi) est d'un ton plus léger.

Le second raga (Ramkali) développe tous les aspects d'un raga traditionnel.

Improvisations
-

Improvisations (1962)

Sortie : 1962 (France). Hindustani, Classical, Folk, World, & Country

Compilation de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

La pièce d'ouverture de ce second album est basée sur la musique de Shankar du film Pather Panchali (1955) de Satyajit Ray, avec le flûtiste Bud Shank jouant à la manière indienne.

La seconde pièce que Shankar a composé "Fire Night" est influencée par les incendies de 1961 à Los Angeles. Il dirige les musiciens de jazz Bud Shank (flûte), Dennis Budimir (guitare), Louis Hayes (batterie) et Gary Peacock (basse) improvisant sur des percussions indiennes.

Les ragas de conclusion sont de style indien classique: le premier raga, Kirvani, d’origine sud-indienne est court et le second, Rageshri, d’origine nord-indienne développe les trois étapes d'un raga traditionnel (Alap, Jor et Gat). Ce disque, de par sa diversité, est une bonne introduction à l'univers de Ravi Shankar.

Ravi Shankar In Concert
7.8

Ravi Shankar In Concert (1962)

Sortie : 1962 (France). Hindustani, Folk, World, & Country, Indian Classical

Album de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

Deux ragas enregistrés en concert.

Le premier "Madhuvanti" évoquant la chaleur étouffante de l'après-midi indien. Après une courte introduction (Alap) il improvise dans des rythmes, d'abord lent, puis moyen pour terminer de manière rapide (gat).

Le second raga "Dhun in Mishra Mand" est plus austère, et de par sa grande difficulté est rarement joué.

India's Master Musician
7.9

India's Master Musician (1958)

Sortie : 1958 (France). Folk, World, & Country

Album de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 10/10.

Annotation :

1963

Cet album constitue une excellente introduction à la musique hindoue car il présente cinq morceaux très différents. La particularité étant que Ravi Shankar nous les présente dans des versions abrégés de maximum un quart d'heure alors que les versions en concert peuvent durer jusqu'à deux heures.

India's Master Musician a été enregistré à Hollywood en 1963. Ses cinq morceaux mélangent des mélodies indiennes traditionnelles et des thèmes originaux de Shankar dans des masses musicales tourbillonnantes dont les états émotionnels couvrent toute la gamme du désir à l'extase de l'amour.

The Master Musicians of India
8

The Master Musicians of India (1964)

Sortie : septembre 1964 (France). Folk, World, & Country

Album de Ravi Shankar et Ali Akbar Khan

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

Un album fondamental par les deux musiciens responsables de l'ouverture de la musique indienne au monde occidental. Ils jouent ici deux ragas, Ali Akbar Khan au sarod à la sonorité plus chaude, Ravi Shankar au sitar au son plus cristallin. Le tout, bien sûr, accompagné par les traditionnels tablas et tanpura.

Portrait Of Genius
7.6

Portrait Of Genius (1965)

Sortie : 1965 (France). Hindustani, Classical, Folk, World, & Country

Album de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 8/10.

Annotation :

Six courtes pièces musicales démontrant la diversité des compositions de Ravi Shankar suivies d'un superbe raga. Le tout étant une porte d'entrée idéale à son monde subtil.

Shree / Sindhu Bhairavi
-

Shree / Sindhu Bhairavi (1965)

Sortie : 1965 (France). Hindustani, Folk, World, & Country, Indian Classical

Album de Ravi Shankar et Ali Akbar Khan

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

On peut entendre ici une interprétation remarquable de deux ragas anciens et des plus populaires par les deux maîtres, scellant ainsi leur seconde collaboration discographique.

West Meets East
-

West Meets East (1966)

Sortie : 1966 (France). Jazz, Classical, Folk, World, & Country

Album de Yehudi Menuhin et Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

Une rencontre au sommet et première collaboration entre ces deux musiciens de culture différente ... le violoniste américain Yehudi Menuhin et Ravi Shankar s'entraînent mutuellement sur des sommets rarement atteints. Dommage que ce n'est que sur deux morceaux assez courts, respectivement 4 et 9 minutes, les deux autres étant un raga assez court de 11 minutes et une sonate pour violon et piano d'Enescu.

Sound of the Sitar
8

Sound of the Sitar (1967)

Sortie : 1967 (France). Hindustani, Classical, Folk, World, & Country

Album de Ravi Shankar et Alla Rakha

PiotrAakoun a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Alla Rakha est considéré comme un des plus grands joueurs de tablâ du XXe siècle. Il a souvent accompagné Ravi Shankar, notamment à Woodstock en 1969.

Cet album était le premier de Ravi Shankar que George Harrison entendait. C'est l'album qui l'a plongé dans la musique indienne, le sitar et toute la culture spirituelle hindoue/indienne.

Ravi Shankar At The Monterey International Pop Festival (Live)
8.2

Ravi Shankar At The Monterey International Pop Festival (Live) (1967)

Sortie : 1967 (France).

Live de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

L'apparition de Ravi Shankar au Monterey International Pop Festival a marqué un point culminant dans la popularité de la musique classique indienne en Occident, à une époque où des groupes de rock tels que les Beatles, les Byrds et les Rolling Stones avaient de plus en plus adopté certains aspects du genre dans leur travail.

Ajoutant à la réputation de Shankar parmi la jeunesse occidentale, il était devenu célèbre pour son rôle de professeur de sitar auprès de George Harrison, le guitariste principal des Beatles. Le festival de Monterey était la première représentation de Shankar lors d'un événement rock, ainsi que le premier événement à combiner les divers éléments de la musique populaire contemporaine.

Shankar était accompagné tout au long de l'enregistrement par son joueur de tabla habituel, Alla Rakha, qui interprèta un solo frénétique de cinq minutes lors de ce concert.

In San Francisco
-

In San Francisco (1967)

Sortie : 1967 (France).

Album de Ravi Shankar

A Morning Raga / An Evening Raga
-

A Morning Raga / An Evening Raga (2001)

Sortie : 2001 (France). Hindustani

Album de Ravi Shankar

West Meets East: The Historic Shankar/Menuhin Sessions
8.1

West Meets East: The Historic Shankar/Menuhin Sessions (1999)

Sortie : 1999 (France). Hindustani

Compilation de Ravi Shankar

In New York (Live)
-

In New York (Live) (1967)

Sortie : 1967 (France). Hindustani, Classical, Folk, World, & Country

Live de Ravi Shankar

A Sitar Recital
-

A Sitar Recital (1968)

Sortie : 1968 (France).

Album de Ravi Shankar

Ravi Shankar's Music Festival From India
-

Ravi Shankar's Music Festival From India (1976)

Sortie : 19 mars 1976 (France).

Album de Ravi Shankar

Raga Tala
-

Raga Tala

Sortie : 0001 (France).

Album de Ravi Shankar

PiotrAakoun a mis 9/10.

Annotation :

1979

La musique classique indienne est basée sur 2 composantes principales : le râga (le thème mélodique) et le tala (le thème rythmique).

Une courte intro hypnotique est ici suivie de deux ragas entrecoupés par une composition plus légère, romantique et lyrique (tala).

Chappaqua (OST)
-

Chappaqua (OST) (1966)

Sortie : 1966 (France). Soundtrack, Stage & Screen, Free Improvisation

Bande-originale de Ravi Shankar

Song of God: Bagavad Gita
-
The Genius of Ravi Shankar
7.7

The Genius of Ravi Shankar (1968)

Sortie : 1968 (France). Hindustani, Classical, Folk, World, & Country

Compilation de Ravi Shankar

Charly (OST)
-

Charly (OST) (1968)

Sortie : 1968 (France). Soundtrack, Fusion, Stage & Screen

Bande-originale de Ravi Shankar

PiotrAakoun

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