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18 films

créée il y a 4 mois · modifiée il y a 15 jours
Ze Inconnus Story : Au secours tout va mieux !
8.3

Ze Inconnus Story : Au secours tout va mieux ! (1989)

1 h 30 min. Sortie : 1989 (France).

Spectacle de Jacques Décombe et Les Inconnus

Alfred Tordu a mis 8/10.

Annotation :

Rassuré de voir que Les Inconnus sont toujours aussi drôles malgré le poids des années. Leurs sketchs ont beau être imprégnés d’un racisme et d’une misogynie ordinaires, on sent bien que leur humour lui, ne repose que rarement là-dessus. Le trio pratiquant avant tout un comique de caractères, basé sur des personnages extravagants magnifiquement incarnés, un sacré sens de la formule et du bon mot, ainsi qu’une précision rythmique à toute épreuve.

Ça n’empêche tout de même pas certains sketchs d’avoir sacrément mal vieillis. Legitimus fait un peu trop office de caution pour justifier toutes les pires caricatures racistes, de même que certains personnages, utilisés pour balancer des vannes bien rasclardes qui ne feront clairement rire qu’une minorité de personnes (quoi que pas si minoritaire aujourd’hui).

Mais aller, on peut mettre ça sous le compte de l’époque. D’autant que, comme avec Coluche, les personnages sont tellement bien campés, qu’ils sont drôles par eux-mêmes. Pas besoin de connaître l’archétype caricaturé ou d’être en accord avec sa représentation pour l’apprécier. Et c’est cette qualité rare qui leur permet d’être, à la fois très ancré dans leur époque et en même temps, complètement intemporel.

Puis faut aussi saluer l’ambition d’un spectacle de 2h sans temps mort, avec pléthore de costumes, accessoires et décors en tout genre ; le tout porté par une remarquable mise en scène, donnant toute son efficacité comique aux nombreux gags visuels du show, notamment dans cet étonnant sketch muet, racontant une journée ordinaire dans la France des années 80, avec toutes les couches sociales qui la compose. Qui peut se targuer de faire aussi bien aujourd’hui ? Et il se s’agit là que de leur premier spectacle, le meilleur reste encore à venir.

Décalages
6.2

Décalages (1997)

1 h 30 min. Sortie : 4 mars 1997 (France).

Spectacle de Isabelle Nanty et Jean-Louis Cap

Alfred Tordu a mis 4/10.

Annotation :

Ce spectacle revêt un caractère très personnel pour Gad Elmaleh qui y raconte son histoire et met en scène tous les personnages ayant jalonné son parcours de vie. Des caractères haut en couleur que l’humoriste incarne par ailleurs avec beaucoup de conviction, apportant à chacun d’entre eux une voix, une gestuelle et une expressivité différentes. Et pourtant, on rit assez peu. La faute à une écriture brouillonne que l’acting de Gad ne parvient pas à compenser.

Passant trop souvent d’un personnage à l’autre sans réellement de transitions. Certains se retrouvent mieux servit que d’autres et malheureusement, soit on accroche au perso et à la situation qui lui est affiliée, soit on reste en dehors et alors, le temps semblera très long.

Il faut donc le voir comme une première œuvre très inégale, d’un artiste bourré de talent, mais qui se cherche encore un style et une écriture. Heureusement qu’il aura ensuite la bonne idée de chercher l’inspiration chez la concurrence.

Elie Kakou au Point Virgule
7.3

Elie Kakou au Point Virgule (1992)

Sortie : 1992 (France).

Spectacle

Alfred Tordu a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Je craignais de revoir ce spectacle mais c’était encore mieux que dans mes souvenirs. C’est fou de voir Elie Kakou transcender ce qui pourrait n’être qu’un vulgaire spectacle de Club Med ; uniquement avec des personnages parfaitement campés, de très bonnes catchphrases placées au bon moment, une énergie débordante, ainsi qu’un excellent tempo comique.

Oh ben oui
6.5

Oh ben oui (1990)

Sortie : 1990 (France).

Spectacle de Jean-Marie Bigard

Alfred Tordu a mis 3/10.

Annotation :

A part le cultissime sketch de la chauve-souris et le running gag autour de Philippe Feuillebois, ce premier spectacle n’est qu’un assemblage de situations et de blagues convenues, récitées par un Jean-Marie Bigard au phrasé trop mécanique. On est encore loin du fou du bus vulgos et grimaçant qu’il deviendra par la suite.

Les Chevaliers du Fiel au Palais des Glaces
-

Les Chevaliers du Fiel au Palais des Glaces (1997)

1 h 25 min. Sortie : 1997 (France). Comédie musicale

Spectacle de Les Chevaliers du Fiel

Alfred Tordu a mis 1/10.

Annotation :

La preuve qu’un spectacle de Club Med ne peut pas fonctionner sans un minimum de talent. Les deux toulousains enchaînent les personnages farfelus et leurs chansons à la con, sans jamais nous faire décrocher un sourire. Il n’y a tellement pas de malice dans l’écriture, ni aucune facétie dans leur interprétation, qu’on peine sérieusement à voir où et quand on serait censé rigoler ; ni ce que le public dans la salle a pu prendre pour être aussi réceptifs.

Mais le pire étant ces 20 dernières minutes de PMU, où le duo enchaîne les pires blagues sexistes, racistes et homophobes ; le tout sans aucune distance ni recul critique avec leurs personnages de gros beaufs.

A se demander comment une merde pareille a pu lancer une carrière aussi prolifique. Y a même pas le chant des municipaux qui fait les beaux jours de Rire et Chansons depuis une trentaine d’années.

Authentique
7.1

Authentique (2023)

1 h 40 min. Sortie : 2023 (France). Comédie, Sketches

Spectacle de Arnaud Emery

Alfred Tordu a mis 2/10.

Annotation :

Alors lui, c’est vraiment la quintessence du kéké. Il me rappelle tellement de beaux parleurs croisés en soirée qui voulaient absolument paraître intelligent, même quand ils racontaient que de la grosse merde. Ses observations sur le monde, la société ou l’humain ne sont pas dénuées de pertinence, voire de drôlerie ; mais la logorrhée verbale qu’il emploie pour énoncer des évidences et les rendre plus intelligentes qu’elles ne le sont, ont le don de m’exaspérer.

En plus, il a beau ironiser là-dessus, ça se sent qu’il s’adore, se regarde jouer en permanence et saisit la moindre occasion pour se mettre en valeur. Persuadé que sa tronche sur grand écran suffira à déclencher l’hilarité. Mais vu les réactions de ses adeptes, il n’a peut-être pas tort après tout. En tout cas, ces 85 minutes d’égo-trip m’ont semblé interminables.

Au moins, aucun problème de para-social avec lui. C’est typiquement le genre de gonz avec qui je n’ai absolument pas envie d’être pote.

Mimie Mathy au Splendid
-

Mimie Mathy au Splendid (1994)

1 h 30 min. Sortie : 1994 (France). Comédie

Spectacle de Pierre Palmade et Mimie Mathy

Alfred Tordu a mis 2/10.

Annotation :

Une écriture médiocre au service d’un personnage antipathique que l’on ne prend jamais de plaisir à détester. C’est comme si Palmade (co-auteur du spectacle) avait recyclé ses sketchs refusés par Muriel Robin, tant les deux styles sont proches. Mais le misscast est total pour Mimie Mathy qui n’a pas du tout le truc pour interpréter une relou attachiante. Elle s’épanouira davantage dans le rôle de Joséphine Ange Gardien quelques années plus tard.

Maxime  au théâtre Sébastopol
-

Maxime au théâtre Sébastopol (2002)

1 h 25 min. Sortie : 17 octobre 2002. Comédie, Sketches

Spectacle de Emmanuel Carriau

Alfred Tordu a mis 1/10.

Annotation :

Pas étonnant qu’on ait complètement oublié cette ancienne star du rire. N’en déplaise au petit maxou, enchaîner les blagues de beaufs pendant 1h20 ne fait pas de toi un humoriste subversif. Surtout quand tu n’as aucun sens du rythme et que tu n’es pas doué pour les grimaces. Pas grand-chose de plus à en dire. C’est juste un mix raté entre Jean Dujardin et Dany Boon.

Bien dégagé autour des oreilles
6.8

Bien dégagé autour des oreilles (1988)

1 h 33 min. Sortie : 1988 (France).

Spectacle de Alain Mallet

Alfred Tordu a mis 6/10.

Annotation :

Des sketchs inégaux qui n’ont pas toujours bien vieillis, autant dans leurs références culturelles que dans leur humour noir parfois très limite. A l’image de cet horrible final, où un personnage détaille pendant 10 longues minutes les violences quotidiennes qu’il inflige à son épouse.

Le duo est bien meilleur lorsqu’il reste sur le terrain de l’absurde et ça tombe bien, vu que 80% de leurs sketchs reprennent la formule du “Perroquet mort“ des Monty Phytons, avec un employé neuneu répondant de manière absurde aux demandes d’un client abasourdi par la connerie de son interlocuteur. Cela donne des petits chefs d’œuvre, comme le cultissime Train pour Pau, et d’autres plus oubliables, surtout quand Chevalier tient le rôle de l’Auguste.

Il faut le dire, c’est clairement Laspalès la force du duo. Entre ses petites mimiques bien senties, son phrasé inimitable et son sens inné du tempo comique ; le gars vole constamment la vedette, même lorsqu’il est censé être le clown blanc du sketch.

Patrick Timsit au Palais des Glaces
-

Patrick Timsit au Palais des Glaces (1993)

1 h 28 min. Sortie : 1993 (France). Comédie

Spectacle de Jacques Décombe

Alfred Tordu a mis 2/10.

Annotation :

Déjà que je ne suis pas fan de stand up, mais alors quand c’est pour écouter un vieil edgy de 40 balais balancer horreurs sur horreurs pendant 1h20, ça devient vite insoutenable. Surtout qu’à l’instar de Muriel Robin, le jeu de Timsit et son débit de parole finissent par taper sur les nerfs. Après vu le pool d’auteurs à l’écriture (rien de moins que trois anciens des Guignols), le spectacle a pour lui une poignée de bons mots, mais au service de quoi ? La provocation devient une fin en soit, comme chez Arthur ou Michael Youn. Et si plus jeune, j’aurais sûrement été plus client de cet humour, aujourd’hui je le trouve trop facile, surtout quand ce sont toujours les mêmes que l’on prend pour cible.

Les Vamps
6.4

Les Vamps (1993)

1 h. Sortie : 1993 (France).

Spectacle de Les Vamps et Jimmy Levy

Alfred Tordu a mis 3/10.

Annotation :

Les deux comédiennes ont beau maîtriser leurs personnages à la perfection, je suis resté de marbre face à ce comique de caractères ringard et balourd. D’autant que l’éditeur a eu l’idée saugrenue de remonter le spectacle en compilant des bouts de sketchs dans le désordre, nous privant ainsi de leur contexte et de leur construction initiale, ce qui n’aide vraiment pas à rentrer dans leur univers ou à s’attacher aux personnages.

Les Talons devant
-

Les Talons devant (1997)

1 h 25 min. Sortie : 1997 (France).

Spectacle de Jean-Michel Ribes et Patrick Bosso

Alfred Tordu a mis 6/10.

Annotation :

J’ai mis un peu de temps pour m’habituer au phrasé pas super naturel de Patrick Bosso, mais il a réussi à m’avoir à partir de son sketch sur les différences d’accent entre parigos et marseillais. En tant que languedocien, c’est un humour qui me parle. On sent que le gars connaît son sujet et qu’il s’amuse à tourner en dérision toutes les excentricités de sa terre natale, comme ont pu le faire Pagnol ou Dany Boon avant lui.

Eric Collado : Quand t'es gros, t'es beau !
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Eric Collado : Quand t'es gros, t'es beau ! (1997)

1 h 30 min. Sortie : 1997 (France).

Spectacle de Éric Collado

Alfred Tordu a mis 3/10.

Annotation :

Collado a beau avoir un fort capital sympathie, son spectacle contient trop de déchets pour mériter la moyenne. On sent trop l’accumulation de blagues sur un même sujet, au lieu de sketchs bien construits où chaque vanne serait parfaitement amenée. Surtout que la plupart ne sont vraiment pas oufs, extrêmement datées voire très cringes.

Michel Boujenah : L'Ange Gardien
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Michel Boujenah : L'Ange Gardien (1991)

1 h 48 min. Sortie : 1991 (France).

Spectacle de Michel Boujenah

Alfred Tordu a mis 3/10.

Annotation :

Le spectacle est à l’image de son auteur. Suffisamment singulier pour qu’on l’identifie, mais pas assez bon pour qu’on s’en souvienne. Cette histoire d’ange gardien faisant office de fil rouge n’apporte finalement pas grand-chose à l’écriture, hormis quelques passages larmoyants à la mise en scène over dramatique. Boujenah met à profit son excellent cardio dans ces 2h de One Man sans temps mort, mais déjà que le texte n’est pas très drôle, on sent qu’il exécute mécaniquement une chorégraphie apprise par cœur, sans réellement l’incarner. Les meilleurs moments étant justement les passages improvisés. Quand Boujenah sent l’humeur de la salle et rebondit sur les réactions du public. Autrement, ce n’est qu’un flot ininterrompu de gesticulations criardes, où l’humoriste enchaîne les sujets et les personnages sans nous embarquer une seule seconde dans son délire.

Thierry Le Luron au Théâtre Marigny
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Thierry Le Luron au Théâtre Marigny (1980)

1 h 53 min. Sortie : 1980 (France). Comédie

Spectacle de Andre Flederick et Thierry Le Luron

Alfred Tordu a mis 5/10.

Annotation :

40 ans après sa mort, personne n’arrive à la cheville de Thierry Le Luron. Même Yves Lecoq fait figure d’imitateur de cabaret à coté de ce caméléon vocal. Un chanteur d’exception, à l’aise dans tous les genres musicaux et capable de reproduire n’importe quelle voix avec une précision chirurgicale. Sans l’image, on aurait du mal à croire que tout cela ne soit l’œuvre que d’une seule personne, tant le timbre et la prosodie diffèrent d’une interprétation à l’autre. Pas besoin de connaître les personnalités brocardées, il suffit de le voir modifier sa voix et sa gestuelle, pour deviner à quoi peut bien ressembler le modèle. Et c’est presque rageant de voir un tel talent au service d’une écriture aussi médiocre.

Non seulement les blagues ne volent pas haut, mais en plus, vu l’âge du spectacle, la plupart de ses références sont complètement désuètes. Ben oui, difficile de comprendre une vanne quand elle a pour objet un mec mort et oublié de tous depuis plus de 30 ans. A vouloir tourner en dérision ses contemporains, le spectacle est resté bloqué dans son époque, le rendant hermétique à toute personne née après les années 80. C’est sans doute pour ça que Le Luron est si peu connu des jeunes générations alors qu’il reste une légende du rire pour nos darons.

Pourtant, même si il a incontestablement mal vieillit, je ne suis pas resté insensible à ce show musical de 2h, porté par l’énergie débordante de sa vedette, elle-même soutenue par pléthore de costumes, accessoires en tous genre et ce fucking orchestre d’une dizaine de musiciens. Son talent d’incarnation est tel, qu’il lui suffit d’appuyer les tics et caractères de ses alters egos pour nous faire rire. Les personnages devenant alors drôles par eux-mêmes, et non plus pour l’image qu’ils renvoient de leurs modèles. Hélas, comme l’écriture ne suit pas, on ne rie que quelques secondes après la découverte du personnage, avant de soupirer pendant le reste de son apparition.

Demaison s'envole
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Demaison s'envole (2007)

1 h 15 min. Sortie : 6 décembre 2007 (France).

Spectacle de Éric Théobald et Samuel Le Bihan

Alfred Tordu a mis 3/10.

Annotation :

A l’instar du premier spectacle de Gad Elmaleh, Demaison retrace son histoire en interprétant toutes les fortes personnalités croisées sur sa route. La démarche est louable, d’autant que le gars a un parcours atypique, ayant basculé de la finance au cours Florent après avoir assisté depuis son bureau aux attentats du World Trade Center. Hélas, il n’a pas le talent de son modèle, se contentant de singer grossièrement ses personnages avec un répertoire de grimaces, certes travaillées, mais plus gênantes que réellement drôles.

Anne Roumanoff - Bernadette calme-toi !
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Anne Roumanoff - Bernadette calme-toi ! (1989)

1 h. Sortie : 1989 (France).

Spectacle de Anne Roumanoff

Alfred Tordu a mis 2/10.

Annotation :

Vu la longévité de cette meuf que personne ne semble apprécier, je me suis toujours demandé si elle avait déjà été drôle à ses débuts. La preuve que non du coup.

Popeck à l'Olympia
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Popeck à l'Olympia (1990)

Sortie : 1990 (France).

Spectacle de Popeck

Alfred Tordu a mis 6/10.

Annotation :

Je m’attendais à un truc bien ringard et en fait, c’est du bon humour de vieux. Le même genre de blagues inoffensives mais bien trouvées que sortaient mes grands-parents. La réussite du spectacle doit beaucoup au jeu de Popeck qui tient à merveille son personnage de vieux grincheux, s’insurgeant contre les absurdités de la vie quotidienne, à coup de punchlines incisives et autre jeux de mots plus ou moins tarabiscotés.

Alfred Tordu

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