Cover TARTAKOVSKY Genndy - Critiques & Annotations

TARTAKOVSKY Genndy - Critiques & Annotations

Liste de 1 film créée il y a 4 jours · modifiée il y a 4 jours
Hôtel Transylvanie
6.1

Hôtel Transylvanie (2012)

Hotel Transylvania

1 h 31 min. Sortie : 13 février 2013 (France). Animation, Comédie, Fantastique

Long-métrage d'animation de Genndy Tartakovsky

SimBoth a mis 6/10.

Annotation :

(Vu le 16/10/26)

"Hôtel Transylvanie" est une œuvre qui détourne de façon parodique et cartoonesque les monstres les plus célèbres du cinéma fantastique hollywoodien et en particulier Dracula. Depuis la perte de son épouse, Dracula surprotège sa petite fille et refuse qu'elle sorte au-delà de son immense château à cause des humains qui sont la cause de la perte de sa bien-aimée. Lors d'un énième anniversaire, elle voudrait pouvoir s'émanciper au-delà de ce qu'elle connaît. Sans le vouloir, le comte va faire rentrer un humain crétin et envahissant mais ayant de la bonne volonté dans son château, transformé pour l'occasion en hôtel pour les monstres, eux-mêmes effrayés par les humains et croyant dur comme fer à la propagande de Dracula.

Cette grande réunion de freaks détournés (un Dracula en papa gâteau, un monstre de Frankenstein qui se démembre sans cesse, une momie bedonnante et libidineuse, un homme invisible coquet alors que personne ne le voit, un père loup-garou au bord du burn-out, car il doit gérer de nombreux enfants, etc.) est sûrement l'élément le plus enthousiasmant et convaincant puisqu'ils sont présentés comme des êtres aux problèmes similaires à ceux du commun des mortels. Riche en petits détails visuels et porté par un rythme endiablé et survitaminé, Genndy Tartakovsky utilise la profondeur de la 3D pour produire des trouvailles cocasses et déjantées en utilisant à bon escient son décorum gothique. Il y injecte un mouvement frénétique et des chorégraphies virevoltantes dans des espaces pourtant restreints. La bonne humeur, gentiment impertinente, ironique et scabreuse, est continuellement au rendez-vous, portée par une animation rigoureuse et une galerie de personnages réjouissants et hauts en couleur.

Malheureusement, le film veut surtout plaire aux adolescents : la love story entre la fille de Dracula et cet humain introduit un sentimentalisme peu inspiré et obscurcit ce qui était le plus intéressant, c'est-à-dire le drôle de pêle-mêle monstrueux. "Hôtel Transylvanie" se moque lui-même de "Twilight" alors que la romance ado de son récit ne vaut pas mieux. Par ailleurs, de façon niaise et prévisible, Dracula apprend finalement que les humains ne sont pas tous mauvais et qu'il faut laisser respirer sa progéniture pour qu'elle puisse s'émanciper. Enfin, le plaisir est également gâché par une musique pop-rock réellement indigeste qui renforce l'impression d'un film conçu pour les « djeuns ».