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Théodicée

Le mystère du mal dans l’histoire occidentale

Liste de 60 livres créée il y a 13 jours · modifiée il y a 5 jours
Iliade
7.9

Iliade

(traduction Mario Meunier)

Ἰλιάς

Sortie : 1943 (France). Mythes & épopée

livre de Homère

Corpsetbiens l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Chant XXIV

"Les dieux ont destiné les faibles humains à vivre dans la douleur : eux seuls sont exempts de soucis et de larmes. Deux tonnes remplies de tous les dons destinés aux mortels sont placés sur le seuil du palais de Jupiter ; dans l'une sont les maux, dans l'autre sont les biens. Celui pour qui le maître de l'Olympe puise également dans ces deux vases et entremêle les dons, éprouve tantôt le mal et tantôt le bien. Mais celui qui ne reçoit des présents que de la tonne funeste, reste toute sa vie exposé aux outrages ; la faim dévorante le poursuit sur la terre fertile, et il erre en tous lieux, méprisé par les hommes et par les immortels."

Le Livre de Job
8

Le Livre de Job

ʾIyyōḇ

Sortie : 1858 (France). Poésie, Récit

livre

Corpsetbiens l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Chapitres 38 à 42

Job n'apporte pas de réponse rationnelle. Le mystère du mal est une impasse qui débouche sur la transcendance :

"Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas."

Tragédies complètes
8.2

Tragédies complètes

Théâtre

livre de Eschyle

Annotation :

Orestie (Agamemnon, Euménides)

Agamemnon : "Zeus conduit les hommes dans la voie de la sagesse, et il a décrété qu'ils posséderaient la science par la douleur. Le souvenir amer de nos maux pleut tout autour de nos cœurs pendant le sommeil, et, malgré nous, la sagesse arrive. Et cette grâce nous est faite par les Daimones assis dans les hauteurs vénérables."

"Si quelqu'un nie que les Dieux s'inquiètent des mortels qui foulent aux pieds l'honneur des lois sacrées, celui-là n'est point un homme pieux."

"O bienheureuse lumière de ce jour qui m’a apporté la vengeance! Maintenant, je croirai qu’il est des Dieux vengeurs qui regardent d’en haut les misères des hommes! Je vois, en effet, cet homme étendu mort dans la robe des Érinnyes, et cela m’est doux, car il a expié les fureurs de son père."

en Fragments : "Dieu chez les mortels fait naître le crime quand il veut ruiner entièrement une maison."

Timée
7.2

Timée

Τίμαιος

Sortie : janvier 1986 (France). Essai, Philosophie

livre de Platon

Annotation :

"Disons la cause qui a porté le suprême ordonnateur à produire et à composer cet univers. Il était bon ; et celui qui est bon, n'a aucune espèce d'envie. Exempt d'envie, il a voulu que toutes choses fussent, autant que possible, semblables à lui-même. Quiconque, instruit par des hommes sages, admettra ceci comme la raison principale de l'origine et de la formation du monde, sera dans le vrai. Dieu voulant que tout soit bon et que rien ne soit mauvais, autant que cela est possible, prit la masse des choses visibles qui s'agitait d'un mouvement sans frein et sans règle, et du désordre il fit sortir l'ordre, pensant que l'ordre était beaucoup meilleur. Or, celui qui est parfait en bonté n'a pu et ne peut rien faire qui ne soit très bon."

"Quand Dieu eut donné ces lois aux âmes pour ne pas être à l'avenir responsable de leurs fautes, il répandit les unes sur la terre, les autres dans la lune et le reste dans les autres organes du temps. Après cette distribution, il laissa aux jeunes dieux le soin de façonner les corps mortels, d'ajouter à l'âme humaine tout ce qui lui manquait, et de diriger, autant que possible, cet animal mortel dans la voie la meilleure et la plus sage, à moins qu'il ne devienne lui-même l'artisan de son malheur."

"L'auteur de ce qu'il y a de plus beau et de plus excellent parmi les choses qui ont eu un commencement, prenait tous ces éléments, tels que nous venons de les montrer et que la nécessité les lui donnait, lorsqu'il engendrait le Dieu accompli qui se suffit à lui-même ; il employait toutes ces causes pour auxiliaires, mais il mit lui-même le bien dans toutes les choses engendrées. C'est pour cela qu'il faut distinguer deux sortes de causes, l'une nécessaire et l'autre divine; et nous devons chercher en toutes choses la cause divine, pour jouir d'une vie heureuse autant que notre nature le comporte : mais nous devons aussi étudier les causes nécessaires en vue de la cause divine elle-même, nous persuadant que sans elles il est impossible de comprendre cet objet suprême de nos études, ou de le connaître même de quelque façon que ce soit."

La République
7.4

La République

(traduction Georges Leroux)

Politeía

Sortie : 22 juin 2016 (France). Essai, Philosophie

livre de Platon

Annotation :

Livre II (379-380)

Livre X (le mythe d'Er)

"Donc, lorsqu'ils arrivèrent, il leur fallut aussitôt se présenter à Lachésis. Et d'abord un hiérophante les rangea en ordre; puis, prenant sur les genoux de Lachésis des sorts et des modèles de vie, il monta sur une estrade élevée et parla ainsi : « Déclaration de la vierge Lachésis, fille de la Nécessité. Âmes éphémères vous allez commencer une nouvelle carrière et renaître à la condition mortelle. Ce n'est point un génie qui vous tirera au sort, c'est vous-mêmes qui choisirez votre génie. Que le premier désigné par le sort choisisse le premier la vie à laquelle il sera lié par la nécessité. La vertu n'a point de maître : chacun de vous, selon qu'il l'honore ou la dédaigne, en aura plus ou moins. La responsabilité appartient à celui qui choisit, Dieu n'est point responsable. »"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_d%27Er

Les Lois
7

Les Lois

Sortie : février 2006 (France). Essai, Philosophie

livre de Platon

Annotation :

Livre X

"Essayons de persuader à ce jeune homme par nos paroles que celui qui prend soin du tout a tout disposé pour le salut et la perfection du tout, que chaque partie souffre et fait autant que possible ce qu'il lui convient de souffrir et de faire, qu'il a chargé des chefs d'étendre leur surveillance jusqu'aux plus minces affections ou actions de chaque individu, et qu'il a poussé ses soins jusqu'au plus petit détail. La petite portion qu'est ta personne, si chétive qu'elle soit, malheureux, est toujours tournée et tend vers le tout. Mais tu ne te rends pas compte que toute génération se fait en vue du tout, afin qu'il ait une vie heureuse, et que tu n'es pas né pour toi, mais pour l'univers. Tout médecin, en effet, tout artisan habile ne fait rien qu'en vue d'un tout, tendant au bien commun, et il rapporte la partie au tout, et non le tout à la partie. Et tu murmures, parce que tu ignores que ce qui t'arrive est le meilleur pour le tout et pour toi, selon les lois de l'existence universelle. Puis donc que l'âme, toujours unie tantôt à un corps, tantôt à un autre, éprouve toutes sortes de changements soit par sa propre volonté, soit par l'action d'une autre âme, il ne reste à celui qui dispose les pions de l'échiquier qu'à mettre dans une meilleure place l'âme de la meilleure qualité, et dans une moins bonne celle qui est d'une qualité inférieure, selon ce qui convient à chacune, pour qu'elle ait le lot qui lui revient.
(...)
Voici ce que je veux dire. Notre roi, faisant réflexion que toutes les actions partent d'un principe animé et qu'elles sont mélangées de bien et de mal, que l'âme et le corps une fois nés sont indestructibles, mais non éternels, comme les dieux le sont selon la loi, car si l'un ou l'autre périssaient, il n'y aurait jamais plus de génération d'êtres vivants, et pensant que la nature du bien est d'être toujours utile, en tant qu'il vient de l'âme, tandis que le mal est toujours nuisible, notre roi, dis-je, voyant tout cela, a imaginé de placer chaque partie de manière à assurer le plus vite et le mieux possible dans le tout la victoire de la vertu et la défaite du vice. C'est en vue de ce tout qu'il a imaginé pour tous les êtres qui naissent successivement la place que chacun doit recevoir et occuper et dans quels endroits. Mais il a laissé à nos volontés les causes d'où dépendent les qualités de chacun de nous, car nous devenons généralement tels que nous désirons être, conformément aux inclinations de notre âme."

Les Stoïciens
8.1

Les Stoïciens

Sortie : 12 avril 1962 (France). Essai, Philosophie

livre de Cléanthe, Plutarque, Cicéron, Sénèque, Épictète, Marc-Aurèle et Diogène Laërce

Annotation :

Cléanthe, Hymne à Zeus

"Âme du monde omniprésente, en qui tout germe et se résout,
Rien sur la terre ou dans les cieux, sans ton vouloir rien ne peut être,
Et rien n’arrive, hors le mal, le mal que l’insensé fait naître.
Mais encor là, ta main se montre, et tirant l’ordre du chaos,
Ramenant l’informe à la forme et dégageant les biens des maux,
Des haines tu fais de la paix, et des discorde une harmonie,
En sorte que ta loi toujours régit la nature infinie."

Oeuvre philosophique
-

Oeuvre philosophique

Tome 2

Essai

livre de Chrysippe

Annotation :

Traité de la Providence

Entretiens
8.2

Entretiens

(traduction Jean-Marie Guyau)

διατριϐαί

Sortie : 1875 (France). Essai, Philosophie

livre de Arrien et Épictète

Annotation :

"Que crois-tu donc que fût devenu Hercule, s’il n’y avait pas eu le fameux lion, et l’hydre, et le cerf, et le sanglier, et plus d’un homme inique et cruel qu’il a chassés et dont il a purgé la terre ? Qu’aurait-il fait, si rien de pareil n’avait existé ? Il est évident qu’il se serait enveloppé dans son manteau, et y aurait dormi. Tout d’abord donc il n’aurait pas été Hercule, si dans la mollesse et le repos il eût ainsi dormi toute sa vie. Et s’il l’avait été, à quoi aurait-il servi ? "

De la providence - De la constance du sage - De la tranquillité de l'âme - Du loisir
7.4
Lettres à Lucilius
7.7

Lettres à Lucilius (64)

1-29

Epistulae morales ad Lucilium

Correspondance, Philosophie

livre de Sénèque

Corpsetbiens le lit actuellement.

Pensées pour moi-même
8.4

Pensées pour moi-même

(traduction Trannoy)

Ta eis heauton

Sortie : 17 novembre 2015 (France). Aphorismes & pensées, Philosophie

livre de Marc-Aurèle

Corpsetbiens l'a mis dans ses coups de cœur.

Ennéades I
7.7

Ennéades I (301)

Sortie : 0301. Essai, Philosophie

livre de Plotin

Annotation :

Ennéade I, livre VIII (de la Nature et de l'origine des maux)

Ennéades III
7.9

Ennéades III (301)

Sortie : 0301. Essai, Philosophie

livre de Plotin

Annotation :

Ennéades III, livre I, II, III (sur le Destin, sur la Providence)

Dieu et le mal
-

Dieu et le mal

Basile de Césarée Grégoire de Nysse Jean Chrysostome

Sortie : 1 juillet 1997 (France).

livre de Basile de Césarée, Grégoire De Nysse, Jean Chrysostome et Marie-Hélène Congourdeau

Annotation :

Sermon de Saint Basile de Césarée : Que Dieu n’est pas l’auteur des maux

https://bkv.unifr.ch/fr/works/cpg-2845ff/versions/homelies-et-discours-choisis-de-s-basile-le-grand/divisions/54

La Cité de Dieu
8.6

La Cité de Dieu (426)

De civitate Dei contra pagano

Sortie : 16 mai 1994 (France). Essai, Culture & société, Philosophie

livre de Saint Augustin

Corpsetbiens le lit actuellement.

Oeuvres
-

Oeuvres

Du gouvernement de Dieu

Sortie : 1 juillet 2013 (France). Essai

livre de Salvien De Marseille

La Consolation de philosophie
7.9

La Consolation de philosophie (524)

De consolatione philosophiae

Sortie : 0524 (Italie). Essai, Philosophie

livre de Boèce

Corpsetbiens l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Livres III, IV et V

La Foi orthodoxe 1-44
-

La Foi orthodoxe 1-44

Sortie : 8 juillet 2010 (France). Essai, Art de vivre & spiritualité

livre de Jean Damascène

Annotation :

Chapitre XIX, Dieu n’est pas la cause des maux

Le Grammairien - De la vérité - La liberté du choix - La chute du diable
-

Le Grammairien - De la vérité - La liberté du choix - La chute du diable (1090)

L'Œuvre de saint Anselme de Cantorbéry, tome 2

Casu diaboli

Sortie : 1090. Essai, Art de vivre & spiritualité, Philosophie

livre de Anselme de Cantorbéry

Annotation :

Traité de la chute du diable

Somme contre les Gentils
9.1

Somme contre les Gentils (1265)

Summa contra Gentiles

Sortie : 15 septembre 1993 (France). Essai, Philosophie

livre de Thomas d'Aquin

Annotation :

Livre III, 71

"La perfection pour tout gouvernement est de pourvoir à ses sujets dans le respect de leur nature : telle est la notion même de justice dans le gouvernement. De même donc que pour un chef de cité, s'opposer - si ce n'est momentanément en raison de quelque nécessité - à ce que ses sujets accomplissent leur tâche, serait contraire au sens d'un gouvernement humain, de même ne pas laisser aux créatures la faculté d'agir selon le mode de leur propre nature serait opposé au sens du gouvernement divin. Mais de ce fait même il s'ensuit la corruption et le mal dans le monde, car c'est en raison des contrariétés et des oppositions qui se rencontrent en elles qu'une réalité en corrompt une autre. La divine Providence ne doit donc pas écarter tout mal des choses qu'elle gouverne. Un agent ne peut faire quelque chose de mal si ce n'est en vue d'un bien qu'il se propose, on l'a vu précédemment. Or la Providence de Dieu, qui est la source de tout bien, ne peut rejeter universellement de la création tout objectif de bien ; autrement beaucoup de biens disparaîtraient ainsi de l'univers : par exemple supprimer le mouvement par lequel le feu tend à engendrer son semblable, et qui provoque ce mal qu'est la corruption des choses soumises à la combustion, serait détruire ce bien qu'est la génération du feu et la conservation de son espèce. La Providence divine ne doit donc pas rejeter tout mal de la création. Beaucoup de biens seraient absents de la création sans la présence de certains maux (...) Par conséquent dans l'hypothèse d'une intervention providentielle pour supprimer totalement le mal de l'univers, l'ensemble des biens serait diminué. Ce qui ne doit pas être, car le bien dans la bonté est plus fort que le mal dans la malice. (...) Le bien de l'ensemble l'emporte sur celui de la partie. Un gouvernement sage sait donc tolérer quelque défectuosité dans le bien de la partie en vue de l'accroissement du bien dans le tout : ainsi de l'entrepreneur qui dissimule les fondements de la maison dans le sol en vue d'assurer à l'ensemble sa solidité. Or la perfection de l'univers perdrait grandement par la suppression du mal dans toutes ses parties, car la beauté de cette perfection naît de l'ensemble harmonieux des maux et des biens, mais les maux proviennent des déficiences d'êtres qui sont bons, et, grâce à la providence du chef, de ces maux surgissent certains biens : ainsi dans un chant les temps de silence donnent de la suavité."

Somme théologique
8.3

Somme théologique (1273)

Summa theologica

Sortie : janvier 2000 (France). Essai, Philosophie, Vie pratique

livre de Thomas d'Aquin

Corpsetbiens l'a mis en envie.

Annotation :

Première partie, questions 14, 19, 22, 23, 48, 49, 103, 116, deuxième partie questions 35 à 39, 75, 79

"Certains ont dit : Dieu ne veut pas les choses mauvaises, mais il veut que des choses mauvaises soient ou soient faites. Ils disaient cela parce que les choses qui, en soi, sont mauvaises, sont ordonnées à quelque bien, et ils croyaient que cette ordination au bien était comprise dans l’affirmation que des choses mauvaises sont ou sont faites. Mais cela n’est pas exact. Car si le mal est ordonné au bien, ce n’est pas par lui-même, c’est par accident. En effet, il n’est pas dans l’intention du pécheur qu’un bien sorte de son péché, les tyrans ne se proposaient pas de faire briller la patience des martyrs. On ne peut donc pas dire que cette ordination au bien soit incluse dans la formule par laquelle on déclare bon que le mal soit ou se produise ; car rien ne se juge d’après ce qui lui convient par accident, mais d’après ce qui lui convient par soi-même.

Le mal ne concourt à la perfection et à la beauté de l’univers que par accident, comme on vient de le dire. Aussi bien, quand Denys dit que le mal contribue à la perfection de l’univers il donne cela comme la conclusion inacceptable à laquelle aboutirait la position qu’il critique.

Que les choses mauvaises soient faites, et qu’elles ne soient pas faites, ce sont deux propositions contradictoires ; mais vouloir que les choses mauvaises soient faites et vouloir qu’elles ne le soient pas ne s’opposent pas car il s’agit là de deux propositions affirmatives. Dieu, en effet, ne veut ni que les choses mauvaises soient faites ni qu’elles ne soient pas faites, mais il veut permettre qu’elles soient faites."

"L’effet de la cause seconde défaillante se ramène à la cause première non défaillante pour tout ce qu’il a d’entité et de perfection, mais non pour ce qu’il a de déficient. Ainsi tout ce qu’il y a de mouvement dans la jambe qui boite est causé par sa puissance motrice ; mais ce qu’il y a de dévié dans ce mouvement n’est pas causé par cette puissance motrice, il a pour cause la difformité de la jambe. De même, tout ce qu’il y a d’être et d’action dans une action mauvaise, remonte à Dieu comme à sa cause ; mais ce qu’il y a là de défaillant n’est pas causé par Dieu ; c’est l’effet de la cause seconde qui défaille."

La Divine Consolation
-

La Divine Consolation

suivi de De l'homme noble

Sortie : 14 janvier 2004 (France). Essai, Art de vivre & spiritualité

livre de Maître Eckhart

Annotation :

Ouvrage dédié à une reine en deuil

Œuvres, tome 2
-

Œuvres, tome 2 (1992)

Traité de la nature et de la grâce

Sortie : 15 septembre 1992. Essai, Philosophie

livre de Nicolas de Malebranche

Annotation :

Traité de la nature et de la grâce

Essais de théodicée
7.5

Essais de théodicée (1710)

sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal

Sortie : 1747 (France). Essai, Philosophie

livre de Gottfried Wilhelm Leibniz

Corpsetbiens l'a mis en envie.

Querelle sur le mal et la providence
-

Querelle sur le mal et la providence (2011)

Sortie : 12 janvier 2011.

livre de Voltaire et Jean-Jacques Rousseau

Annotation :

Lettre à Voltaire sur la Providence, de Rousseau

"Je ne vois pas qu’on puisse chercher la source du mal moral ailleurs que dans l’homme libre, perfectionné, partant corrompu ; & quant aux maux physiques, si la matiere sensible & impassible est une contradiction, comme il me le semble, ils sont inévitables dans tout système dont l’homme fait partie, & alors la question n’est point pourquoi l’homme n’est pas parfaitement heureux, mais pourquoi il existe."

Considérations sur la France
7.9

Considérations sur la France (1796)

Sortie : 1796 (France). Essai, Histoire

livre de Joseph de Maistre

Corpsetbiens l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Doctrine de la réversibilité

"Je sens bien que, dans toutes ces considérations, nous sommes continuellement assaillis par le tableau si fatigant des innocens qui périssent avec les coupables. Mais, sans nous enfoncer dans cette question qui tient à tout ce qu’il y de plus profond, on peut la considérer seulement dans son rapport avec le dogme universel, et aussi ancien que le monde, de la réversibilité des douleurs de l’innocence au profit des coupables.
Ce fut de ce dogme, ce me semble, que les anciens dérivèrent l’usage des sacrifices qu’ils pratiquèrent dans tout l’univers, et qu’ils jugeoient utiles non-seulement aux vivans, mais encore aux morts : usage typique que l’habitude nous fait envisager sans étonnement, mais dont il n’est pas moins difficile d’atteindre la racine.
Les dévouemens, si fameux dans l’antiquité, tenoient encore au même dogme. Décius avoit la foi que le sacrifice de sa vie seroit accepté par la Divinité, et qu’il pouvoit faire équilibre à tous les maux qui menaçoient sa patrie.
Le christianisme est venu consacrer ce dogme, qui est infiniment naturel à l’homme, quoiqu’il paroisse difficile d’y arriver par le raisonnement.
Ainsi, il peut y avoir eu dans le cœur de Louis XVI, dans celui de la céleste Elisabeth, tel mouvement, telle acceptation, capable de sauver la France.
On demande quelquefois à quoi servent ces austérités terribles, pratiquées par certains ordres religieux, et qui sont aussi des dévouemens ; autant vaudroit précisément demander à quoi sert le christianisme, puisqu’il repose tout entier sur ce même dogme agrandi de l’innocence payant pour le crime.
L’autorité qui approuve ces ordres, choisit quelques hommes, et les isole du monde pour en faire des conducteurs."

Les Soirées de Saint-Pétersbourg
8.1

Les Soirées de Saint-Pétersbourg (1821)

suivies d'un Traité sur les Sacrifices

Sortie : juillet 2005 (France). Essai, Philosophie

livre de Joseph de Maistre

Corpsetbiens l'a mis dans ses coups de cœur.