Top 10 Albums selon Major-Tom
Cette liste de 15 albums par Major-Tom est une réponse au sondage Top 100 albums des Tops 10
Top 15 et non top 10, c'est trop dur sinon...
Wish You Were Here (1975)
Sortie : 12 septembre 1975. Prog Rock, Rock
Album de Pink Floyd
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Après avoir composé, en 1973, le meilleur album de l’histoire, Pink Floyd relègue The Dark Side of the Moon au deuxième rang de ce prestigieux classement en faisant paraître à nouveau le meilleur album de l’histoire, Wish You Were Here! Je pense sincèrement que ce neuvième opus de Pink Floyd (et sûrement d’autres albums de sa précieuse discographie) sera encore considéré comme une œuvre intemporelle dans des centaines d’années, une œuvre intouchable incarnant complètement une époque, sociale comme culturelle. Comme nous voyons aujourd’hui des pièces de musique classique comme la Neuvième symphonie de Beethoven ou le Requiem de Mozart.
La pochette en envoie, la chanson-titre en envoie, les paroles en envoient, les solos de Gilmour en envoient. Et, surtout, Shine on You Crazy Diamond en envoie (énormément). Je n’ai jamais été intéressé par la drogue, Pink Floyd fait déjà largement le taf : je flotte en l’écoutant.
L’album parfait, celui que j’emporterais sur une île déserte. Mon ballon Wilson à moi.
The Doors (1967)
Sortie : 4 janvier 1967. Psychedelic Rock, Blues Rock, Acid Rock
Album de The Doors
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Dès mes 13 ans, je développais une certaine obsession envers Jim Morrison et envers sa poésie. C’était lui, pour moi, les Doors. Bien sûr, le groupe n’aurait pas eu non plus autant de succès sans les claviers fous de Manzarek, mais je n’ai longtemps eu que des yeux pour le charisme fou et la bestialité de son chanteur. J’ai longtemps rêvé de la Californie des années 60, de sa culture et de son charme. Mais pas forcément la Californie utopique des Beach Boys, non monsieur. Plutôt la Californie surréaliste, libérée et quelque peu crasse des Doors.
J’estime que la discographie entière des Doors est particulièrement sans faille, efficace, mais c’est sur le premier album que je suis resté accroché. Hypnotiques 44 minutes, The Doors, par The Doors, est simplement la quintessence du rock psychédélique, une pierre angulaire de l’année 67 en musique et la représentation parfaite du mouvement hippie, enfin, de son penchant sous acide.
Voilà, c’est la fin de ma petite chronique, this is the end, beautiful friend…
The Beatles (1968)
Sortie : 22 novembre 1968 (France). Rock, Experimental, Pop rock
Album de The Beatles
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
95% de la musique que vous écoutez n’existerait probablement pas sans les Beatles. Peut-être même plus! De Please Please Me à Let It Be, j’arrive toujours à y trouver mon compte. C’est pourtant vers leur double album de 1968, sans nom et sans couleur, que je semble revenir le plus. Mastodonte de compositions inspirées de la part de Lennon et McCartney, puis également d’Harrison qui prenait de plus en plus sa place, le White Album m’évoque, à chaque fois que je l’écoute, le même mot : le chaos.
Un bon chaos, pourtant. Un chaos presque contrôlé! Je n’irais pas jusqu’à affirmer que l’Album Blanc des Beatles est un album parfait, que je prends du plaisir à écouter chacune des 30 chansons individuellement. Pour ce type d’expérience, il faut plutôt se tourner vers Abbey Road. Mais dans son ensemble et en prenant le contexte tendu entre les membres, chacun voulant dépasser son prochain par ego, quel pied, mais quel pied que d’écouter cette foisonnante suite d’idées plus créatives les unes que les autres. Ces airs blues légers passent à des ballades country et à du proto-métal en l’espace de quelques minutes, retournant à du folk à fleur de peau pour se glisser une dernière fois vers de l’expérimentation et de la musique symphonique. Impossible de coller l’étiquette d’un unique genre de musique à cet album, et c’est sa plus grande qualité. Un monument.
Ces gens-là (1966)
Sortie : 23 juin 1966 (France). Pop, Chanson
Album de Jacques Brel
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Je suis Belge, et très fier de l’être. Dans mon sang coule le noir, le jaune et le rouge. La frite est mon emblème, Bruxelles, ma lanterne. Comme pape du Plat Pays, celui qui, en musique, a placé notre petit bout de terre sur la carte n’est nul autre que Grand Jacques, M. Brel. Ça fait presque 50 ans que le cancer a emporté cet immense chansonnier, et pourtant, il reste encore très présent dans les mémoires belges, autant flamandes que bruxelloises et wallonnes.
Ces gens-là s’ouvre sur Ces gens-là, pièce au rythme entêtant qui dépeint la fausse bourgeoisie d’une main de maître. Cinq minutes plus tard, et c’est déjà la claque.
Grand Jacques en ressert tout au long de l’album, il lance des piques aux vieux, à la religion, il parle d’amour et de désespoir, de suicide et de nostalgie. Jamais je n’ai entendu de ma vie une plume aussi fine et aussi juste, et sous des orchestrations parfaitement adaptées à sa voix et sa théâtralité.
Fier, fier et encore fier que ça vienne de chez nous. Pas touche, mes chers Français!
IGOR (2019)
Sortie : 17 mai 2019 (France). Funk / Soul, Contemporary R&B, Neo Soul
Album de Tyler, the Creator
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
La puissante basse du thème d’Igor est lancée, et la machine s’enclenche à nouveau : Tyler tombera amoureux. Il tombera amoureux d’un amour nocif, teinté de jalousie et de coups bas. Tyler n’en peut plus, il fait tout en son possible pour se libérer de ce qui est devenu une charge, mais il n’y parvient d’abord pas. Il se dégoûte lui-même, le voilà transformé en monstre : voilà Igor.
« I don’t love you anymore », vraiment? Jusqu’au prochain « earfquake », plutôt.
J’ai l’habitude de préférer la vieille musique, les nouvelles parutions ne m’enchantent généralement pas énormément. Seul Igor, quand j’étais encore à l’école secondaire, m’a complètement retourné le jour de sa sortie. Devenu, au fil des années, maître de l’album-concept dans le hip-hop, Tyler, the Creator m’a fait saisir que le rap pouvait être aussi riche et complexe que n’importe quel autre style de musique quand son essence était poussée encore plus loin. Le 17 mai 2019, Flower Boy perdait sa couronne. Le roi est mort, vive le roi.
Songs for the Deaf (2002)
Sortie : 17 août 2002 (France). Stoner Rock, Alternative Rock
Album de Queens of the Stone Age
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Sixième album dans le classement, et déjà le troisième album-concept. Vous voyez un certain pattern dans les idées? ;)
La qualité de Queens of the Stone Age dépend entre autres de son alignement sur scène et en studio. Pour Josh Homme, ça ne bouge évidemment pas : il était excellent, l’est encore et le restera. Mais pouvoir compter à la fois sur Mark Lanegan, Nick Oliveri et, surtout, Dave Grohl sur un seul disque, c’est un vrai luxe.
Songs for the Deaf est, d’après moi, le dernier grand album de rock. Après la vague grunge et alternative qui a fait le bonheur des nineties, il ne nous restait pas grand-chose à se mettre sous la dent dans la décennie suivante (et encore moins dans celle d’après). Alors oui, Funeral et In Rainbows sont des chefs-d’œuvre, et ils sont sortis après. Mais, mon pote, là je te parle du vrai de vrai rock, du rock qui décoiffe et qui te donne envie de rouler à 300 sur les autoroutes allemandes. Ce genre de rock. Du style Go With the Flow, tu vois?
Une épopée dans le désert à coups de riffs endiablés et de postes de radio déjantés. Indispensable.
RAM (1971)
Sortie : 21 mai 1971 (France). Pop, Rock, Pop rock
Album de Paul McCartney et Linda McCartney
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Je faillis à ma règle d'un album par artiste/groupe dans ce classement, mais pas complètement : je considère tout de même les Beatles et Paul McCartney en solo comme deux entités artistiques distinctes. En 1971, plus de Lennon pour traiter ses chansons de « silly love songs », plus de George Harrison sur le départ : Macca fait maintenant les choses complètement à sa manière.
J'ai vraiment, mais vraiment beaucoup de mal à comprendre pourquoi Ram s'est fait démolir par la critique à sa sortie : on parle d'un disque avec Uncle Albert/Admiral Halsey, The Back Seat of My Car, Dear Boy, Too Many People, Long Haired Lady... Enfin, les critiques avaient-elles les oreilles bouchées à l'époque?! McCartney n'a jamais sonné aussi libre et expérimental que sur Ram : sa pop léchée intègre des influences orchestrales, folk, psychédéliques, le tout sous une production semblable aux pratiques de Phil Spector, un wall of sound, quoi. Et puis, un artiste qui chante sur les joies du couple et d'une vie bien rangée à la campagne, c'est tout de même rafraîchissant. Pas besoin toujours d'adopter cette attitude de mauvais garçon infidèle, le rock peut également avoir des figures positives.
A Night at the Opera (1975)
Sortie : 21 novembre 1975 (France). Hard Rock, Art Rock
Album de Queen
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Queen est le premier groupe de rock que j’ai découvert, enfin, c’est le premier groupe de rock auquel mon père m’a initié. Je devais avoir 11 ans, la première fois que j’écoutais Don’t Stop Me Now et Bohemian Rhapsody avec attention. C’est justement aussi le premier groupe auquel mon papa a accroché, au même âge, alors qu’il recevait News of the World, son tout premier vinyle, en 1979. Comme quoi, une belle petite boucle!
Déjà superbes dans son album précédent, Sheer Heart Attack, Queen magnifie ses harmonies et ses envolées vocales pour livrer en 1975 le plus grand opus de sa carrière, j’ai nommé A Night at the Opera. Résumer cet album à Bohemian Rhapsody uniquement serait une erreur : à l’apogée de ses capacités de composition, le duo May/Mercury écrit également de grands hits comme Love of My Life, You’re My Best Friend et The Prophet Song.
Assumer son côté théâtral et extraverti sans tomber dans un « too much » ridicule, c’est un exercice périlleux, mais ô combien accompli par Queen dans cet album. Rien que pour A Night at the Opera, on leur pardonne leurs tristes années eighties.
Led Zeppelin (1969)
Sortie : 12 janvier 1969. Rock, Blues Rock, Hard Rock
Album de Led Zeppelin
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Led Zeppelin est ce que je considère comme la formation la plus techniquement talentueuse de l’histoire du rock. Autant Page que Plant, Bonham ou Jones pourrait être considéré dans le top trois à son instrument sans que cela ne choque personne. Un tel bouillonnement de talent rock et dur qui n’attendait qu’à se montrer dans les cendres d’une révolution hippie bientôt révolue allait forcément résulter en une vraie bombe, une explosion. Comme nous le voyons sur la pochette.
Dès que j’ai entendu pour la première fois les deux attaques de Jimmy Page sur Good Times, Bad Times, je savais que j’allais m’embarquer dans quelque chose de grand. Beaucoup préfèrent le quatrième opus des Zep (ce que je peux comprendre), mais c’est bien, personnellement, à leur premier album que je suis resté le plus attaché. Jamais Led Zeppelin n’a montré un visage aussi brutal et authentique qu’au début de l'année 1969 avec ce disque de présentation : même quand la mélodie et la voix sont douces (Babe I'm Gonna Leave You), le zeppelin finit toujours par décoller sous un rock comme on ne l'avait jamais entendu, haut, très haut dans le ciel gris et morne de l’Angleterre.
Doolittle (1989)
Sortie : 17 avril 1989 (France). Rock, Indie Rock
Album de Pixies
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Je n’apprécie pas particulièrement les années 80 en musique, à quelques exceptions près. Coupes de cheveux extravagantes et clips MTV de synthwave insipides, ce n’est pas pour moi. Donnez-moi plutôt du rock décapant, des hurlements stridents sur fond de guitare saturée et des vêtements sales et troués! Si j’avais été vivant à la fin des années 80, nul doute que j’aurais vite accroché aux Pixies, qui remplissent entièrement ma description. Précurseurs d’une vague alternative que j’adore, Pixies lançait en 1989 l’album le plus nineties qui pouvait exister : l’immense Doolittle.
Voilà le seul album de ce top 15 que je n’ai pas découvert avant mes 18 ans. J’ai cette fâcheuse habitude d’être très têtu quant à mes artistes et groupes favoris. C’est comme si, inconsciemment, je m’étais fait la promesse de ne rien aimer plus que les albums que j’ai découverts pendant mon adolescence. Mais avec Pixies, c’est une autre histoire. J’écoute Debaser et j’entends Nirvana, j’écoute Wave of Mutilation et j’entends Radiohead. J’écoute Pixies, et j’entends simplement tout ce qui a été fait pendant les 10 années suivant la parution de Doolittle, de la noise pop au rock criard des Smashing Pumpkins. Un grand disque avant-gardiste comme on les aime.
Sortie : 21 mai 1997 (France). Alternative Rock, Art Rock
Album de Radiohead
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Un choix évident, et pourtant... OK Computer n'est pas un classique, une référence absolue pour rien. Yorke et sa bande venaient de clouer le bec d'absolument tout le monde avec leur The Bends, simplement pour en remettre une couche deux ans plus tard avec une version d'autant plus audacieuse et travaillée de leur rock alternatif. Vous savez pourquoi cet album résonne à ce point-là en moi? Eh bien tout simplement parce que, déjà 30 ans auparavant, Radiohead avait vu juste sur la technologie, et Dieu sait à quel point je la déteste. L'an est 1997 : à l'aube des ordinateurs, alors qu'Internet n'était encore qu'un vulgaire être titubant, Radiohead savait déjà que nous allions être foutus. Aujourd'hui, à l'ère de l'immonde IA, des smartphones qui nous pourrissent le quotidien et du scrolling infini qui a su tuer les quelques onces de liens sociaux qui nous restaient, force est de constater qu'OK Computer est plus que le témoignage d'une génération ne sachant où se placer : c'est une prophétie.
Sortie : 6 juin 1972 (France). Glam, Pop rock
Album de David Bowie
Major-Tom a mis 10/10.
Annotation :
Major Tom, encore un choix évident comme celui-là?! Désolé, les gars, à la place de dresser un top composé presque exclusivement de classiques des classiques, je vous sortirai la prochaine fois mon classement des meilleurs albums de post-rock-fusion-punk-jazzy-rap islandais. Histoire de me démarquer un peu plus... Non, sérieusement, Bowie est l'un de mes idoles (je trouve d'ailleurs le monde beaucoup plus terne depuis qu'il nous a quittés...), et c'est vers son « magnum opus » glam et conceptuel Ziggy Stardust que je reviens le plus souvent. Et comme j'aime en même temps "Heroes", Station to Station, Hunky Dory, Young Americans... Bowie est un caméléon, un artiste comme on en voit sur un milliard. En revenant à Ziggy, j'ai du mal à résister à cet enchaînement absolument parfait de 11 chansons, et même les morceaux les moins regardés de l'album (Soul Love & Lady Stardust par exemple) sont des bombes. 10 janvier 2016, quelle triste date : Ziggy est parti rejoindre les étoiles.
Sortie : 19 juillet 1974 (France). Country Rock, Folk Rock
Album de Neil Young
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Si vous avez lu mon petit paragraphe sur Brel, vous aurez compris que je suis Belge d'origine. Mais ce n'est pas tout : je suis aussi Canadien d'adoption (enfin, plus Québécois qu'autre chose, mais ça, c'est une autre histoire ;) )
Le voilà donc, notre trésor national : Neil Young, notre Loner à nous. Sur 40 minutes, Young nous livre sa suite de chansons la plus mélancolique, une suite capable de faire tirer une larme au plus grand sociopathe de ce monde! Ses années 70 sont absolument sensationnelles : de son entrée en matière avec After the Gold Rush à sa consécration bien méritée avec Harvest, en passant par la noirceur de Tonight's the Night ou le proto-grunge de Rust Never Sleeps - c'est pépite sur pépite.
Mais On the Beach, à mes yeux, il a vraiment quelque chose en plus : le Loner est brisé, épuisé, au bord de la dépression nerveuse. Et ça s'entend. Un album d'une beauté infinie, beau, beau et encore beau. Petit bonus : Motion Pictures (For Carrie) est ma chanson préférée jamais écrite par Neil Young!
Sortie : mars 1964 (France). Bossa Nova, Cool Jazz, Latin Jazz
Album de Stan Getz, João Gilberto et Antônio Carlos Jobim
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Je joue de la musique sur le côté : l'instrument de ma vie a toujours été le piano. Mais je joue également du saxophone, je suis allé au Conservatoire armé de cet instrument. Et même si Parker et Coltrane jouaient davantage des rôles de modèles à l'époque où j'étudiais là-bas, jamais je n'ai entendu cet instrument aussi magnifiquement joué que par Stan Getz, en particulier sur ce sublime disque de bossa nova réalisé avec João Gilberto et sa femme.
J'écoute cet album, je ferme les yeux, et je suis sur une plage brésilienne. Pas de facture, pas de responsabilité : c'est la dolce vita. Sérieusement, aucun autre disque sur Terre ne m'apporte cette dose de réconfort. Évidemment, ça ne dure que 35 minutes à peine, et je dois retourner aux factures et aux responsabilités dès que les dernières notes de Vivo sonhando retentissent. Mais j'ose espérer que j'attendrai un jour le niveau de quiétude que je ressens quand j'écoute Getz/Gilberto, mais constamment. J'ose espérer.
Sortie : 15 août 1994 (France). Rock, Alternative Rock, Folk Rock
Album de Jeff Buckley
Major-Tom a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Jeff Buckley est l'un des acteurs les plus importants dans ma façon de voir la masculinité. Pour en dire encore un peu plus sur moi : je me peins souvent les ongles, j'ai les cheveux plus longs que la moyenne et je déteste la muscu et les voitures. Bref, je suis un homme, un vrai, mais pas comme on me l'a appris. Loin des clichés, je ne suis pas John McClane!
Avec Grace, Jeff Buckley m'a confirmé que la masculinité se conjugue au pluriel, que c'est possible d'être émotionnel et de ne pas se conformer à l'idéal de l'homme comme on le construit depuis des décennies déjà. Bowie, Lou Reed et Freddie Mercury sont tout autant des hommes que Vin Diesel et The Rock!
Testament de ce qui aurait été une grande carrière, Grace s'écoute avec tristesse quand on connaît le sort morbide et injuste que le destin a réservé à cet immense auteur-compositeur-interprète. Jeff Buckley est l'un des premiers noms sur ma liste de musiciens que je ramènerais à la vie si j'en avais l'occasion.


















