Top 10 Morceaux selon Skipper Mike
Cette liste de 11 Morceaux par Skipper Mike est une réponse au sondage Top 100 albums des Tops 10
Contrairement à un top albums, il m'est vraiment difficile de distinguer dix chansons à placer au-dessus de toutes les autres, donc d'une part l'ordre n'a pas vraiment d'importance et d'autre part les titres sélectionnés auraient facilement pu laisser la place à d'autres. Néanmoins, les quatre premiers sont bien des morceaux dont je me suis dit pour chacun à un moment donné que c'était peut-être le plus beau que je connaisse : ma chanson préférée est donc parmi ces quatre-là. Pour les suivantes, ce sont toutes des chansons que j'admire profondément et que j'ai choisies, de 5 à 8, parce que leur absence aurait trop détonné (encore qu'il y en a d'autres qui me font le même effet et que je n'ai pas classées) et, de 9 à 10, parce que j'ai un lien émotionnel très fort avec elles et que je tenais à ce qu'elles soient présentes dans ce top.
Donc une pensée pour ces chansons magistrales et parfaites dont l'absence ici continue de me perturber (« "Heroes" » de David Bowie, « Paint It, Black » des Rolling Stones, « Sinnerman » de Nina Simone, « California Dreamin’ » de The Mamas & The Papas, « Epitaph » de King Crimson...), celles pour lequel je conserve un fort attachement émotionnel (« Washington Bullets » de The Clash, « Go Down Moses » de Louis Armstrong, « I Grieve » et « Signal To Noise » de Peter Gabriel, « Jealous Guy » de John Lennon...), celles qui ont construit mon amour pour la musique (à chercher entre autres chez Pink Floyd, les Beatles, les Who, Bowie, le Velvet Underground...) et d'autres que j'oublie sûrement et qui sont pour certaines citées dans les commentaires en dessous de chaque titre. De toute évidence, un top 10 n’est pas suffisant pour répertorier tant de chansons que je considère de valeur égale, mais en voici tout de même une tentative.
Midnight Rambler (1969)
Midnight Rambler
6:52. Sortie : 29 novembre 1969 (France). Pop rock
Morceau de The Rolling Stones
Annotation :
[Découverte en 2011]
Épopée rock absolument parfaite, qui ne m’avait pas spécialement fait grande impression lors de ma première écoute de « Let It Bleed », mais qui a fini par m’emporter totalement. À chaque fois j’ai l’impression que mon cœur bat au rythme de la musique, s’arrêtant presque lors de la pause médiane pour ne continuer à palpiter que grâce la voix de Mick Jagger, génial prédicateur, jusqu’à l’immense crescendo final qui voit tous les membres de mon corps vibrer comme traversés par une secousse électrique (et ce n’est pas une image). Bien plus que de la musique.
Sympathy for the Devil (1968)
Sympathy for the Devil
6:18. Sortie : 7 décembre 1968 (France). Pop rock, Blues, Country
Morceau de The Rolling Stones
Annotation :
[Découverte en 2010]
Chanson découverte lors d’une chaude nuit new-yorkaise, alors qu’un ami m’avait prêté son iPod et son casque : moi, qui tel un idiot avait jusqu’alors toujours considéré les Rolling Stones comme un groupe assez surestimé, me laissait tenter par une compilation de chansons des premières années, période que je n’avais jamais abordée ; quel choc ! Les percussions vaudoues, les gémissements des choeurs, les premières notes de piano faisant chavirer le cœur, la chanson s’accordait parfaitement à la moiteur de l’air pour me faire entrer dans un état de sidération hallucinée. Avant même la fin du titre je n’avais plus aucun doute : c’est la plus belle chanson du monde qui se dévoilait à moi.
Stairway to Heaven (1971)
Stairway to Heaven
8:03. Sortie : 1971. Hard Rock
Morceau de Led Zeppelin
Annotation :
[Découverte en 2008]
La pièce centrale du meilleur album de Led Zeppelin, qui à elle seule a occupé mon esprit pendant des mois et des mois. Progression parfaite, poésie naïve, solo à tomber, tout concourait pour en faire la chanson de tout adolescent féru de nature verte et de culture celtique. Peut-être pas représentatif du blues-rock qui constitue l’essentiel de la discographie du groupe (et que j’admire tout autant), mais n’en déplaise à Robert Plant, ce morceau demeure une merveille.
Sway (2009)
Sway
3:52. Sortie : 4 mai 2009 (France). Pop rock
Morceau de The Rolling Stones
Annotation :
[Découverte en 2015]
J’étais tombé des nues lors de la première écoute : c’était la chanson que j’avais toujours rêvé d’écouter, un fantasme musical qui prenait vie dans mes oreilles. D’une certaine façon, il s’agit du morceau le plus parfait des Rolling Stones. Je m’arrête là avec ce groupe, mais j’aurais très bien pu classer quelques autres titres d’eux dans cette liste (« Paint It, Black » notamment).
A Day in the Life
Morceau de The Beatles
Annotation :
[Découverte en 2008, peut-être entendue avant]
Il fallait bien que je mette une chanson de mon groupe préféré, qui je trouve atteint mieux la perfection via ses albums en entier plutôt que par ses morceaux en particulier (son album blanc en est d’ailleurs un exemple emblématique, puisque c’est l’accumulation de chansons hétéroclites qui en font sa grandeur sans qu’une se démarque particulièrement) ; « A Day in the Life » est la candidate idéale, titre le plus aventureux du groupe et apothéose de ce manifeste psychédélique qu’est « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». La voix de Lennon, l’interruption potache de McCartney, l’orchestre dévoyé, c’est un bijou de perfection.
Good Vibrations (1966)
Good Vibrations
4:15. Sortie : 1966. Pop rock
Morceau de The Beach Boys
Annotation :
[Découverte en 2009, peut-être entendue avant]
Et je poursuis avec la « symphonie de poche » des rivaux des Beatles, qui est elle aussi l’aboutissement de leur album le plus ambitieux et aventureux, « Smile » en l’occurrence. Seulement quatre minutes de musique et pourtant des milliers de détails à découvrir au fur et à mesure que les couches d’instruments s’accumulent et que les différentes mélodies entrent en compétition. Seulement quatre minutes et il y a dedans pourtant plus que ce que font la plupart des artistes en toute une carrière.
Life on Mars? (2000)
Life on Mars?
3:54. Sortie : 2000 (France). Pop rock
Morceau de David Bowie
Annotation :
[Découverte en 2012]
De toutes les chansons de cette liste, c’est celle que j’ai le moins écoutée, notamment parce que je ne la connais que dans un contexte hors album, et que la plupart des fois où elle a atteint mes oreilles, c’était via des bandes originales de film (la fin tétanisante de « Breaking the Waves » par exemple). J’aurais donc pu classer « "Heroes" », qui m’a bien plus accompagné, ou « Five Years », voire la moitié des chansons de « The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars », mais celle-ci me semble être l’acmé de David Bowie, celle où il semble se donner tout entier jusqu’à se fondre absolument dans la musique.
The Night: Nights in White Satin (1967)
The Night: Nights in White Satin
7:29. Sortie : 1967 (France). Pop rock
Morceau de The Moody Blues, London Festival Orchestra et Peter Knight
Annotation :
[Découverte il y a des lustres]
« Such a beautiful song », murmure Brian Wilson à sa voisine lors d’un concert des Moody Blues dans une des plus belles scènes de « Love & Mercy », le film de Bill Pohlad. Ça dit tout je crois. Peut-être la plus belle chanson d’amour.
Perfect Day (1996)
Perfect Day
3:45. Sortie : 9 juillet 1996 (France). Pop rock, Bande-originale
Morceau de Lou Reed
Annotation :
[Découverte en 2010]
« Transformer », découvert en janvier 2011, a été l’une des plus grandes claques de ma vie, une véritable thérapie qui a suffi à mettre fin aux deux semaines de déprime dans lesquelles j’étais plongé alors, mais plus encore que tout le reste de l’album, c’est « Perfect Day », que j’avais déjà croisé sur YouTube auparavant, qui m’a marqué au fer rouge jusqu’à l’obsession, passant un week-end seul dans un 9 m² à l’écouter en boucle. Une ballade tellement simple mais pourtant si évidente, comme si Lou Reed transformait New York en un paysage romantique et cinématographique.
Possibility
5:00.
Morceau de Lykke Li
Annotation :
[Découverte en 2014 dans sa version studio, 2015 dans sa version live]
Je ne remercierai jamais assez Stephenie Meyer d’avoir écrit « Twilight » car ça a donné lieu à une série de films certes mauvais, mais dont le deuxième opus contient une chanson dont je me sens particulièrement proche, écrite spécialement pour lui. Ce n’est cependant pas la version de « Tentation » qui m’a autant marqué – je l’avais découverte pendant le film et je l’avais trouvé jolie, mais elle m’était assez vite sortie de la tête et je ne crois même pas avoir cherché qui en était l’interprète – mais cette version live : https://www.youtube.com/watch?v=RvMeOllo_Vo
J’étais simplement en train de travailler sur mon ordinateur tandis que des musiques défilaient aléatoirement sur YouTube, et notamment quelques titres de Lykke Li dont je n’avais jamais rien écouté attentivement, à part « I Follow Rivers » et son duo avec David Lynch ; celui-ci est passé parmi d’autres, sans que je reconnaisse la chanson que j’avais déjà écoutée dans « Twilight ». Mais là non plus, elle ne m’a pas plus marquée que ça parmi les nombreux morceaux entendus, et c’est seulement un ou deux mois plus tard, alors que j’étais en vacances à Gdańsk, qu’elle m’est revenue en mémoire et a hanté mon esprit, sans que je me souvienne exactement de quel titre il s’agissait. Après vérification grâce au wifi de mon auberge de jeunesse, seul endroit où je pouvais l’écouter lors de mon séjour, j’ai enfin pu l’identifier et elle ne m’a jamais quittée depuis, la voix sensuelle et mélancolique de la chanteuse m’accompagnant encore souvent lors de promenades nocturnes. Mais c’est surtout à la nuit polonaise que je l’associe désormais. Et de toute la liste, c’est peut-être celle vers laquelle je reviens le plus souvent.
Tangled Up in Blue
5:46. Sortie : 1997 (France). Pop rock
Morceau de Bob Dylan
Annotation :
[Découverte en 2013]
Morceau bonus qui n’apparaîtra pas sur mon profil mais que je tenais à ajouter. Il existe en effet beaucoup de chansons que je préfère à celle-ci (ne serait-ce que « Like A Rolling Stones » du même Dylan), mais je tenais quand même à la classer car je crois n’avoir jamais autant éprouvé qu’à l’écoute de celui-ci l’impression qu’un morceau avait été écrit juste pour moi. Je ne parle pas des paroles, auxquelles je ne me suis jamais intéressé, mais de la musique en elle-même, qui me touche profondément et de manière très personnelle.













