Tsai Ming-Liang | 蔡明亮
"For me, water means a lot of things. It's my belief that human beings are just like plants. They can't live without water or they'll dry up. Human beings, without love or other nourishment, also dry up. The more water you see in my movies, the more the characters need to fill a gap in their lives, to get hydrated again."
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Moyenne pour 7 films vus: 8.36/10
(je ne compte pas les courts dans ma moyenne mais les ajoute quand même dans cette liste pour recenser toute son œuvre)
Les autres c'est ici => https://www.senscritique.com/liste/Florilege_de_cineastes/1400558
15 films
créée il y a presque 10 ans · modifiée il y a plus de 8 ansLes Rebelles du dieu néon (1992)
Qing shao nian nuo zha
1 h 46 min. Sortie : 25 mars 1998 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 8/10.
Annotation :
[ Vu le 28/06/16. ]
Quel film incroyable... Je peine même à croire qu'il s'agit d'une première réalisation tant les obsessions et les thématiques du réalisateur semblent déjà bien ancrées dans son cinéma. J'ai passé un incroyable moment devant cette instantané vaporeux (Un peu à la manière d'un Wong Kar-Wai en beaucoup moins esthétisé et beaucoup plus brut) et maladroit - à l'image de ses protagonistes - des errances de la jeunesse, par l'entremêlement des vies de ces adolescents liés par une envie commune d'apprivoiser le monde délétère qui les entoure, et d'en tirer un peu de positif.
Vive l'amour (1994)
Aiqing wansui
1 h 58 min. Sortie : 5 avril 1995 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 10/10.
Annotation :
[ Vu le 09/07/16. ]
Chez à peu près n'importe quel autre cinéaste je pense que je pourrais m'ennuyer devant un plan séquence d'une femme marchant dans la boue pendant 5 minute, ou devant un gros-plan fixe de 5 (vraies) minutes ininterrompues de cette même femme en train de pleurer toutes les larmes de son corps, mais pas chez Tsai Ming-Liang, ici je suis fasciné, béat d'admiration devant ce cinéma du non-dit, contemplatif et extrêmement exigeant, qui tire sa force de l'expression du temps qui passe et de l'intimité avec laquelle il dépeint les errances de ses personnages. Je vois un peu "Vive l'amour" (et également 'Les rebelles du dieu néon', les deux seuls que j'ai vu à vrai-dire pour le moment) comme un anti-Wong Kar-Wai, au propos assez similaire, mais totalement en opposition en terme de mise en scène (la folie et l'explosion technique de WKW s'opposant à la pureté formelle et visuelle du cinéaste taïwanais). Du génie dans les deux cas.
La Rivière (1997)
He liu
1 h 56 min. Sortie : 13 août 1997 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 8/10.
Annotation :
[ Vu le 21/07/16. ]
'La rivière', est dans la continuité de ce qu'a produit Tsai Ming-Liang jusqu'à présent avec les "Rebelles du dieu néon' et 'Vive l'amour': c'est fabuleux. J'adore le fait que le personnage de Lee Kang-Shen soit plus ou moins reproduit à l'infini dans chacun de ses films, ça apporte une continuité et une cohérence vraiment intéressante. La en plus on retrouve le même schéma familial que dans 'Les rebelles du dieu néon' (avec les mêmes acteurs), et c'est encore plus troublant ! Troublant c'est le bon mot d'ailleurs, puisque ce film est sans doute le plus obscur qu'ait réalisé le cinéaste jusqu'à présent. Comme d'habitude tout passe par le non-dit et l'interprétation, les plans fixes contemplatifs à l'extrême et interminables se succèdent (sur ce point là c'est sans doute le cinéma le plus radical que je connaisse), et le propos nébuleux et ambigu n'aide pas à la compréhension, mais pour moi il n'y a rien à "comprendre" chez Tsai Ming-Liang, tout est à ressentir.
A ne pas mettre entre toutes les mains, une connaissance du cinéaste est requise je pense pour comprendre entièrement sa démarche - j'entends pas là de ne pas commencer par celui-là. D'ailleurs je me demande si j'ai bien fait de le voir si tôt dans sa filmographie, mais j'y vais dans l'ordre alors...
The Hole (1999)
Dong
1 h 35 min. Sortie : 24 mars 1999. Fantastique, Comédie musicale
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 8/10.
Annotation :
[ Vu le 28/07/16. ]
Je commence à me demander si Tsai Ming-Liang a fait de mauvais films... Son cinéma est sans pareil, sa singularité en fait l'un des plus précieux qui existent. Le film en lui même est une fois de plus une franche réussite, avec tout ce qui fait la force du cinéaste, que ce soit ses longs plans fixes au cadrage millimétré, sa façon de filmer les banalités du quotidien et de les sublimer, ou même par la présence de ses "obsessions", l'eau qui s'écoule et s'infiltre insidieusement dans les appartements, l'utilisation récurrente de l'ascenseur et de la verticalité comme outil de mise en scène, les âmes solitaires, le choix de la non-musique. Tout ça fait qu'au fil des réalisations le cinéaste a su se façonner un univers dense et cohérent, un genre de cinéma autiste, renfermé sur lui-même et profondément exigeant mais en même temps tellement accueillant pour quiconque essaie de s'y intéresser un minimum... On passe du sourire aux "larmes", de l'absurde au dramatique et ce toujours avec naturel et simplicité.
Un dernier mot pour Lee Kang-sheng qui marche sur l'eau (sans jeu de mot) une fois de plus, mais surtout pour Yang Kuei-mei qui ne sera jamais aussi belle et intense que filmée par Tsai Ming-Liang je pense, pour ça elle et moi pouvons le remercier.
Et là-bas, quelle heure est-il ? (2001)
Ni neibian jidian
1 h 56 min. Sortie : 26 septembre 2001 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 9/10.
Annotation :
[ Vu le 11/09/16. ]
Le film le plus hermétique et énigmatique de Tsai. Difficile de capter un semblant d'émotion, de s'identifier à des personnages aussi volontairement dénués de sentiments immédiats. Alors on retrouve cette errance existentielle qui caractérise le cinéma du Taïwanais, et il paraît difficile dès lors de ne pas y voir une sorte de redite de ses réalisations précédentes ('Vive l'amour' en tête), non pas que cela soit un problème, mais ça pousse à la comparaison et je dois avouer lui préfèrer d'un poil ses prédécesseurs que je trouvais plus "incarnés"... surement que c'est ce qui en fait le favori de certains, ce que je comprends tout à fait. Evidemment ça reste du Tsai, et le film est esthétiquement sublime, la formule fonctionne parfaitement et suivre les péripéties parallèles poétiques et non dénuées d'un certain humour des protagonistes (l'éternel Hsiao-Kang...) est une expérience artistique sans cesse renouvelée. Le film me laisse sur cette fin énigmatique, plongé dans une méditation introspective comme seul le cinéma de Tsai Ming-Liang le permet. Du grand art...
Le Pont n'est plus là (2002)
Tian qiao bu jian le
22 min. Sortie : 2002 (France). Comédie, Drame
Court-métrage de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 7/10.
Annotation :
[ Vu le 25/09/16. ]
Difficile déjà de trouver quelque chose de rationnel à dire sur le cinéma de Tsai Ming-Liang en temps normal tant ses œuvres me touchent de la façon la plus intime et sensible possible, mais alors quand il s'agit en plus d'un court-métrage de 20 minutes... C'est toujours formellement très intéressant, cohérent dans sa manière de dépeindre les errances et déambulations urbaines, une poésie sans-cesse renouvelée dans un univers étrange et singulier, c'est tout ça le cinéma de Tsai Ming-Liang, et bien plus encore.
Goodbye, Dragon Inn (2004)
Bu san
1 h 20 min. Sortie : 21 juillet 2004 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 6/10.
Annotation :
[ Vu le 20/01/17. ]
J'ai été confronté pour la première fois à un hermétisme total face au film de Tsai, un sentiment que je n'avais pas encore connu depuis que j'ai attaqué sa filmographie. La raison à mon sens est principalement que le réalisateur a poussé sa démarche trop loin avec "Goodbye, dragon inn", au point de se caricaturer un peu, avec ses plans-fixes interminables irréprochables sur le plan artistique certes, mais d'un ennui certain... La narration abstraite et le propos sous-entendu n'arrangent rien, et pour la première fois je dois confesser m'être ennuyé devant un Tsai.Quoi qu'il en soit les habituelles têtes d'affiche du réalisateur taïwanais sont toutes présentes, et rien que pour ça c'est un plaisir.
Espérons que cette petite "faute de parcours" (relative tout de même, l'univers fabuleux du cinéaste est bel et bien présent, et certaines scènes m'ont touché) sera la seule, et ne viendra pas trop entacher la filmographie d'un artiste si cher à mon cœur...
La Saveur de la pastèque (2005)
Tian bian yi duo yun
1 h 54 min. Sortie : 30 novembre 2005 (France). Comédie dramatique, Érotique, Comédie musicale
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad a mis 9/10.
Annotation :
[ Vu le 07/01/18. ]
Un nouveau grand film de Tsai, cinéaste dont l’œuvre fait appel avant tout aux émotions pures et se prête peu à l'intellectualisation. Aussi ai-je peu de choses à dire sur cet film semblable à aucun autre (et ce même au sein de sa filmographie, si ce n'est les fabuleuses saynètes musicales qui évoquent 'The hole'), à l'érotisme morbide et à l'esthétique froide comme d'habitude, en opposition à la passion flamboyante qui anime les personnages de Tsai, un film vraiment dérangeant et beau, troublant.
I Don't Want to Sleep Alone (2006)
Hei yanquan
1 h 53 min. Sortie : 6 juin 2007 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad l'a mis en envie.
Visage (2009)
2 h 21 min. Sortie : 4 novembre 2009 (France). Comédie dramatique, Musique
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad l'a mis en envie.
Les Chiens errants (2013)
Jiao you
2 h 18 min. Sortie : 12 mars 2014 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad l'a mis en envie.
Le Voyage en Occident (2014)
Xi You
56 min. Sortie : 13 mars 2014 (France). Drame
Film de Tsai Ming-Liang
Sinbad l'a mis en envie.
No No Sleep (2015)
Wu Wu Mian
34 min. Sortie : 2015 (Taïwan).
Court-métrage de Tsai Ming-Liang
Sinbad l'a mis en envie.
Afternoon (2016)
Na ri xia wu
2 h 17 min. Sortie : 1 avril 2016 (Taïwan).
Documentaire de Tsai Ming-Liang
Sinbad l'a mis en envie.


















