Vive le streaming ! 1970's
10 albums
créée il y a plus de 4 ans · modifiée il y a presque 4 ansWorkingman's Dead (1970)
Sortie : 14 juin 1970 (France). Rock, Folk Rock, Classic Rock
Album de Grateful Dead
American Beauty (1970)
Sortie : 1 novembre 1970 (France). Rock, Folk Rock
Album de Grateful Dead
Annotation :
Dans le prolongement de Workingman's Dead, en un peu plus abouti peut-être, American Beauty est un sympathique album de country blues rock, avec des pointes de folk à vocalises. Je n'aurai plus jamais la même image de Grateful Dead désormais. Tant mieux.
Visions of the Country (1978)
Sortie : 1978 (France). Rock, Folk Rock, Experimental
Album de Robbie Basho
Annotation :
Réécouter Glenn Jones m'a donné envie de découvrir Robbie Basho et son album le plus connu Visions of the Country. C'est pas mal, même si pour le coup je m'attendais à avoir que de l'instrumental, alors que Basho chante sur certains morceaux d'une voix assez particulière, caverneuse, imposante, qui rompt l'ambiance posée par la guitare. Passée la surprise, ça fait sans doute parti du trip mais de toute manière ce n'est pas le genre de musique qui s'offre à la première écoute.
Matching Mole (1972)
Sortie : 8 avril 1972 (France). Prog Rock, Rock, Jazz
Album de Matching Mole
Annotation :
Je suis en train de lire le livre Very Good Trip de Michka Assayas. Ce sont les textes des chroniques radio de l'auteur, entrecoupées forcément des références des titres passés à l'antenne durant les chroniques. Bref, ça donne envie d'écouter tous ces titres, dont O Caroline de Matching Mole, le second titre mentionné dans le livre (après Strawberry Fields Forever). C'est bien, ça sort un peu des sentiers battus - même si Matching Mole n'est pas un illustre inconnu (je connaissais au moins de nom), ce n'est pas un groupe dont on parle tous les jours.
Et c'est vrai que O Caroline est une excellente chanson, à la mélodie très travaillée, un peu brumeuse, et très touchante, servie par une atmosphère très singulière (Robert Wyatt fait partie de Matching Mole, ceci expliquant cela - même si j'ai toujours eu du mal à cerner Rock Bottom). Le problème c'est que la suite de l'album est moins réussie, voire totalement opposée à cette pop complexe et superbement ouvragée, puisque le groupe part un peu en improvisation dans de longs jams où les claviers stridents prennent souvent le dessus. Au final, ce premier album de Matching Mole n'est qu'un album prog rock free de plus - typique de l'époque - sans grand intérêt.
McDonald and Giles (1970)
Sortie : 1970 (France). Rock, Prog Rock, Psychedelic Rock
Album de McDonald and Giles
Annotation :
Album plutôt intéressant pour les fans de King Crimson puisque McDonald et Giles faisaient partie de la première mouture du groupe. Et cet album propose un peu le même genre de prog rock en version peut-être plus variée, plus légère, moins déjantée, avec des touches de jazz. Comme tout album prog de l'époque c'est parfois long et ennuyeux, plus démonstratif qu'accrocheur mais il y a quelques passages intéressants (le pont au milieu du long Suite in 'C', le groove de Birdman Files!, le final élégiaque Birdman The Reflection), et c'est toujours sympa de retrouver la flute de McDonald qui donnait le cachet si typique des titres les plus mélodieux de King Crimson. L'ambiance rappelle aussi un peu In The Land of Grey & Pink de Caravan (notamment sur Tomorrow's People), sans la virtuosité guitaristique (ici on est plus sur les claviers, la basse, la flute et la batterie).
Le titre choisi par Michka Assayas - Is She Waiting ? - est une ballade très douce au piano qui me paraît très banale et tranche radicalement avec le reste de l'album. En équivalent titre court et mélodique je préfère celui qui le précède le très joli Flight of the Ibis qui peut évoquer l'ambiance des titres du même genre sur In the Court of Crimson King et In The Wake of Poseidon.
Focus II (1971)
Sortie : octobre 1971 (France). Prog Rock, Rock, Symphonic Rock
Album de Focus
Annotation :
Je ne m'attendais pas à retrouver un album essentiellement instrumental. Là, pour le coup, on est en plein prog rock, mais un prog rock étrange finalement, car autant le groupe peut partir dans des envolées hard rock blindées de guitares qui speedent (notamment sur Hocus Pocus, titre emblématique du groupe qui n'a rien de fantastique, si ce n'est son yodeling étrange auquel il doit visiblement sa réputation - mais une originalité ne fait pas automatiquement un bon morceau) autant il peut composer de petites pièces mélodiques toutes douces. Le Clochard est d'ailleurs un titre quasi anecdotique. En fait on a l'impression que les titres plus courts et posés du milieu font office de transition entre les deux grosses pièces du disque : Hocus Pocus donc, et le final de 20 minutes Eruption qui compile tout le savoir-faire du groupe. Ce genre de morceau est toujours une grande démonstration technique - et ici il faut reconnaître que le groupe est plutôt doué et maîtrise son sujet - mais ça tourne parfois un peu à vide.
Propaganda (1974)
Sortie : novembre 1974 (France). Rock, Pop rock
Album de Sparks
Annotation :
J'avais un moins bon souvenir de Sparks, les seules fois où j'ai écouté Kimono My House. Je trouvais la musique tellement surjouée et épileptique qu'elle en devenait insipide. Sur Propaganda cela me paraît nettement mieux. Est-ce une véritable différence de qualité ou juste le temps qui fait que j'arrive à mieux apprécier la musique de Sparks ? Aucune idée, toujours est-il que les morceaux me paraissent plus consistants ici, tout en conservant cette folie caractéristique du groupe. Mais là où ça me crispait auparavant sur Kimono My House, ici cette folie me paraît mieux canalisée, mieux utilisée - notamment en apportant pas mal d'énergie avec les guitares électriques, ou bien avec des mélodies mieux troussées qui ne se contentent de partir en vrille ou dans les falsettos - ce qui donne au final un mélange vraiment unique et particulier, bien que l'on ressente par moment l'influence évidente qu'a pu avoir Sparks sur la grandiloquence d'un groupe comme Queen. Je suis un peu réconcilié avec Sparks.
Polnareff’s (1971)
Sortie : 1971 (France). Pop, Rock, Chanson
Album de Michel Polnareff
Annotation :
Michel Polnareff est sans doute un des rares artistes français à rivaliser avec les groupes pop anglo-saxons de l'époque. Il a écrit pléthores de tubes géniaux, tout en conservant une touche bien française, ne serait-ce qu'en chantant dans sa langue natale. Je trouve son premier album sorti en 1966 vraiment impressionnant. Même si tout n'est pas parfait (les notes d'humour sont pas toujours les bienvenues) il y a une poignée de chansons intemporelles qui ne ressemblent à rien de connu (Sous quelle étoile suis-je né ? ; Ballade pour toi ; Love Me, Please Love Me ; L'amour avec toi ; La poupée qui fait non). C'est justement cette singularité, cette pureté simple, directe, et en même temps ces mélodies belles, lyriques, chantées avec une grâce étonnante pour un chanteur aussi jeune, qui donnent un résultat unique.
Le problème de Polnareff c'est qu'il alterne le bon et le moins bon avec une versatilité déroutante, et visiblement voulue, car enchaîner une chanson pop d'une pureté absolue avec un titre plus rock et/ou crétin est une constante chez lui. Autant j'adule certains morceaux, autant le reste a tendance à m'indifférer. Il y a rarement un juste milieu.
Je sais que Polnareff a produit d'autres titres excellents (le Bal des Lazes, Holiday) mais en tout cas sur cet album sorti en 1971 il y a peu de choses à se mettre dans les oreilles, en partie car l'artiste a perdu cette pureté mélodique qui caractérise ses débuts. Peut-être gagné par la surenchère pop de l'époque, ses morceaux sont trop pollués par des fioritures, notamment des cuivres souvent agaçants. Il en fait un peu trop, variant du rock, au prog, voire au jazz, là où les mélodies mériteraient peut-être un peu plus de dénuement, à l'image du seul titre vraiment inoubliable de l'album : Qui a tué grand' maman ? Malgré tout certains passages sont pas mal, des petites bribes de Né dans un Ice-Cream, le final percutant de Petite Petite, l'énergie de Le désert n'est plus en Afrique... Malheureusement c'est souvent un peu boursouflé alors qu'il y a des idées.
Kate & Anna McGarrigle (1975)
Sortie : 1975 (France). Rock, Folk Rock
Album de Kate & Anna McGarrigle
Annotation :
Folk Rock / Country Rock / Adult Contemporary
Kate et Anna McGarrigle sont deux sœurs d'origine canadienne (et même québecoise puisqu'elles sont nées à Montréal) qui livrent ici leur premier album. Leur musique est très ancrée dans le répertoire folk traditionnel, on a donc droit à un album de folk à l'ancienne, très vintage dans l'approche, qui peut sonner daté, voire kitsch tant il déborde de mélo et d'instruments qui donnent instantanément une touche désuète aux morceaux, comme l'accordéon, ou même un saxophone cheesy dès l'intro Kiss and Say Goodbye (pourtant joué par Bobby Keys, mais autant dire que l'on n'est pas chez les Rolling Stones ici). L'aspect traditionnel est donc très marqué, les influences lorgnant aussi vers la country, la musique de cabaret, et la chanson à texte (un des titres est même chanté en français : Complainte pour Ste. Catherine), il y a aussi une vibe chant de Noël par moment, via les ambiances calmes, le chant vibrant souligné par des chœurs angéliques. J'avoue que ce n'est pas le style de folk que je préfère, c'est un peu trop classique à mon goût, un peu mielleux et ronronnant. Mais ce n'est pas non plus totalement dénué de charme, la sensibilité est touchante par moment (Heart Like a Wheel et Tell My Sister ont ce côté traînant et mélancolique que l'on imagine très bien dans un mélo de l'âge d'or d'Hollywood), et les deux sœurs arrivent parfaitement à capter l'atmosphère traditionnelle des musiques qui leur tiennent à cœur, au croisement de leurs origines et de leur culture. A noter que Kate McGarrigle a été mariée à Loudon Wainwright III et n'est autre que la mère de Rufus et Martha Wainwright. Elle est malheureusement décédée en 2010.










