Une écriture simple qui révèle une histoire complexe
Esther, bientôt 16ans, vit dans un pays dirigé par un tyran: Le Commandeur. Cet homme masqué n'autorise aucun livre, aucun plaisir sur ses terres.
Les Bienveillants sont des êtres humains insomniaques qui, lors de leur 6000ème nuit, mangent un gâteau tellement bon qu'il les inspire pour écrire des aventures fantastiques. Esther fait partie de ces Bienveillants. Les livres écrits pendant la nuit sont distribués en cachette par les Livreurs afin que les gens gardent espoir. Le peuple soumis depuis des années finira par se révolter et se libérer.
Le traitement de l'histoire des personnages frôle parfois avec la naiveté, ce qui pourrait rendre ce récit rebutant. Pourtant, les personnages non manicchéens et l'écriture simple permettent de s'accrocher à une histoire complexe mais entraînante. Il me paraît évident de faire un parrallèle avec la société nazie de la 2de guerre mondiale, avec la résistance des uns, la soumissions des autres et ceux qui pensent qu'il faut rester souder dans le malheur. Ce qui est très intéressant, c'est que chacun agit à son niveau et aucun n'est traité comme le sauveur du peuple: c'est le peuple qui se soulève de lui-même et chacun trouve sa place dans ce soulèvement. De plus, en découvrant l'histoire du Commandeur, on espère qu'il soit sauvé mais l'auteur ne lui fait vraiment aucun cadeau. Un bon point de départ pour des jeunes à partir de 12 ans pour une réflexion sur ce thème.