Le chiffre porte-malheur.
Un bouquin que je possédais depuis quelques années mais que je n'avais jamais pris le temps de lire pensant qu'il s'agissait d'un espèce d'ersatz de l'excellent "Seven" de Fincher du fait d'un titre similaire et d'une couverture laissant présager un énième thriller poisseux dénué de toute originalité dans le concept. Bon, il y a de ça dans "7" de Richard Montanari mais l'intrigue s'avère vraiment bien mise en place et le développement, malgré quelques longueurs, est tout à fait correct. Là où l'auteur est vraiment fort c'est qu'il arrive véritablement à personnifier le contexte à savoir la ville de Philadelphie, fiévreuse et suintante, qui en période estivale voit son taux de criminalité exploser. Les deux personnages principaux sont assez attachants et l'idée d'orienter les inspirations meurtrières vers le domaine de la magie et de l'illusion est plutôt originale. Après, je n'ai pas ressenti dans ces meurtres et dans la personnalité du tueur autant de dégoût et de fascination mêlés que pour les crimes et la personnalité de John Doe, protagoniste de la référence cinématographique citée. Néanmoins l'enquête se suit bien et se révèle vite prenante, un découpage en chapitres courts, voire très courts, permettant un certain dynamisme. Un bon petit thriller à découvrir.