May est une inspectrice de la police de New York. Elle a 35 ans. Son binôme est un vieux briscard, qu’elle couvre mais avec qui elle a peu de contacts. May a eu une aventure avec un collègue marié. Elle connaît très bien son quartier et enquête sur pas mal de petites affaires. Elle est la première à être appelée sur les lieux d’un crime. Une jeune femme a été assassinée et tout laisse à penser que c’est le tueur en série qui sévit. May est une bonne flic. Elle va s’interroger, regarder et sera les yeux et les oreilles pour le service qui s’occupe de ce crime. Mais elle est affectée aux basses besognes et elle en veut plus. Cette affaire va lui prendre son temps et son énergie. Lors d’une enquête de voisinage, May tombe sur Jack, un homme très mystérieux dont elle va tomber amoureuse.Constance est partie dans le chalet familial, accompagnée de son chien, pour prendre la décision de vivre ou de mourir. En effet, son mari et son fils sont morts, il y a un an et elle doit faire face. Elle profitera du cadre pour se ressourcer. Scénariste, elle va se plonger dans une histoire qui lui permettra de ne pas réfléchir, de reporter la décision finale. En même temps, elle va découvrir des éléments concernant sa famille, avec un arrière grand-père qui a fait fortune en distillant de l’alcool.Deux histoires et le lecteur se demande à quel moment elles vont se recouper pour faire une seule histoire. Le roman a une construction tout à fait classique. Un chapitre est consacré à May, un autre est consacré à Constance et ainsi de suite. J’ai trouvé l’histoire de May agréable à lire surtout sur la partie enquête contre le tueur en série. Ensuite, May est une femme forte mais aussi fragile. Elle a peu confiance en elle, surtout en matière de relations amoureuses. Dans son travail, elle fait tout pour ne rien laisser passer même si son binôme semble lui mettre des bâtons dans les roues. Pour Constance, outre sa décision finale, que fuit-elle ? De quoi a-t-elle peur ? Elle est armée. Le lecteur la sent fragile, au bout du rouleau. Elle s’évade en discutant avec son meilleur ami qui déroule toute l’histoire pour qu’elle prenne ses responsabilités. Les parties qui concernent Constance n’ont pas forcément trouvé mon adhésion. Je ne sais pas où cela allait me mener. Il a suffi des trente dernières pages pour connaître la finalité de l’histoire. Un roman psychologique qui aurait pu être beaucoup plus intense mais Maxime Chattam a raté la partie de Constance. Il donne des interprétations de la Bible, dans la partie des grands-parents de Constance. Franchement, ces interprétations ne m’ont franchement pas gêné car elles peuvent être correctes si on a l’esprit pas forcément étriqué. La culpabilité, le déni sont-ils des éléments qui empêchent l’âme de s’élever pour être en paix ?8,2 secondes pour tomber amoureux, mais aussi 8,2 secondes pour mourir. Franchement, pas forcément le meilleur Maxime Chattam, même si c’est bien construit, que cela se lit correctement. Mais je n’ai pas eu de coup de coeur car je me suis ennuyée.