Je connais bien peu de choses de Frédéric Beigbeder et pourtant il fait partie de ces gens que je peux pas voir en peinture.
J'en ai l'image d'un vieux (même + jeune), parisien, canal+, qui se la joue cool et subversif, libidineux, il me degoute sincèrement. Pour autant j'ai été curieuse quand j'ai vu son bouquin dans la boîte à livres. C'est un peu fait pour tenter des choses vers lesquelles on ne se dirigerait pas en temps normal.
J'aime le ton cynique, j'aime le milieu de la publicité qu'il explore, j'aime la structure du livre divisée en 6 parties pour chaque pronom personnel appliqué à la narration, j'aime que ça aille jusqu'au bout de son idée jusque l'absurde, j'aime la dépression latente.
Ça se lit vite c'est prenant.
J'ai retrouvé tout l'aspect de moche-pervers qui m'a toujours mise mal à l'aise chez lui et les gens de son espèce. Cette glorification de la jeune beauté féminine et du sexe et du sexe et du sexe. Mais ça allait bien à propos avec le personnage principal qui vit dans ce microcosme dégénéré.
J'ai autant apprécié lire qu'en sortir parce que son monde ne me fait pas envie.
En bref une belle surprise, j'aime sa façon de raconter les choses.