Alors au début on se dit que Beigbeder a enfin un truc à dire, puisque le bouquin est inspiré de son expérience de publicitaire. On est même presque content qu'il soit nettement plus épais que ses merdes précédentes. La première moitié est donc une satire guère subtile mais relativement amusante du monde de la pub. Et puis à la moitié, une fois que Beigbeder a dit tout ce qu'il avait à dire, on se rend compte qu'il se rend compte qu'il n'avait aucune idée de comment finir son bouquin. Alors ses travers précédents reviennent en pleine forme : calembours piteux, dialogues abyssaux, subversion de pacotille... La deuxième moitié est complètement naze et bidon et l'ensemble n'est qu'un pauvre ersatz de Houellebecq.