Adios Hemingway, Leonardo Padura, Métailié (traduit par René Solis)
Mario Conde n’est plus flic depuis quelques années. Il achète et revend des livres anciens et écrit, pour le moment, sans publier. Son ami, le lieutenant Manuel Palcios, lui demande d’enquêter sur un squelette retrouvé dans le jardin de la maison-désormais-musée d’Ernest Hemingway. La police n’a pas le temps et risque d’imputer le meurtre, car c’en est un, à l’écrivain.
Mario Conde, après avoir beaucoup aimé Hemingway, l’a haï surtout parce que l’homme a trahi ses amis et s’est mal comporté avec eux. Mais il ne peut pas supporter qu’on lui impute un meurtre qu’il n’a pas commis, car sa certitude tient en l’innocence de l’écrivain. Il va alors fureter, tenter de retrouver les témoins toujours en vie trois décennies après le meurtre.
Un roman assez court, contrairement aux autres de Leonardo Padura, qui se centre sur Hemingway, ses relations à Cuba, sa vie et son caractère loin d’être paisibles. Commande d’un éditeur pour une série "La littérature ou la mort", Mario Conde revient mais l’auteur s’attarde assez peu sur lui contrairement à d’habitude. Un roman de transition –et quelle transition !- qui permet de retrouver le désormais bouquiniste-écrivain dans de nouvelles aventures.