Pitch : En 1950, le chanteur noir américain à succès Jesse Austin débarque en visite à Moscou pour afficher son soutien (qui date du milieu des années 30) de longue date au régime communiste. Quinze ans plus tard, un grand concert doit avoir lieu au siège des Nations-Unis à New-York, avec des enfants aussi bien américains que soviétiques, pour amorcer une détente (de façade) entre les deux puissantes, alors sur le point de s’envoyer des bombes nucléaires à la tronche. Mais ce voyage cache bien d’autres choses bien moins avouables.
Il ne faut jamais lire (ou en travers disons) les 4è de couverture des livres de poche. La preuve à nouveau avec ce roman de Tom Rob Smith. Ce roman fait 600 pages. L’intrigue dévoilée en 4è de couveture arrive au bout de 250 pages ! C’est dingue d’être à ce point incompétent et de casser une partie de l’intrigue pour attirer le chaland. On dirait une bande annonce de blockbuster.
Ce coup de gueule passé, disons que ce roman (la conclusion d’une trilogie semble-t-il, mais ne pas avoir lu les deux livres précédents n’est pas un problème) est assez bizarre. On dirait que l’intrigue principale n’est qu’un prétexte pour permettre à son personnage principal d’aller vaquer à ses occupations en Afghanistan au début de la guerre avec l’URSS. C’est d’ailleurs la meilleure partie de ce roman, et on se rend vite compte qu’on se fout complet de l’intrigue principale, qu’il finit d’ailleurs par conclure rapidement et sans passion (et parce qu’il n’a pas le choix). Bref, un roman quelconque, sans grand intérêt, pas très passionnant (un comble pour un thriller) et qui ne vaut vraiment la lecture que pour toute la partie afghane.