Apolline vit seule dans un grand appartement avec une étrange créature poilue baptisée monsieur Monroe. Ses parents sont toujours en voyage et font confiances à ce dernier pour veiller sur leur fille. Lors de leur promenade quotidienne, monsieur Monroe récupère une affiche concernant la disparition d’un chien d’appartement. Les deux amis flairent rapidement une piste et mettent rapidement au point un plan pour que le coupable soit arrêté.
Apolline est une petite héroïne intéressante; vive et intelligente, elle collectionne les chaussures orphelines, ainsi que les cartes postales qu’elle reçoit quotidiennement de ses parents. Bien que dégourdie, elle n’en est pas moins sensible et c’est avec émotions qu’elle verse quelques larmes en rangeant ses cartes dans son grand classeur.
Dès les premières pages, le lecteur est happé dans l’univers singulier de Chris Riddell dont le talent graphique se reflète jusque dans la mise en page intéressante du roman. Plus qu’un simple roman, Apolline et le chat masqué a tout du journal. Les pages sont parsemées de cartes postales, de coupures de journaux et autres affiches et pages de carnet… L’écriture, bien que visant un public assez jeune, reste plaisante. La plume est légère, agréable et l’histoire bien menée. On y retrouve une ambiance un poil cynique récurante en littérature jeunesse britanique. Mais le gros point fort de ce roman tient vraiment dans le talent de dessinateur de l’auteur, talent qui n’est plus à prouver.
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