Lorsqu’on lit Erwan Larher, il est utile de se munir d’un petit dictionnaire, enfin, d’un gros, car ses mots ne se trouvent pas toujours dans ceux de poche. On y croise des vultueux, clabauder, eccéité, compendieusement, ubac et adret, stercoral, pulvérulent, tératogène, intumescence, diffluent ou dégonder… Erwan aime les mots.
Cette autogenèse m’a un peu rappelé Vernon Subutex, l’histoire d’un mec (en l’occurrence amnésique), au magnétisme social impressionnant qui, au cours de ses pérégrinations, se retrouve petit à petit entouré d’une bande de fidèles.Une dystopie aux messages socio-éco-politiques un peu candides mais non dénuée d’un bon-sens implacable.
Un roman avec bien des longueurs mais qui invite à regarder plus loin que la fin
https://www.noid.ch/autogenese/