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le 26 févr. 2017
SuivreUne bonne surprise
Trouvé par hasard en librairie, il est resté un bout de temps sur mes étagères avant que je ne le lise. Et puis je l'ai dévoré d'un coup. Pour l'apprécier, il faut je pense s'intéresser aux sciences...
Reconnaissons tout d'abord à ce roman une audace assez originale. En effet, quel jeune auteur choisit, pour son premier roman, un thème aussi incongru que les vers solitaires ? L'autrichienne Vea Kaiser n'a certes pas cédé à la facilité en choisissant de sortir de l'ombre les habitants du village alpin de Saint-Peter-sur-Anger et on peut légitimement s'interroger sur ses motivations. Pour ma part, je vois en "Blasmusikpop" une sorte d'hommage à son peuple, voire à ses origines.
Cet hommage à un terroir, à des traditions et à un pays, je suis d'ordinaire à même de l'apprécier, d'autant plus que j'ai une affection particulière pour la Bavière et le Tyrol et que je rentre tout juste d'un séjour de dix jours là-bas.
Et pourtant, et pourtant, ce roman plutôt costaud ne m'a pas séduite.
Pourquoi ?
Déjà, pour être tout à fait franche, les vers solitaires et le football (les deux thèmes majeurs du roman ; si vous voulez trouver le lien, rendez visite à votre libraire) n'ont rien pour me plaire. Toutefois, le contexte aurait pu faire digérer ce point sans trop de peine si la narration ne s'était présentée sous la forme d'une chronique de village bien trop détaillée pour être exaltante et n'évitant le piège de la monographie que pour se perdre dans un trop grand foisonnement de personnages secondaires. Que de longueurs ! Le souci du détail qui caractérise la plume estudiantine de Vea Kaiser a souvent eu raison de ma patience et a encouragé une lecture en diagonale à plusieurs reprises, ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais.
Malgré la minutie du récit, aucun personnage ne m'a semblé attachant et il en a résulté que je suis restée très en retrait de l'histoire d'un bout à l'autre du roman. De plus, le fait que l'auteur insère dans son chapitrage des extraits d'étude pseudo socio-anthropologico-historique sur les origines de Saint-Peter-sur-Anger achève, de mon point de vue, d'alourdir l'ensemble.
Je salue toutefois la qualité d'écriture très prometteuse de Vea Kaiser et tiens à distinguer le travail remarquable de la traductrice, Corinna Gepner, notamment au niveau des dialogues souvent mâtinés de patois.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes 2015 et Challenge PAVES août 2015 - août 2016
Créée
le 11 sept. 2015
Critique lue 192 fois
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le 26 févr. 2017
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