C'est l'histoire de la Belle au Bois Dormant (Briar Rose) tirée d'un sommeil éternel par le baiser d'un Prince. C'est aussi l'histoire de Gemma, ramenée à la vie par un baiser salvateur... A moins que... Et si ces deux histoires n'étaient qu'une ?
Briar Rose, c'est avant tout une réflexion sur la genèse des histoires, celles qui s'écoutent à la lumière d'une veilleuse, celles que l'on se raconte autour d'un feu de camp, celles qui galvanisent les partisans d'une résistance souvent symbolique contre les infâmes dispositifs d'extermination nazis. Ce n'est pas par hasard que Yolen a décidé de faire de Becca, l'héroïne, une journaliste, rapporteur d'histoires par défaut. Le livre tout entier n'est qu'une série de faits racontés, rapportés, embellis ou déparés selon le conteur.
Yolen sait que l'Histoire est faite de multiples histoires. Celle qu'elle a choisit d'écrire n'en est qu'une parmi d'autres, une qui a le mérite de faire réfléchir au caractère fictif de l'Histoire, et vice-versa (quelle part de vérité se trouve enfouie dans les contes ?) L'ambiguïté règne. A tel point que l'auteure a cru bon préciser à la fin de son ouvrage que « ce livre est une œuvre de fiction. »
Il est des faits historiques que l'on aimerait bien qu'ils en soient aussi.