Pas de jeux de mot avec Ça parce que Ça devient lourd ! Merde ...

Avis sur Ça, tome 1

Avatar B0mbii
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(spoil probable ! Dites pas que je vous ai pas prévenu.)

Imaginez (et ouais faut faire marcher son cerveau), en une chaude après-midi de juillet, vous errez en pleine Nouvelle Angleterre dans votre Plymouth Fury flamboyante dans le simple but de retarder votre rendez-vous avec votre banquier qui vous annoncera le triste fait que vous ne roulez plus sur l’or depuis que vous avez tout perdu au poker. (postulat de base génial vous ne trouvez pas ? )

Vous vous engagez donc sur une route sinueuse et sur votre gauche vous apercevez un panneau sur lequel est inscrit un nom : Derry, évidemment cela ne vous évoque rien. Vous décidez de laisser votre bébé se reposer un peu et de vous dégourdir un peu les jambes. Cependant le calme de cette petite ville est vite rompu par l’arrivée de deux jeunes garçons qui dévale la rue centrale comme deux lamas sauvages. Ils s’arrêtent juste à coté de vous et s’allongent sur le trottoir. Vous entamez une discussion avec eux et les questionnez sur cette hâte si grande. Ils répondent une simple phrase : « On a v-vu Ç-Ça ! », après quoi ils repartent à pieds dans le sens inverse de celui par lequel ils sont arrivés. Vous déciderez donc de partir instantanément, car, pour une raison qui vous échappe, cette ville vous fait peur. Vous remontez donc dans votre Plymouth et tracez la route. Seulement au moment de quitter cette vile étrange, vous apercevez, sur un panneau, trois ballon sur lesquels est écrit : « -1500 $ sur le compte, Grippe-Sou le Clown. »

Si vous aviez creusé un peu plus vous auriez compris qu’une horrible entité, que l’on appelle pas mais que l’on désigne, terrorise cette petite ville du Maine. Vous auriez également entendu parler de la lutte de sept mômes pour la vaincre. Une équipe de vainqueurs comprenant : un bègue, un Jackson Five, un blagueur moins drôle qu’un tournesol, une catin qui ne s’assume pas, une petit asthmatique à moitié homo, un gros en survêt’ et un juif bien sapé. Portant tous le doux nom de « Club des Ratés ».

(INTRO FINIE , HOURRA !!!)

Un postulat de base bien classique donc. Sept soumis forment un groupe et luttent contre le mal grâce au pouvoir de l’amitié ! Ouais !
Vous devez maintenant vous dire que la probabilité que j’ai mis 10 (cette note ultime qui se mérite) à cette chose est aussi grande que de voir un hareng sortir de la fenêtre d’un bus. Et pourtant !

Maintes choses ne m’ont pas plu dans Ça : ses descriptions parfois trop longues, ces moments de blancs dans l’intrigue. Et alors ?
Ces défauts peuvent paraître majeurs, mais ne le sont pas le moins du monde. Ce qui est majeur c’est la maestria de Stephen King ! Je pense effectivement que très peu d’écrivains sont capables de publier un livre prétendument horrifique en apparence, mais qui peut se vanter d’aborder des thèmes chers à l’enfance, tel que la naïveté, la peur (enfantine j’entends), la découverte de la sexualité, les premiers amours, et surtout l’amitié. On vient même à penser que Ça est venu d’ailleurs dans le simple but de créer cette amitié. Une amitié indescriptible au demeurant car en proie à une peur immense qui ne fait que la renforcer. Cependant une amitié que toute personne normale devrait envier.

1400 pages de terreurs enfouies, de joie, de stresse et d’amour. On en ressort chamboulé, déboussolé et incapable de avoir de quel coté on se trouve. Etonnement on ne pense plus à Ca, on pense surtout à cette amitié, qui n’aura peut être duré qu’une semaine, mais qui restera surement plus forte que tout.

Je pense que le moment est venu, qu’après avoir partagé toutes ces aventures avec le Club des Ratés, on se retrouve logiquement à oublier, à ne plus que garder dans le coin de sa tête l’image de Bill le Bègue, juché sur une montagne, épaulé par six jeunes enfants si innocents mais terriblement dangereux.

C’est donc avec ce sentiment de nostalgie bouleversant, qu’on claque les portes de Derry, qu’on laisse l’horreur derrière nous, et qu’on rentre chez nous pour faire tourner ce petit bateau dans les rapides formés par la pluie, c’est ainsi qu’avec une méfiance incompréhensible on scrute le caniveau, par peur d’y voir quelque chose d’inexpliqué en sortir. Mais Ça n’arrivera pas.

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