Un livre très acutel, aux penchants philosophiques et existentialistes. Dès le début on plonge dans cette atmosphère que j'ai sentie très... british des années 50' avec le marché, l'internat à l'ancienne. J'ai acheté ce livre non pas par le titre mais par son contenu, je cherchais sur internet un sujet précis et j'ai choisi ce livre alors je n'ai pas été étonné dans le sujet même mais vraiment la façon dont il est traité est fascinant.
L'homosexualité n'est pas traitée comme différente puisqu'on suit, du début à la fin, un garçon assez... indéfini. Il aime les filles ? Les garçons ? Et dans ce point Meg Rosoff a excélé ! Tout au long on se rend compte de cette relation qui se tisse avec l'enfant de la cabane sans que ce soit trop rapide, too much bien que certains passages trainent en longeur, on sent cette atmosphère ambigüe où règne le doute, les questions.
On remarque au fil de l'oeuvre l'état d'esprit du personnage qui change, petit à petit, qui s'ouvre et s'ouvre en même temps à nous. Il se pose des questions sans jamais exiger de réponses, nous laissant dans le doute.
D'un point de vue social Meg a, comme je l'ai dit, poussé ce visage de la sexualité, de l'amour et de ce qu"est l'autre" pour nous pousser à nous demander "Qu'aimes-tu vraiment ?" et ça en partie qui fait de cette fin totalement inatendue une pépite de bon sens.
La toute fin est très mélancolique, dans un air de "si j'avais pu" on apprend que le personnage nous racontait "ce qu'il était" à la manière de Titanic ce qui rajoute un sentiment de nostalgie qui s'allume lorsque le livre s'éteint.
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