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Ce qui ne me tue pas - Millénium, tome 4 par limma

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Ce nouvel opus ne décevra pas les amateurs de la trilogie, David Lagercrantz, ancien journaliste et écrivain, retranscrit parfaitement les personnages et la trame de Stieg Larsson (décédé en 2005) et ses personnages n'ont rien perdu de leur forte présence et la description nous permet de les retrouver sans effort d'imagination.

Pour peu que l'on ne s'indigne pas de quelques manques de sursaut, de passages répétitifs et parfois ennuyeux surtout au deux tiers du livre, d'une dénonciation trop peu cinglante et d'un débat éthique peu poussé, on reste sur un thriller efficace.

Il évoque un thème récurrent d'aujourd'hui, l'intelligence artificielle, mélant l'Agence américaine de la sécurité nationale, les milieux d'affaires, la mafia, les Etats unis, la russie et la norvège...hackers et autres fantômes du passé, pour une narration découpée en chapître distillant le suspense et les coupes pour des personnages bien brossés et réussi à nous tenir en haleine.

On retrouve tranquillement nos héros, Lisbeth, personnage central est une réussite et l'on jubile lorsqu'elle prend les choses en mains ;
Blomkvist se retrouve égal à lui même, séducteur ou séduit suivant les cas, journaliste au grand coeur, il se trouvera plonger dans une sombre affaire de meurtre. Plus introverti, et quelque peu las, permet aussi l'évolution du personnage sur une période qui se situe quelques 4/5 ans plus tard. La reprise de contact avec Lisbeth le remettra dans l'action.
Et Erika toujours présente et d'un soutien indéfectible pour à nouveau lutter contre l'adversité et sauver leur journal. Un complot mis à jour les réunira pour des situations toujours aussi incroyables.

De même l'idée de personnages d'exception considérés à tort par la société comme des associaux est ici remis sur le tapis, pour signifier le monde peu réjouissant dans lequel nous vivons.

Documenté, avec un rappel sur la mémoire eidétique et sur le rôle des hormones sur l'embryon pour expliquer le syndrome de l'autisme, sans être ennuyeux, crise de la presse, et pressions exercées par de nouveaux actionnaires avec en filigrane une sorte de vengeance et de haine à l'égard de notre journaliste hors pair, des tueurs en prises avec leurs santé et leur intégrité mentales et un sauvetage d'enfant surdoué...pour réduire à néant les manipulations des personnages corrompus à force de dessins et de mathématiques.

L'écriture plus soft a du mal à faire l'accroche, mais une fois dedans, on se laisse embarquer, la narration étant bien menée.

Et laissons de côté les considérations monétaires qui accompagnent ce quatrième tome, si l'on est un tant soit peu objectif, les séries, ou les films ont toujours alimenté la continuité par de nombreux opus et par des acteurs, et metteurs en scènes différents... et évidemment pas pour des clopinettes ! ne boudez pas le plaisir de la lecture.

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