"Lis du Musso, tu vas voir c'est trop magique !" Mouais.

Avis sur Central Park

Avatar Champifeuille
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Central Park est mon tout premier Musso. Non pas par snobisme ni quoi que ce soit, mais surtout parce que je ne me suis jamais vraiment intéressée à l’auteur, malgré les relances incessantes d’une amie qui trouve ses écrits, je la cite, vraiment magiques. Soit. Ayant donc eu l’occasion de lire mon tout premier Musso, cadeau de ma mère à mon anniversaire, j’ai pu vérifier les dires de mes amis. Musso est magique. Ah bon ? Honnêtement, je n’ai pas trouvé ce livre magique. Oui, il est bien, certes, mais bon, ça ne casse pas non plus trois pattes à un canard quoi.

Faisons court. Deux inconnus se réveillent beau matin menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Elle, Alice, est une flic française. Lui, Gabriel, est un pianiste de jazz américain. Elle a du sang sur son chemisier et une arme à feu dans sa poche, il leur faut donc découvrir pourquoi, comment, et qui s’amuse à les mener en bateau comme ça. Ils se lancent donc bon gré mal gré dans une recherche qui leur fait traverser New York, menant comme ils peuvent le fil de leur enquête pour le moins tortueuse. Qui les a rassemblés sur ce banc ? Pourquoi eux d’ailleurs ? Le début m’a beaucoup plu. Une enquête policière classique, avec la recherche d’indices, le recoupement, le tout ajouté à un côté hors la loi car Alice est flic, certes, mais française, elle n’a donc pas à enquêter ici. On se plaît à suivre leur enquête au fil des pages, la voir avancer, progresser, ce qui fait revivre de très douloureux souvenirs chez Alice, qui en a vécu, des choses dramatiques, dans sa courte vie. Puis après une enquête policière des plus intéressantes, vu qu’ils trouvent quelque chose qui les lie plus efficacement que les menottes qui les retiennent prisonniers ensemble, et qui justifie à lui tout seul leur présence, vient le final. Ou plutôt la chute, parce que c’en est une, et une assez étrange. Ou peut-être ne suis-je pas habituée au registre habituel de Musso ?

Rien ne prévoyait ce final, ce qui le rend encore plus décevant à mes yeux. En fait, j’ai plutôt l’impression que ça a été bâclé. Comme si l’auteur n’avait plus de pistes à suivre, alors il s’est dit que tiens, il allait faire un final qui part carrément dans l’autre sens alors qu’on s’attendait à ce que ça continue dans la même trame. J’ai même eu la désagréable impression qu’il prenait beaucoup de plaisir à nous expliquer par A+B que non seulement on a eu tort de trop y croire parce que ce n’est pas du tout ça, mais qu’il se hâte presque de nous servir une fin un peu trop mièvre pour faire fondre le lecteur et lui faire oublier la médiocrité du final bâclé. Décevant.

Encore une fois, Central Park fut mon tout premier Musso. De ce fait, ne connaissant pas les autres œuvres de l’auteur, je ne sais pas s’il suit toujours ce genre de plan, ou s’il a essayé d’innover pour ce livre-là. Quoi qu’il en soit, s’il les écrit tous de la même manière, Central Park sera le seul et unique Musso de ma bibliothèque.

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    Illustration 2014 en bouquins.

    2014 en bouquins.

    Je prie pour qu'elle s'étoffe. Et pour gagner au Loto sans y jouer aussi.

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