Ein volk, ein reich, Heineken.
Le scénario de ce livre est au premier abord intéressant, à défaut d'être original. Pourquoi ? Premièrement, il y a des nazis, et mettre des nazis dans un livre c'est toujours un moyen de gagner des lecteurs. Et deuxièmement c'est une uchronie, c'est à dire un roman dans lequel l'histoire que nous connaissons s'est déroulée différemment à partir d'un certain point. En l'occurrence les nazis ont gagné la seconde guerre mondiale.
Alléchant comme scénario, n'est ce pas ?
Mais le livre n'était malheureusement pas à la hauteur de mes espérances, l'intrigue est finalement celle d'un roman policier ultra-classique, qui ressort tous les clichés du genre : un groupe de gens mystérieux a un secret, ils se font tuer un par un. Il y a un vieux policier divorcé et doté d'une tare quelconque (alcool, drogue, membre des SS, etc..) qui va mener son enquête contre l'avis de sa hiérarchie et il est accompagné d'une complice charismatique. Bof bof.
Les personnages sont basiques, uniformes, parfois superficiels. C'est d'autant plus dommage (désolé pour le spoil ), que le dénouement est ma foi bien décevant tant il est abrupt.
Je passe rapidement sur les multiples erreurs de traduction que comportait l'édition que j'ai lue, qui ne sont pas le fait de l'auteur, évidemment, mais qui gênent grandement le confort de lecture, et qui ont forcément eu une influence sur ma perception du roman.
Au milieu de cette mer de médiocrité, il y a quand même un aspect qui sauve le roman : l'univers est très bien réussi, le livre est bien documenté, les anecdotes sont nombreuses et les faux retournements historiques sont tout à fait pertinents (La partie sur le comportement de la Suisse est géniale ). On a parfaitement l'impression d'être dans ce qu'aurait pu être un hypothétique empire nazi (DER DRITTE REICH !!!).
Bref une conclusion en demi-teinte pour un livre qui joue beaucoup sur l'attractivité de son univers, et qui se laisse quand même lire avec plaisir malgré la pauvreté de son scénario.
Auf Wiedrsehn.