Un récit témoignage poignant à la limite de l'insoutenable tant son écriture est sobre.
C'est l'histoire d'une famille plus que dysfonctionnelle observée sur deux générations : celle des parents et de leurs trois enfants. Envahie par la maladie psychique,, les incestes à répétition, les viols inscrit dans ce que l'on appelle maintenant la revictimation, l'ombre portée de la folie, une famille se perd dans le silence et le secret.
Une écriture qui évolue lentement au fur et à mesure du texte, d'abord simplement élégante et érudite, et devient de plus en plus technique, mais jamais trop, montrant la parole thérapeutique comme rempart à cette folie congénitale.
Fatum, comme le titre l'indique signifie destin, destinée ou fatalité inéluctable, c'est bien de cela qu'il s'agit quand rien ne vient arrêter l'escalade de ces violence intrafamiliales et extrafamiliales.
Il m'est vraiment difficile d'en parler mais il fait clairement partie des incontournables témoignages des effets délétères de l'abus et de la transgression des limites.