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Bien que ce soit un document, le livre se lit comme un thriller. Donc, on suit avec intérêt et en tournant les pages sans s'en apercevoir, pour suivre les aventures d'Hanns et Rudolph.
Hanns, c'est Hanns Alexander, celui qui a déterminé la portée du procès de Nuremberg, en arrêtant Rudolph Höss, responsable des camps d'extermination de la guerre 39/45.
L'auteur aurait pu être de parti pris (c'est le petit-neveu de Hanns), mais il traite avec un parfait parallèle la vie des deux protagonistes, en chapitres bien équilibrés.
Donc, on est en pleine immersion dans la vie de ces deux hommes que tout oppose et que le destin fera se rencontrer, et, par une étrange ironie, c'est le juif qui devient le bourreau du nazi en l'abandonnant aux manches de pioches de ses hommes, quelques minutes avant de le conduire en prison.
Comme quoi, tout est complexe, le bien le mal, la force et la faiblesse, les bonnes et les mauvaises actions.
Egalement mises en évidences les difficultés en tant de guerre,tant pour l'opprimé que pour l'oppresseur : tandis que Hanns doit attendre la fin de la guerre pour avoir son rôle à jouer (mais quel rôle!), Rudolph doit trouver toujours plus de moyens ingénieux pour satisfaire les ordres d'Himmler.
Car, il faut bien savoir que Rudolph n'a selon, son expression, fait qu'obéir aux ordres, et qu'"il ne se sent pas responsable de la mort des 2 millions et demi de personnes internées dans les camps de concentration".
Un livre absolument passionnant, qu'il faut conseiller à la jeune génération, pour ne pas oublier combien l'humanité peut cotoyer l'abjection et l'héroïsme ordinaire.
Créée
le 3 sept. 2023
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