Dans Hyde, Daniel Levine revisite le classique L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde en donnant la parole à Edward Hyde, l'antagoniste de l'œuvre originale de Stevenson qui devient ici le narrateur et le personnage principal du roman. Séduit par ce parti pris et par la très jolie couverture proposée par les éditions Fayard, ma déception aura été à la hauteur de l'enthousiasme qui m'habitait lorsque j'ai débuté la lecture de ce livre.
Tout d'abord, il est important de préciser que pour lire ce roman il est absolument nécessaire d'avoir lu l'œuvre originale de Stevenson, sous peine d'être perdu. Mais dans le même temps, il est primordial de prendre de la hauteur par rapport au récit originel, l'auteur prenant des libertés avec ce dernier. Par exemple, il ne dépeint pas Edward Hyde comme un monstre abject mais comme quelqu'un agissant sous la coupe de Henry Jekyll, commettant ses exactions sous l'influence du docteur, guidé par son esprit. Ceci étant dit, il se trouve que la formule de Daniel Levine, à la différence de celle du docteur Jekyll, ne fonctionne pas ; l'idée de départ était pourtant excellente, mais ce roman m'a malheureusement énormément ennuyé.
Est-ce le fait de déjà connaître l'histoire et son dénouement ? Le parti pris de l'auteur de faire de Edward Hyde un personnage attachant digne de notre empathie ? Les longueurs du roman qui se perd parfois dans des digressions ennuyeuses ? Sûrement un peu de tout ça.