Au moment où je vois la couverture, je me dis qu'on va avoir un ersatz de Metro 2033. Absolument rien à voir. Infection reprend les codes de 28 jours plus tard avec un soupçon de Resident Evil. Du film de Danny Boyle, on a les infectés humains qui cavalent pour transmettre le virus à coup de morsures dans un monde dévasté par cette pandémie. Du jeu vidéo de Capcom, les animaux qui ont subi des mutations monstrueuses et le côté action bourrin des films de Paul WS Anderson.
Les chapitres sont divisés de la même manière que George RR Martin et son trône de fer, c'est à dire personnage par personnage. L'auteur nous les présente chacun leur tour en parlant de leur passé et comment ils l'ont vécu. Bon, n'allez pas croire que le scénario est exceptionnel. Il y a du cliché à tout va. La femme forte avec son esprit vengeur, le gamin paumé qui veut faire bonne impression, le militaire sans peurs, le type qui n'a pas perdu espoir de retrouver sa femme et sa fille, le pasteur qui ne croit plus en dieu et dégomme sans vergogne, la femme qui cherche le respect des hommes car elle est aussi utile pour nettoyer les bouseux. Vous ajoutez un véhicule blindé et surarmé, un peu de sexe, des monstres, du gore et hop, 400 pages.
On aurait pu en faire une série Z. Les détails sanguinolents sont légion, personne n'est épargné dont les enfants. C'est pas du grand roman, mais ça se lit facilement, avec plaisir pour les amateurs d'épouvante, de post apocalyptique, de zombies et monstres dégueux.