J’ai retrouvé dans cette lecture tout ce qui caractérise l’univers d’Alexandre Jardin : une fascination pour le désir, les élans du cœur et la persistance de la passion à travers le temps.
À travers César et Hannah, l’auteur explore les émotions cristallisées, les occasions manquées et ces liens invisibles qui continuent d’exister malgré les années.
Il y a dans leur relation quelque chose de profondément romanesque. Un amour impossible, nourri par l’absence, les secrets et le fantasme de la transgression.
J’ai parfois été tenue à distance par certaines expressions québécoises ainsi que par plusieurs références appuyées à la bibliographie de l’auteur. Pourtant, la force émotionnelle du récit a fini par m’emporter.
Les nombreux rebondissements entretiennent une tension constante et donnent à l’ensemble une dimension presque cinématographique. On frémit devant ces trajectoires qui semblent condamnées à ne jamais se rejoindre totalement.
Entre romantisme exalté et peur de la routine, Alexandre Jardin construit un récit où l’amour devient une force irréductible, jusqu’à ce que le destin impose finalement ses propres règles.
Une lecture portée par la passion, la nostalgie et le vertige des sentiments qui traversent les années sans jamais s’éteindre.
Les Personnages :
- César : un homme habité par une passion qu’il n’a jamais réellement réussi à oublier.
- Hannah : sensible et insaisissable, elle devient le symbole d’un amour suspendu dans le temps.
- Les proches et conjoints : témoins involontaires d’un passé qui refuse de disparaître.