K-Cendres c’est l’histoire d’Alexandra.
Le roman débute en 1995 à l’hôpital sainte Anne à Paris. Enfermée dans cet hôpital psy depuis ses 4 ans Alexandra vit un enfer. Ses psychoses la bouffe. Pour tenter de faire sortir toute cette souffrance, Alexandra s’automutile. Alors les soignants ne trouvent rien de mieux outre les camisoles chimiques que d’essayer la musico thérapie.
Ça aurait pu être une bonne idée. La musique adoucit les mœurs à ce qu’on dit. Mais contre toute attente le résultat n’est pas celui escompté : elle se crève le tympan avec un stylo tellement c’est insupportable pour elle. Parce que la musique lui donne des prévisions de morts et que personne n’est là pour la croire, à l’image de la Cassandre de la mythologie grecque
Fin du premier chapitre
On la retrouve cinq ans plus tard sur la scène du zénith de Paris.
Elle est devenue chanteuse de rap sous le nom de K-Cendres, véritable prêtresse contemporaine. Antoine Dole nous fait suivre le chemin de cette jeune femme malade, gavé de médicaments dans un milieu hostile qui la manipule. Elle hurle son désespoir dans les paroles de ses chansons. Retranscrites dans le roman. Elle appelle à l’aide. Et malgré des salles combles de fans qui viennent l’applaudir, personne ne l’entend. Antoine Dole en profite pour nous dépeindre un milieu de la musique loin des paillettes. Une sorte de communauté de l’argent où seul le succès est payant et dans lequel l’individu n’a pas sa place.
Ce roman n’y va pas par quatre chemins. L’écriture est incisive, dure, brute à l’image des scarifications de K-cendres. Antoine Dole a su donner à son récit un rythme haletant voire suffocant. Il ne passe aucun détail même les plus sordides. Les drogues en tous genre émaillent ce récit, des mots rudes, du vocabulaire parlé donnent toute la force à cette histoire. Mais la vie d’Alexandra est-elle vraiment celle racontés dans ce roman ou n’est ce que les délires de son cerveau malade. Je vous laisse le soin de le découvrir!