À treize ans, Jolan habite l’île A , avec sa sœur Louna, quinze ans, et leur père Pascal. Avec sa bande d’amis, il en connaît chaque recoin, ils ont même transformé une vieille forteresse en repaire secret. Leur quotidien paisible bascule le jour où le bateau qui les emmène habituellement sur le continent n’arrive pas. Rapidement, les habitants apprennent que des événements graves, coupant toute communication avec l’extérieur, ont éclaté ailleurs... Sur l'île, plus d’électricité, plus de nouvelles, des réserves qui s’amenuisent, et une consigne stricte : ne pas quitter l’île, ne laisser entrer personne.
Le récit, porté par le regard de Jolan, dépeint l’organisation de survie qui se met en place, les hypothèses qui fusent sur la catastrophe, et les liens d’amitié qui unissent le groupe (huit au départ). Sur plus de deux cents pages, il ne passe pas grand chose(ou si peu), il raconte l'organisation, leurs liens d'amitié , les histoires d'amours ...tout est lent, le rythme et la révélation n’arrivent qu’aux ultimes cinquante pages.
La fin, que j’avais pressentie lors d’un épisode tragique sur l’île, ne m’a pas surprise. Elle m’a néanmoins donné l’occasion de revisiter mentalement l’île d’Aix, (qui a inspiré l’auteur du tout moins concernant le lieu, l'autre fut le confinement lors du Covid), un lieu que l’on parcourt à pied, avec son fort Liédot, son église singulière, ses habitants chaleureux… malgré le souvenir d’une traversée en bateau un peu agitée. Cela m’a simplement donné envie d’y retourner.
Une lecture à conseiller aux amateurs de huis clos, de théories du complot et d’histoires d’amitié juvénile.