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L'Ombre du pouvoir par Nanash

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Restons dans la désormais fameuse « crapule fantasy ». Issue de son scénario pour le jeu vidéo « Neverwinter nights » Fabien Cerutti développe son histoire, je ne saurais dire ce qui est resté n’y ayant joué. Mais il s'agit d'une trajectoire pour le moins originale qui attise ma curiosité.

Sur les terres de Bourgogne l’intrigant capitaine d’une compagnie de mercenaire se voit confier une tâche devant demeurer secrète. Cette première « mission » du chevalier Pierre Cordwain de Kosigan, consiste à troubler la destinée du duché Bourguignon au moment fatidique où il doit choisir de faire pencher son allégeance pour le royaume de France ou bien à celui d’Angleterre. Le XIVème siècle n’a pas encore débuté et les deux royaumes ne sont pas encore en guerre ouverte. Ainsi l’action se déroule principalement lors d’un tournoi organisé entre les noblesses des trois puissances, où participent aussi bien le bâtard de Kosigan que très probablement ses commanditaires secrets, ennemis et alliés de circonstances.

Le roman semble dès son ouverture fleureter avec un fantastique des plus classiques par la présence d’un Elfe. Si l’on y prend pas particulièrement attention cela pourrait passer inaperçu, mais plus on avance dans l’intrigue médiévale, plus il est fait mention des légendes qui peuplent les contes et les légendes. Les anciens dragons aujourd’hui disparus, les nains et autres humals, font partie du décor qui prend tout de même place dans l’histoire classique.

Car l’auteur a l’ambition d'en faire plus qu'un roman d'aventure. En faisant intervenir des chapitres se déroulant avec un lointain aïeul du héros au début du XXème siècle, Fabien Cerutti construit en fait une sorte d’uchronie mâtinée de théorie du complot bon enfant où l'histoire officielle ne serait qu'une version édulcorée des mythes et créatures légendaires. Le Kosigan contemporain commence à découvrir la vérité en suivant le jeu de piste que son illustre ancêtre à laissé à son attention.
Comme dans la plupart des romans de cette sorte, beaucoup de l’intrigue tient dans son héros, à la fois pince sans rire, cynique et courageux. Il est probable que je fasse rapidement une overdose de cet archétype divertissant mais qui peine à surprendre. Kosigan comme Benvenuto s’en sortira toujours malgré tout ce qui peut lui arriver.

Bien rythmé par l’alternance avec ses chapitres contemporains, le roman se lit très facilement et se concentre principalement sur l’action et l’intrigue principale tout en essayant de donner une substance aux deux héros par des détails qui ressurgiront forcément dans ce tome ou un autre.

Divertissant et drôle, un agréable bouquin de plage sans plus grande prétention : 7/10

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