Le résumé de ce roman est trompeur sur au moins deux points.
D’abord, on pourrait croire que l’histoire est une repompe du film Assaut de John Carpenter, c’est-à-dire des personnes qui sont encerclées dans un lieu et attaquées par une bande de criminels. Or, ce n’est pas tout à fait ça. Pendant plus de la moitié du livre, on alterne à chaque fois entre un chapitre qui se déroule à la station de Frank et un chapitre qui se déroule dans le passé, en expliquant comment Maggie s’est retrouvée à être pourchassée par une bande de rednecks australiens.
Ensuite, et j’ai envie de dire surtout, le récit n’est pas centré sur Frank mais multiplie les points de vue au point que Frank se fait un peu voler la vedette par la vraie star de ce roman, à savoir Maggie.
Est-ce que tout cela m’a dérangé ? Pas du tout, car ce livre est tout simplement très bon et est exactement ce que je recherchais.
Court et intense, allant à l’essentiel sans oublier les détails importants, La Chasse est avant tout un roman de survie, où des personnages vont se retrouver pris dans une lutte à mort avec des ennemis implacables. Violent et sans concession, maitrisé du début à la fin, sachant ménager le suspens tout en proposant une montée en puissance jusqu’à un final grandiose et explosif dans tous les sens du terme, ce thriller australien ne trompe clairement pas son public.
J’ai trouvé tous les personnages intéressants, suffisamment développés, rien ne fait forcer. Il y a peut-être deux ou trois petites facilités scénaristiques, mais l’ensemble se tient très bien et vous aurez du mal à décrocher.
L’auteur annonce d’entrée que La Chasse aura droit à son adaptation sur grand écran : nul doute que cela est très prometteur. Encore faut-il un bon réal. Les moyens. Une bonne équipe. Pas de censure. Et un bon casting. Avec, au hasard, Anya Taylor-Joy dans le rôle de Maggie.