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La Part des ténèbres par David Branger

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La Part des Ténèbres est en quelque sorte le roman qui mettra fin à l’existence de Richard Bachman, le pseudo de Stephen King.

Il analyse ici la frontière très mince qui existe entre l’écrivain et ce qu’il écrit. Ce n’est pas parce qu’on écrit sur le sexe ou la violence que l’on adhère à tout cela. Les deux personnalités s’affrontent alors dans un choc frontal des plus violents.

King fait preuve ici d’un sens du rythme et du suspense qui nous ramène à ses premières heures. C’est atroce et violent tout comme peut l’être la crise identitaire d’un homme. Il cherche son chemin, il SE cherche et pour cela, il doit combattre le démon en lui, quitte à le matérialiser.

Bien évidemment, cette métaphore apparait dans cette histoire de jumeau dévoré avant la naissance et dont la conscience est encore présente ; conscience qui désire s’affirmer dans un corps qui n’est pas le sien, cohabitant avec un esprit différent. Le double de Thad n’est pas foncièrement mauvais. Il le devient pour pouvoir obtenir sa liberté, ce qu’il pense lui revenir de droit.

Comme toujours chez King, tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Les frontières sont floues et il ne faut jamais grand-chose pour basculer dans la folie la plus totale.

Autre particularité, on retrouve Alan Pangborn, personnage principal de Bazaar et Thad Beaumont trouvera son chapitre final bien plus tard dans Sac d’Os.

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