Genre : RomanDate de publication (pays d'origine) : Langue d'origine : FrançaisParution France : janvier 2004

Éditeur :

Seuil
ISBN : 9782020628556

Aussi connu sous le nom de : La mondialisation en roman

Résumé · Il s'agit d'un roman « engagé », mais non « manichéen », sur la mondialisation. De même qu'il avait décrit le dialogue interreligieux dans Le Roi, le Sage et le Bouffon, S. Keshavjee s'attaque à un thème de société particulièrement actuel et important par ses enjeux et ses conséquences. L'action se situe à Bombay, en Inde (dont Shafique K. est lointainement originaire). Elle met en rapport (d'opposition, de confrontation, de complicité parfois... et aussi de séduction amoureuse) des cadres de multinationales de l'alimentation, des militants de l'antimondialisation, des personnages louches voire des truands vivant de la prostitution et de la violence organisée dans les bas fonds de Bombay, des mendiants... Le roman a un volet quelque peu « didactique » sur la mondialisation, à travers un congrès politico-économique et une rencontre militante où l'auteur expose ses idées. Mais d'autre part, il se noue autour d'une intrigue amoureuse entre un cadre de multinationale qui se « conscientise » progressivement (c'est la « princesse ») et un militant qu'on pourrait définir comme un « altermondialiste » particulièrement charismatique (Joseph Jesudasan, le prophète, qui n'a pas grand chose de commun avec notre José Bové !). Je me contenterai de dire que l'histoire finit tragiquement, mais que l'issue du roman reste ouverte... Le lecteur pourra trouver excessif le côté didactique (encore accentué à la fin par les annexes que l'auteur tient absolument à ajouter) : c'est juste, mais Shafique K. est un pasteur, et un pasteur, ça prêche. Néanmoins, ce défaut est pour partie rattrapé par le récit, très bon, très vivant, avec toutes les qualités qui étaient déjà présentes dans Le Roi, le Sage et le Bouffon.