Une bonne découverte que ce roman finlandais.


Celui-ci se déroule en Finlande, au début des années 1990. Suite au décès de son grand-père, un ancien militant de gauche et brûleur d'église notoire, Eemeli Toropainen est chargé par ce dernier (sur son lit de mort) de créer une fondation qui aura pour objectif la construction d'une église en bois, sur les terres du défunt.


Ce qui pourrait paraître simple au premier abord va en réalité s'avérer plus compliqué que prévu. d'abord parce que l'église de Finlande ne veut pas de cette construction (vu qu'il faudrait créer une nouvelle paroisse), et les autorités locales non plus.


Le chantier va donc se lancer dans la plus parfaite illégalité, et dans un joyeux esprit frondeur qui ne se démentira pas de tout le roman. Les péripéties, administratives, ecclésiastiques ou autres vont s'enchaîner, et on va dés lors suivre la construction de l'église, mais aussi le développement du village qui commence à émerger autour.


Tout cela pourrait en rester au stade de la blague si Arto Paasilinna ne décidait en outre de faire de son roman un récit post-apocalyptique. Car l'histoire du monde va commencer petit à petit à dévier par rapport à celle que nous connaissons.


Au début des années 90, la chute de l'URSS va se faire dans un chaos généralisé et petit à petit, le monde va l'accompagner dans sa chute. Là où ça devient fascinant, c'est que paradoxalement, alors que le monde sombre dans la guerre et les crises économiques, les choses vont pour le mieux pour nos joyeux finlandais et leur communauté autogérée.


Le village construit par Eemeli s'agrandit, les terres de la fondation se développent et la population croit, bien aidée par les réfugiés venant en grossir les rangs. Là où les Etats ont échoué à aider leurs populations, Eemeli et son village autosuffisant survivent !


La grande force de ce roman, c'est de réussir à relater tout cela en restant presque exclusivement centré sur le coin de Finlande où se déroule l'action d'une part, et en le faisant par le biais d'un humour et d'une ironie à froid, que j'ai trouvé jubilatoire, d'autre part.


Du coup, je ne peux que vous recommander la découverte de cette apocalypse car, même si elle paraît fort peu crédible, elle a a moins le mérite d'être, comme le titre ne le cache même pas, joyeuse !

Math_le_maudit
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le 7 juin 2017

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Math_le_maudit

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