Mouais, ce roman ne m'a pas convaincu.
Il m'a beaucoup rappelé le roman Une immense sensation de calme de Laurine Roux, que j'avais lu l'an dernier. Je peux en effet lui reprocher les mêmes choses, sauf que le roman de Laurine Roux était mieux écrit sur le plan littéraire pur.
Le Cimetière se déroule dans un proche futur où 55% de la surface de la Terre est devenue inhabitable pour les Humains. Une forme de gouvernement autoritaire mondial (des Nazis, soyons clairs. Quand la zone habitable s'appelle le Lebensraum, tout est dit) gère les populations survivantes et a imposé une drôle de règle : on n'enterre plus les morts, pour garder le maximum de terres habitables possibles pour les vivants.
Les corps sont donc incinérés, ce qui paraît bizarre vu que les corps pourraient servir d'engrais, mais bon. Chaque famille peut ensuite créer une espace mémoriel virtuel, en lieu et place d'une pierre tombale physique.
Le roman relate l'histoire d'Isobel, une jeune femme qui veut braver la loi pour enterrer sa mère. Elle se rend donc dans un cimetière musée afin de convaincre le gardien de la laisser faire.
Et donc, assez rapidement, on se perd dans une sorte de romance gnan gnan entre Isobel et le jeune gardien, dont elle tombe amoureuse quasi instantanément. Les émois de la donzelle sont au mieux mal rendus, au pire, vus à travers les yeux d'un homme fantasmant ce que peux penser une jeune femme. Cela m'a moyennement convaincu, mais peut-être me trompe-je ? Peut-être est-ce très pertinent ?
Le vernis science-fictif, très inspiré du 1984 d'Orwell, est finalement très accessoire, malgré une fin qui tente de rattraper le coup, mais sans être, elle non plus, très convaincante. Le roman n'apporte en plus rien à l'œuvre sus-mentionnée, ce qui rend ce livre très dispensable.