Un virus ultra dangereux fait son apparition. Il transforme les infectés en fous furieux enragés adeptes de viande fraîche et, accrochez-vous bien, ranime les morts.
L'auteur nous plonge directement dans l'histoire sans trop de fioritures et on comprend vite la construction du récit: deux histoires se déroulent en parallèles et sont liées par leurs protagonistes. Premier point noir: si la première séquence parle d'une opération militaire contre les vilains zombie, la seconde est un peu plus absurde et nous raconte l'enlèvement et la torture par des agents de la CIA d'un officier ayant décidé de dévoiler le véritable visage du virus... en pleine invasion zombie. On a du mal à s'intéresser à ce versant du bouquin tant ça parait peu crédible et bâclé.
Le style est plutôt fluide, ce qui rend les séquences d'action sympathiques et hollywoodiennes. On décèle de ci de là des allusions et des réflexions un peu douteuses et maladroites, de quoi faire hausser les sourcils... puis on se prend facilement au jeu du gros nanar américain. Car c'est au final ce que nous propose ce livre: le penchant littéraire des séries B amerloques, avec tout ce que ça comporte de clichés et de drapeaux qui flottent, de scènes prévisibles et de personnages vu et revus, mais avec des zombies. On aime ou on aime pas, mais pour les amateurs, et à condition d'avoir un sachet de pop-corn à proximité, ça passe tout seul. Certains passages sortent néanmoins du lot et arrivent à installer une ambiance particulière, notamment le chapitre où un soldat est envoyé seul dans la nuit au beau milieu d'une ville dévastée par le virus pour trouver des vivres.
Ni bon ni mauvais donc, un livre qui ne révolutionne rien mais qui offre juste un moment agréable et c'est déjà pas si mal. A recommander pour ceux qui aiment les zombies et qui n'ont rien à se mettre sous les dents.
A noter: l'édition chez Eclipse est magnifique (et propose en plus un marque-page du plus belle effet).