Fiche technique

Auteur :

Svetislav Basara
Genre : RomanDate de publication (pays d'origine) :

Traducteurs :

Gojko Lukic, Gabriel Iacilli
Parution France : janvier 2007

Éditeur :

Allusifs Eds Les
ISBN : 9782922868524, 9782922868524, 9782922866520

Résumé · Un écrivain venu d'un "pays merdique" à qui il arrive de se prendre pour une mouche, un évêque hollandais égaré dans un rêve, un officier russe devenu lama, un journaliste américain, correspondant d'un journal éteint depuis belle lurette, un mort-vivant français au passé lubrique et un psychanalyste italien tiennent leurs colloques au bar de l'hôtel Gengis Khan à Oulan-Bator, en Mongolie, où la vodka coule à flots. Svetislav Basara, l'écrivain le plus incontrôlable de la littérature serbe d'aujourd'hui, nous livre ici un conte philosophique hilarant où la seule certitude est qu'il n'y en a aucune.Extrait du livre :Deux jours plus tard, pendant que tombait à verse l'une des pluies assommantes de la grande rétrospective pluviale de cet été-là, le facteur, tout trempé, m'a apporté une lettre et, après avoir vidé d'un trait le verre d'eau-de-vie que je lui ai offert, est allé au vestiaire pour se changer, car il n'était qu'un figurant. Même l'eau-de-vie n'était que de l'eau ordinaire. J'ai reconnu tout de suite l'écriture régulière de mon ami. Tout mort qu'il était, ses lettres continuaient de parvenir à leurs destinataires. Quelle efficacité stérile ! Je n'étais pas pressé d'ouvrir l'enveloppe; qu'est-ce qu'un mort pouvait bien avoir à me dire ? J'essayais de deviner le nom de la pluie. Sans succès. Il en est des pluies comme des femmes : impossible d'apprendre le nom des plus belles, des plus bouleversantes, aperçues un instant en passant.Mais on ne peut atermoyer indéfiniment, et j'ai déchiré l'enveloppe.Je ne commencerai pas par le conventionnel Cher etc. La seule idée d'écrire une lettre avant de me suicider me dégoûte au plus haut point, mais ceci n'est pas une lettre d'adieu; on pourrait plutôt dire que c'est une lettre d'affaires. Et puis, je compte sur l'indolence habituelle de la poste. Je suis sûr que b