Le voyeur, Brian Freeman, Presses de la cité (traduit par Patrick Dusoulier)
Été 1977, Cindy et son petit ami, Jonathan se promènent autour du lac de Duluth. Au même moment, Laura, la grande sœur de Cindy, 1_ ans, se fait sauvagement assassiner sur l’autre rive du lac. Un vagabond est accusé du meurtre avant de parvenir à s’enfuir.
Trente ans plus, Jonathan, devenu lieutenant de la police de Duluth, reprend l’enquête lorsque Tish une ancienne amie de Laura revient avec de nouveaux éléments.
Retour du duo Jonny Stride et sa compagne Serena Dial. Cette fois-ci, cette enquête permet de découvrir la jeunesse et les raisons du mal-être de Jonny.
Comme dans les autres tomes, Brian Freeman dose habilement intrigues -diverses, qui se rejoignent plus ou moins en cours d’ouvrage-, histoires de familles et vie de la ville. Il insère également des descriptions des lieux, des paysages, des conditions météorologiques pas clémentes -c’est un euphémisme. Les personnages secondaires ont également droit à une vraie vie, à de réelles personnalités : l’auteur raconte la communauté de Duluth, ses travers, les turpitudes des uns et des autres bien cachées jusqu’à ce que les besoins des enquêtes ne les mettent en lumière.
C’est une série bien ficelée, très étasunienne certes, mais très agréable à suivre, sans temps mort malgré des volumes qui dépassent les 500 pages.
Du classique avec un héros et une héroïne aux multiples fêlures et blessures qui, chaque fois qu’ils se lancent dans une nouvelle enquête, ressortent et s’exacerbent, pour se soigner ou apprendre à vivre avec. Du classique disais-je,oui, mais le classique, quand c’est bien fait, c’est vraiment bien.