De mémoire, je crois avoir eu ce livre via une offre du genre « pour 2 livres achetés, un troisième offert dans une sélection ». Et le thème de Venise m’a fortement attiré, donc, c’est plus par hasard qu’autre chose que j’ai entamé ce livre.
L’histoire nous emmène dans la Vénétie du XVIIIe siècle à la rencontre de Léonora, alias Pucci, une jeune orpheline élevée par dans un couvent d’ursulines. Elle jouit là-bas d’une petite réputation de sagacité et de débrouillardise, mais voilà qu’un jour, on vient la retirer de son foyer à la demande de sa mère pour qu’elle puisse rejoindre celle-ci à Venise. D’abord enchantée à l’idée d’un avenir radieux, elle va quelque peu déchanter. Bien qu’elle intègre la famille dalla Francesca, elle constate bien vite que ses parents ne l’ont retiré du couvent qu’en vue d’un mariage servant les intérêts de la famille dans la course à la fonction suprême, le poste de Doge. Mais la vie n’étant pas un long fleuve tranquille, surtout pas à Venise, Cesare della Fransesca va se retrouver emprisonné aux Plombs pour un sombre motif de fraude, sonnant là le glas du mariage. Cependant, Léonora, intriguée, va tout faire pour sauver son père plus ou moins adoptif. Pour ce faire, elle va devoir se plonger dans les secrets et les rouages de la Sérénissime République.
Tout d’abord, il convient de dire que le livre se lit avec une grande facilité, et qu’on se laisse aller avec plaisir sur les traces de Pucci, retrouvant avec bonheur l’évocation de la cité et de son ambiance. L’intrigue, quant à elle, est un peu moins à l’honneur car un poil alambiquée, comme peut l’être la politique vénitienne. On attend quelques rebondissements, mais au final, la résolution de l’enquête n’est pas inoubliable. C’est plutôt les « à côtés » qui séduisent : la recherche des origines de Léonora, la vengeance de Cesare della Francesca… On remarquera cependant que – à l’inverse d’un certain nombre de romans policiers – je n’ai éprouvé aucun agacement, frustration ou lassitude devant les exploits des héros. C’est là sans doute le trait principal de ce roman : un cohérence historique et narrative certaine.
A noter que ce roman ouvre la voie d’une série « Les mystères de Venise », en cinq tomes, partiellement publiée sous le pseudo de Loredan.
En résumé, un bon livre qui se laisse lire avec plaisir. Sans doute pas inoubliable mais à coup sûr divertissant.