Malheureusement très inégal, ce recueil est loin de présenter les "amis" ou les "fils" de fondation, mais ceux d'Isaac Asimov. Seules trois nouvelles s'intègrent à l'histoire de Fondation, et heureusement y trouvent très bien leur place : "La chute de Trantor", "La conscience de Fondation", et "L'originiste". Dans les autres, le style est inégal, les thèmes sont assez aléatoires, mais semblent bien couvrir l'ensemble de l’œuvre du bon Docteur, de ses écrits de vulgarisation scientifiques, à son club des veufs noirs, en passant par ses dilemmes robotiques. Certaines nouvelles sont très dures à lires, particulièrement mauvaises, ou sans intérêt. Certains auteurs jouent beaucoup de leur style, oubliant complètement la sobriété du bon docteur, et surtout son sens aigu de l'intrigue, d'autres arrivent a sublimer et rendre un bel hommage à Asimov sans faire du pastiche (Silverberg, Wellen, ...). Enfin la nouvelle "L'Originiste" (cent pages) d'Orson Scott Card (Ender's Game) est vraiment parfaite, j'aurais voulu que tout le recueil soit du même niveau. S'intégrant très bien dans le cycle, faisant preuve d'une connaissance pointue de l'univers ou elle prend place, et présentant de nombreuses qualités narratives, seul cette nouvelle est vraiment digne d'Asimov, et je l'ai lue avec autant de plaisir que le premier tome de "Fondation".