Ce premier volume commence avec le massacre du clan Hori par le seigneur d'Aizu et de ses Sept Lances. Techniques ninja, arsenal tout y est développé. Certaines descriptions peuvent faire froid dans le dos, surtout quand le carnage se mêle à la perversion.
Mais, au beau milieu du carnage et en plein suspense, l'auteur surprend son lecteur avec quelques pointes d'humour, notamment en se moquant de l'omniscience du narrateur dans les romans. Cela fait un peu penser aux personnages de mangas qui, tout à coup, "décollent" la case dans laquelle ils sont pour regarder derrière (Sarutobi d'Osamu Tezuka) ou qui font des commentaires au sujet des possibles préférences du lecteur (Gokinjo Monogatari d'Ai Yazawa).
L'intrigue est prenante et les situations inattendues permettent au lecteur d'observer les différences entre l'art du guerrier et l'art de la guerre qui s'affrontent.
Seul petit défaut, il est parfois nécessaire de remonter quelques lignes au-dessus pour vraiment saisir l'enchaînement des mouvements des combattants (dans mon cas, 2 fois seulement).
En définitive, c'est une très bonne surprise : j'ai hâte de finir le deuxième volume !