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Mères perdues
Tout doit se jouer dans cet ultime épisode. Les personnages, qui ont maintenant bien évolué, doivent effectuer des choix de vie définitifs. Il se révèle que le choix majeur se situe entre la fuite...
le 29 sept. 2012
Quand on sait que les journalistes d'aujourd'hui n'hésitent pas à s'exposer aux périls mortels des champs de bataille, pour en rapporter la sacro-sainte Information (cette Divinité au nom de laquelle toutes les perversions sont permises, y compris couvrir l'identité des pires criminels que l'on a interviewés en pleine action), on pourra trouver dérisoire l'audace de ce sous-Rouletabille, qui réussit à se faire inscrire sous une fausse identité dans un club spécial de candidats au suicide.
Il n'empêche que le langage bien tenu et assez mondain qu'André Mouëzy-Eon prête à ses personnages rend bien l'atmosphère d'un de ces clubs masculins très Britishs (les personnages sont Anglais) que l'on trouve souvent dans la littérature du XXe siècle, depuis Agatha Christie jusqu'à "Blake et Mortimer". : fumoir, garnitures de cuir ciré, obsession du jeu (de dés ou de cartes), beaucoup d'alcool, et un ennui permanent qui s'étire dans l'attente.
L'attente de quoi ? Que ce soit votre tour d'être tiré au sort pour mourir. Car tous ces gens-là, formant une sorte de société secrète clandestine (il vaut mieux qu'elle le soit, compte tenu de l'immoralité de ses objectifs), se sont inscrits au Hampton-Club pour mourir lorsque le temps sera venu. On y meurt vite et sans souffrance, mais seulement quand le sort vous a désigné, le lecteur verra comment.
Le journaliste débile qui s'est fait piéger en voulant jouer au plus malin va devoir respecter tous les rites du club, pas moyen d'y couper. On appréciera la dimension psychologique dans ce qu'il advient du journaliste, de même que dans la diversité de ceux qui viennent au club, mais qui supportent ce suspense avec plus ou moins de nervosité - et de résistance !
Pièce bien écrite dans l'ensemble, avec une certaine élégance, sur un thème pas vraiment original, mais traité dans le ton juste.
Créée
le 6 mai 2016
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