Ne vous y trompez pas, ce livre n'est pas une oeuvre sur Staline, la guerre, les purges ou la misère soviétique. Tout cela sert de contexte à un propos ancré autour des questions de mémoire, d'archive, du temps qui passe et de la possibilité - ou non - d'influer à son échelle sur le sens de l'histoire.


En ce sens, le héros, Pasha, est à la fois excessivement passif - il atttend sa mort, et celle de sa mère avant lui - et actif - puisqu'il prend des risques énormes pour sauver de l'oubli ce qu'il estime être une oeuvre littéraire majeure écrite par un dissident.


L'écriture et le rythme sont très plaisants et on dévore aisément page après page les multiples tranches de la vie quotidienne dans le Moscou de 1940.


Malheureusement, mon sentiment à la fin du livre a été celui d'un goût de trop peu : la fin en eau de boudin, l'inaboutissement des relations entre les personnages (Natalya, le supérieur de Pasha, sa mère Anna... toutes ces ralations servent les thèmes mais n'ont aucune consistance) et la superficialité avec laquelle des thèmes comme la mort ou l'oubli sont abordés rendent le résultat mi-figue, mi-raisin.


Loubianka aurait gagné soit, à faire 200 pages de plus, soit à restreindre ses ambitions thématiques et narratives pour être un vrai bon bouquin. Dommage

Jeankevin85
5
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le 31 mai 2026

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Vite lu, vite oublié

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